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Rambalh, c'est un pot pourri de mes lectures, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog. Il est surtout né de mon besoin de garder une trace de mes lectures. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

samedi 14 janvier 2023

Grisha, Tome 3 : L'oiseau de feu de Leigh Bardugo

Avec cette chronique tu dernier tome de Grisha, je finis enfin la rédaction de mes avis lecture de... 2021. J'ai pris un retard monstre mais je le vis bien. Pour écrire mes chroniques, je dois me repongler dans ces lectures et c'est agréable de retrouver mes sensations d'il y a un an. J'espère quand même réussir à rattraper une bonne partie de mon retard cette année !



Quatrième de Couverture
« Et je devins une lame. »

MANIPULATION. PARJURE. TRAQUE.
Un royaume au bord du chaos.
Un tyran sur un trône d'ombre.
Une sainte sans pouvoirs.
Sans alliés. Sans armée.
Le combat final de la lumière contre les ténèbres.
AMOUR. LOYAUTÉ. DÉLIVRANCE.

Le salut de Ravka mérite-t-il tous les sacrifices ?
Seule l'Invocatrice de lumière en décidera.

Mon avis
L’attaque du Darkling à Os Alta laisse Alina affaiblie, cachée sous terre par l’Aparat contre son gré.Si loin du Soleil, elle n’a plus accès à sa lumière tout comme à sa liberté. Aidée par les survivants de la Seconde Armée et de ses amis, Alina va pouvoir poursuivre sa quête pour réunir les trois amplificateurs. Cette course contre le temps touche à sa fin, Lumière et Ténèbres vont s’affronter une toute dernière fois.

Avec ce tome, la trilogie Grisha touche à sa vin, le point final arrive et on le sent. On le sent à travers ses personnages, les dernières étapes de la quête et, surtout, ses révélations, celles qui permettent d’obtenir la vision d’ensemble qui est caractéristique de la fin d’une saga.

Alina passe par les ténèbres lorsqu’elle est sous terre, par l’espoir absolu en retrouvant la surface et son pouvoir. Puis vient la détermination. Sur la fin du second tome, Alina était prête au sacrifice final, prête à devenir cette martyre que beaucoup voient en elle pour être une sainte, Sankta Alina. Dans ce dernier tome, nous sommes au-delà du sacrifice au sens littéral, c’est le sacrifice total de sa vie d’avant qu’Alina est prête à faire pour de bon, de celle qu’elle était. Elle ne se projette plus vraiment au-delà de la victoire qu’elle veut avoir sur le Darkling. Elle reste uniquement fixée sur la fin des ténèbres et la libération de Ravka ainsi que sur le dernier amplificateur de Morozova. Elle sent que ce troisième amplificateur lui permettra de tuer le Darkling tout en causant sa fin à elle. Ils sont comme les deux faces d’une même pièce, liés, semblables et différents à la fois : complémentaires. C’est en se focalisant sur ce lien qu’elle semble ainsi se détacher de tous ceux qui l’accompagnent ; c’est peu explicité mais c’est ce qu’on ressent à la lecture.

En rédigeant cet avis final, je me rends compte que j’ai tout traité à travers le personnage d’Alina. Et c’est aussi quelque chose qui résume bien ma lecture : Alina ne m’a pas plus fascinée que d’autres personnages, dans ce livre où ils sont nombreux à être chouettes, ou encore dans d’autres œuvres, mais Leigh Bardugo a instillé en elle toutes les étapes du cycle de la vie ainsi que toutes les facettes de son univers. Et surtout, Alina est terriblement humaine : elle comprend qu’elle peut aussi sombrer comme le Darkling, elle est pleinement consciente que personne ne peut résister à l’attrait d’un pouvoir aussi puissant que le leur : après des siècles, elle aussi serait sûrement devenue un monstre. Et c’est ce doute final qui reste et qui fait qu’on s’interroge à la fin de cette saga : est-ce que tout le monde serait voué à une telle histoire sombre avec un pouvoir aussi grand ? Alina ne le saura jamais et c’est aussi ça la beauté d’un livre : les questions qui restent sans réponses, le champ des possibles…

Grisha est une trilogie bien écrite, à l’univers prenant et qui offre un très bon moment lecture. Leigh Bardugo a vraiment un talent certain pour faire de ses personnages l’histoire même de ses livres, pour en faire le miroir du monde dans lequel ils vivent. Et, en me replongeant dans cette trilogie lue en 2021 pour enfin rédiger mon avis, je me suis rappelée que je n’avais jamais lu la troisième saga du Grishaverse : King of Scars : je suis en train de rattraper mon affront !

« […]Le peuple t’aimera pendant un moment. Mais que penseront-ils quand leur bon roi vieillira et mourra, tandis que sa sorcière de femme restera jeune ? Quand tous ceux qui se souviendront de tes sacrifices ne seront plus que poussière ? Combien de temps penses-tu qu’il faudra à leurs enfants ou leurs petits-enfants pour se retourner contre toi ?

Ses mots me glacèrent. Je ne parvenais toujours pas à me faire à l’idée de cette vie infinie qui m’attendait, ce gouffre d’éternité.

– Tu n’y as jamais pensé, n’est-ce pas ? demanda le Darkling. Tu vis dans l’instant, moi dans un millier d’instants.
»

Avis Grisha, Tome 1 : Les orphelins du royaume de Leigh Bardugo
Avis Grisha, Tome 2 : Le dragon de glace de Leigh Bardugo
Avis Six of Crows, Tome 1 de Leigh Bardugo
Avis Six of Crows, Tome 2 : La Cité corrompue de Leigh Bardugo
Les avis des Accros & Mordus de Lecture

mercredi 11 janvier 2023

Grisha, Tome 2 : Le dragon de glace de Leigh Bardugo

On poursuit l'exploration du Grishaverse avec le tome 2 de Grisha. Rédiger cette chronique a attisé ma hâte de voir la saison 2 de Shadow and Bone !



Quatrième de Couverture
« Je suis l’Invocatrice de lumière. Et je suis votre dernière chance. »

DÉVOTION. REMORDS. MARTYR.
Un pays déchiré par la guerre civile.
Une jeune femme idolâtrée, rongée par ses propres pouvoirs.
Un corsaire flamboyant et mystérieux.
Un soldat renégat, en proie aux doutes.
Une menace grandissante. Un danger imminent.
RÉSISTANCE. POUVOIR. SACRIFICE.

Pour s’opposer au Darkling, Alina devra explorer ses propres ténèbres. Au risque d’y perdre sa lumière.

Mon avis
Alina et Mal ont pu échapper au Darkling grâce à l’amplificateur mais ils ont rapidement été retrouvés et se réveillent sur un navire, au milieu de la mer. Entre le Darkling et le Capitaine du bateau, ils sont coincés, en route vers le deuxième amplificateur de Morozova. Mais un corsaire a plus d’un tour dans son sac et c’est en dirigeante de la Seconde Armée qu’Alina revient à Os Alta, prête à tout pour vaincre le Darkling.

Le tome 2 de Grisha nous propulse dans une course-poursuite où, quoi qu’elle fasse, Alina se retrouve face au Darkling. Mais à chaque rencontre, elle est plus forte, comme son histoire ainsi que l’univers de Leigh Bardugo. Le caractère d’Alina s’affirme tout autant que la plume de l’autrice dans ce deuxième tome qui devient rapidement addictif. De nouveaux personnages entrent en scène, à l’identité aussi forte que celle des personnages du premier tome, qui ont pris en profondeur : Alina voit bien mieux à travers les gens et nous entraîne avec elle dans cette clarté. La narration interne prend de plus en plus de sens au fil de cette aventure.
Le tome 1 était celui de la découverte, de la plongée dans ce monde. Le tome 2 est celui de l’ancrage où Alina prend sa place, accepte son destin et l’embrasse pour s’y noyer sans résistance. Si le pouvoir qui l’habite se doit d’être exceptionnel alors elle le sera elle aussi. La lumière l’embrase, la consume et l’exalte : elle sera reine s’il le faut. En prenant la tête de la Seconde Armée, elle ne fuit plus et se prépare à l’affrontement. Si le tome 1 est une sorte de phase adolescente, le tome 2 est clairement l’affirmation de l’âge adulte.

Et Alina n’est pas seule dans son combat : Mal se révèle, Nikolaï fait une entrée fracassante, Zoya montre qu’elle n’est pas seulement cruelle et le Darkling laisse entrevoir qu’il pourrait se laisser ébrécher. L’univers, l’histoire et les personnages sont une trinité efficace, le tout délicieusement accompagné de dialogues percutants.

En relisant rapidement ce tome pour rédiger mon avis (un an après ma lecture), je me dis que, finalement, j’ai vraiment beaucoup aimé ma lecture.

« – Je me fiche de ce que vous pensez de moi, que vous me preniez pour une sainte, une imbécile ou la catin du Darkling. Si vous voulez rester au Little Palace, vous devrez me suivre. Et si ça ne vous plaît pas, quittez les lieux avant la nuit ou je vous ferai enchaîner. Je suis une guerrière. Je suis l’Invocatrice de lumière. Et je suis votre dernière chance.

Je traversai la salle et ouvris les portes des quartiers du Darkling, remerciant les Saints qu’elles ne soient pas verrouillées.
»

Chapitre 13

Avis Grisha, Tome 1 : Les orphelins du royaume de Leigh Bardugo
Avis Six of Crows, Tome 1 de Leigh Bardugo
Avis Six of Crows, Tome 2 : La Cité corrompue de Leigh Bardugo
Les avis des Accros & Mordus de Lecture

mercredi 4 janvier 2023

Grisha, Tome 1 : Les orphelins du royaume de Leigh Bardugo

Après avoir lu Six of Crows, j'ai directement enchaîné avec ce tout premier tome du Grishaverse que j'ai beaucoup aimé (même s'il n'arrive pas à la cheville de Six of Crows). Il aurait pu être un coup de coeur si j'avais découvert l'univers avec lui.



Quatrième de Couverture
Orpheline, Alina ne peut compter que sur elle-même. Quand l'armée la recrute pour une expédition dans la Nappe d'ombre, un brouillard maléfique qui déchire le royaume, la jeune fille s'attend à y laisser sa peau... Les rares survivants des précédents raids racontent que des monstres s'y repaissent de chair humaine ! Seul Grisha, puissants magiciens, sont à même de lutter contre cette malédiction. Et si cette épreuve révélait aux yeux de tous la véritable nature d'Alina ?

Mon avis
Grisha nous entraîne au cœur de Ravka, royaume en guerre mais aussi affaibli par immense Nappe Sombre qui coupe le pays en deux, rendant l’accès long et tortueux vers les voies navigables. Le royaume est dirigé par la famille Lantsov, à la tête de l’armée divisée en plusieurs groupes : les Grishas, personnes dotées de capacités extraordinaires et les simples soldats, très bonne chair à canon. Dans ce pays aux inspirations russes, les Grishas sont autant respectés que craints, admirés que jalousés. Ils sont puissants mais aussi tenus en laisse par la famille royale qui la protègent des pays voisins qui leurs réservent un sort moins enviable : vendus, disséqués ou brûlés. Ravka est leur refuge et ils servent le pays, menés par le Darkling, invocateur d’ombre.

L’univers est riche sans être trop complexe et nous entraîne au cœur d’une course au pouvoir, fidèle au genre de la fantasy. Ce tome introductif nous permet de découvrir progressivement les ficelles et les rouages de Ravka, aux côtés d’Alina qui se retrouve propulsée au rang de Grisha hors norme, unique en son genre, incarnant l’espoir de tout un peuple. Elle est l’invocatrice de Lumière, celle par qui l’ère de la Nappe Sombre doit prendre fin. Grisha offre donc un monde meurtri où l’espoir fait son entrée à travers un personnage dont le destin le dépasse.

S’il n’y a rien de révolutionnaire dans ce premier tome, les ingrédients de la fantasy qui y sont réunis fonctionnent, portés par des personnages humains qui se dévoilent au fil des pages, qui gagnent en force, en profondeur et en substance. C’est principalement le cas de l’héroïne dans ce tome qui, d’abord dépassée par les événements, embrasse peu à peu son destin et affirme son caractère. Elle reste aussi une jeune femme naïve, prête à croire les gens autour d’elle, malgré le malaise que lui provoque ce nouveau monde forgé dans le luxe et l’hypocrisie. Alina grandit peu à peu et passe progressivement de la fraîcheur de la fin de l’adolescence à la violence de l’entrée dans le monde des adultes. Sa candeur initiale contrebalance la froide maturité du Darkling, puis c’est sa fougue qui vient s’opposer à la rigidité de son leader : ombre et lumière s’opposent autant qu’ils se complètent. Seulement l’un finira par écraser l’autre.
On rencontre toute une palette de personnages, effleurés ou percutés de plein fouet pour notre plus grand plaisir.

Ce premier tome est une ouverture très agréable sur l’univers de Grisha, une lecture rythmée, addictive, qui n’a pas été un coup de cœur uniquement parce que j’ai eu la mauvaise idée de lire six of Crows en premier (la seconde saga du Grishaverse).
Une bonne saga de fantasy young adult.

« Admets-le, ricana-t-il. Tu es à lui.
- Toi aussi, tu es à lui, lâchai-je. Nous sommes tous à lui.
Son sourire s’évanouit.
- Sûrement pas, rétorqua-t-il d’un ton féroce. Pas moi. Jamais.
- Vraiment ? N’es-tu pas attendu quelque part ? N’obéis-tu pas à des ordres ?
Mal se redressa, le visage froid.
- Oui. En effet.
Il tourna les talons et s’en fut.
»
Chapitre 14

Avis Six of Crows, Tome 1 de Leigh Bardugo
Avis Six of Crows, Tome 2 : La Cité corrompue de Leigh Bardugo
Les avis des Accros & Mordus de Lecture

mercredi 14 décembre 2022

Six of Crows, Tome 2 : La Cité corrompue de Leigh Bardugo

Relire certains passages pour rédiger cette chronique m'a ravie, plus d'un an après ma lecture. La preuve que cette saga est un coup de ♥



Quatrième de Couverture
Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

Mon avis
Kaz Brekker et ses acolytes ont réussi leur mission impossible : ils ont extrait Kuwei de l’imprenable Palais des Glaces. Seulement, leur commanditaire les a roulés et ne compte pas payer leur prime. Pire, il détient le Spectre. Déclencher la fureur de Brekker alors qu’une guerre se prépare dans les différents camps pour la tête de Kuwei n’est pas la meilleure façon de tirer son épingle du jeu. La Roi des voleurs n’a pas dit son dernier mot et les têtes n’ont pas fini de tomber.

La Cité corrompue, deuxième tome de la duologie Six of Crows, nous plonge plus profondément dans les rouages sombres et tordus de Ketterdam où tout s’achète, se vend, se marchande. Inej a été capturée par Van Eck qui a compris qu’elle pouvait être la faiblesse de Kaz Brekker. Mais celui-ci n’est pas seul, la totalité de l’équipe est prête à tout pour retrouver le Spectre, par tous les moyens possibles. Cette épreuve n’est que la première d’une longue série où Leigh Bardugo exploite une à une les failles de ses personnages. J’ai cru que l’autrice était déjà allée au cœur de l’essence de ses personnages dans le premier tome et je me suis trompée : dans ce tome, elle décortique leurs pensées, leurs émotions, elle épluche leur âme et les met sans cesse dos au mur. Elle tire d’eux le meilleur comme le pire et les rend plus humains que la plupart des personnages de fiction que j’ai croisées au fil de mes lectures. Certes, ils triomphent, mais pas sans y laisser des plumes. Ils paient chaque fois le prix de leurs victoires, avec une inflation constante, comme un miroir de cette ville où le commerce surpasse le reste. Certaines additions sont tout de même plus lourdes que d’autres, mais tout ne peut pas se finir dans l’allégresse au sein d’un tel monde.

Six of Crows a été un véritable coup de cœur jusqu’au bout, une réelle bouffée d’air euphorisante après une panne lecture qui m’a permis de retrouver le feu sacré. Cette saga fait clairement partie de celles que je relirai un jour, avec grand plaisir. Je ne regrette pas d’avoir découvert le Grishaverse avec cette duologie même si la lecture de la trilogie grisha ensuite m’a semblé un peu fade : Six of Crows m’a permis d’adhérer illico à l’univers. Je regrette juste de ne pas pouvoir redécouvrir un jour complètement l’histoire : il y a des livres comme ça que l’on voudrait toujours revivre comme la première fois.

« Elle prit une respiration vacillante. Les mots déferlèrent tels des coups de feu, rapides et brusques, comme si elle ne supportait pas d’avoir à les prononcer.
– Je n’étais pas sûre que tu viendrais.
Kaz ne pouvait pas le reprocher à Van Eck. C’est lui qui avait fait naître le doute chez la jeune fille avec toutes ses paroles glaciales et ses petites cruautés.
– Nous sommes tes coéquipiers, Inej. On ne laisse pas les nôtres à la merci d’un rebut de mercurien.
Ce n’était pas la réponse qu’il aurait voulu lui donner. Et sûrement pas celle qu’elle aurait voulu entendre.
Quand elle fit volte-face, ses yeux rayonnaient de colère.
– Il allait me briser les jambes, répéta-t-elle, son menton levé, sa voix tremblant. Serais-tu venu s’il l’avait fait, Kaz ? Si je n’avais plus été en mesure d’escalader les murs ou de monter au sommet d’une corde ? Si je n’étais plus le Spectre ?
Dirtyhands, non. Le garçon qui pouvait les sortir de là, récupérer leur argent, les maintenir en vie, l’aurait juste achevée pour abréger ses souffrances et aurait continué sa route sans se soucier de ce qu’il avait perdu.
– Je serais venu te libérer, assura-t-il, et il le répéta en voyant le regard dubitatif de la jeune fille. Je serais venu et si je n’avais pas pu marcher, j’aurais rampé pour toi. Et même si tu avais été totalement brisée, on aurait continué à se battre ensemble. Tu aurais perfectionné ton lancer de couteaux, ton maniement des armes à feu. Parce que c’est ce qu’on sait faire. On n’arrêtera jamais de se battre.
»

Avis Six of Crows, Tome 1 de Leigh Bardugo
Les avis des Accros & Mordus de Lecture

mercredi 7 décembre 2022

Six of Crows, Tome 1 de Leigh Bardugo

C'est sur Accros & Mordus de Lecture que j'ai entendu parler de la saga Six of Crows pour la première fois. Je l'avais donc ajouté sur ma liseuse, pour la lire un jour. Et, en vacances, seulement armée de cette même liseuse, j'ai ouvert ce livre sans rien en attendre... Ce fut l'une des meilleures surprises de mon année 2021 !



Quatrième de Couverture
Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Brekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant...

Mon avis
Kaz Brekker est le Prince des Voleurs, un génie du larcin de la ville de Ketterdam où les rêves ne sont voués qu’à se fracasser avec violence contre la réalité. Son ambition n’a de limite que les moyens dont il a besoin pour atteindre son but : la vengeance. Lorsqu’il est engagé pour la mission la plus complexe mais aussi rentable de sa vie, le prince compte bien en profiter pour s’accaparer la couronne de Roi. Pour cela, il réunit une équipe aux multiples facettes qui va affronter bien plus que la mort. Et si, ensemble, ils finissaient par avoir le pouvoir de sauver le monde ?

Six of Crow est une duologie qui s’inscrit dans l’univers Grisha, connu sous le nom de Grishaverse par les fans. Je n’avais pas lu la saga Grisha avant de me lancer dans ce livre mais cela n’a en rien entravé ma lecture. Dès les premières pages, j’ai été conquise par l’atmosphère de Ketterdam, par ses ruelles sombres et inquiétantes. J’ai donc pu passer rapidement au travers de la difficulté principale de cette saga : chaque personnage important de l’intrigue possède ses propres chapitres et dès le début, on se retrouve submergé par une multitude d’informations et de noms. L’univers état riche, il aurait été clairement plus simple de commencer par Grisha. Heureusement, j’ai été séduite dès le départ par la plume de Leigh Bardugo et n’ai donc pas été rebutée par la complexité de l’univers qu’elle a créé : j’aurais clairement raté ce qui a été un coup de cœur !

Le premier tome de Six of Crows offre un schéma assez classique pour le genre : une quête, une équipe de joyeux trublions, des péripéties de plus en plus tortueuses pour pousser les personnages dans leurs retranchements et… La magie d’une histoire fabuleuse ! Les ingrédients se transforment en un plat divin que j’ai dévoré goulûment alors que je pensais juste m’accorder un petit snack durant les vacances. Et c’est un tout : la recette parfaite n’existe pas sans des ingrédients de qualité, sans le respect minutieux de chaque étape mais aussi le talent. Le scénario, les fils de l’intrigue, le cadre, l’univers de fond et, enfin, les personnages. Tout a été réuni pour m’offrir le meilleur des repas de fantasyde l’année 2021 (oui, c’est loin, j’écris ces mots avec un poil de retard).

L’écriture s’articule autour d’un narrateur omniscient qui vogue de personnage en personnage, nous offrant tous les points de vue nécessaires à la compréhension de la mission, du monde et, surtout, des liens qui unissent les protagonistes et la façon dont ils évoluent. Si la plume et l’univers de Leigh Bardugo sont ses points forts, ses personnages sont son chef d’œuvre. On entrevoie cette pièce de maître dans ce premier tome, les mécanismes qui ont conduit les protagonistes dans cette quête. Ils sont là où ils doivent être et parfaits pour leur rôle. Ils sont chacun la somme des épreuves qui ont jalonné leurs vies et c’est franchement agréable de suivre des personnages bien construits. Ils ne sont pas torturés parce que c’est pratique pour l’histoire mais bien parce qu’ils vivent dans un monde vicié, parce qu’ils vivent cette histoire.

Parmi les livres de fantasy jeunesse que j’ai lus récemment, Six of Crows est une pépite, une très belle découverte qui m’a rappelé qu’un livre pouvait aussi me plaire par absolument tous ses aspects et pas juste quelques points. J’ai tout aimé et ça ne m’était pas arrivé depuis un moment. Six of Crows est un coup de cœur !

« - Je suis un homme d'affaires, lui avait-il expliqué. Ni plus, ni moins.
- T'es un voleur Kaz.
- N'est-ce pas exactement ce que je viens de dire ?
»

Avis Six of Crows, Tome 2 : La Cité corrompue de Leigh Bardugo
Les avis des Accros & Mordus de Lecture