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Rambalh, c'est un pot pourri de mes lectures, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog. Il est surtout né de mon besoin de garder une trace de mes lectures. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

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dimanche 17 août 2025

Mechanism of the Heart, Tome 1.5 : Will you stay ? / The Wish d'Alicia Garnier

Je n'ai que trois ans de retard sur mes chroniques mais, au moins, en refaisant le tour de la saga Mechanism of the Heart d'Alicia Garnier je suis pile dans l'actualité littéraire : le réédition du premier tome sort à la fin du mois chez Hugo Roman dans la collection New Romance, si ça c'est pas un super timing !



Quatrième de Couverture
De retour à Wilmington, Dawn et Garrett apprennent à se redécouvrir. Les quatre années passées loin l’un de l’autre ont laissé des cicatrices qu’ils n’avaient pas soupçonnées. Alors qu’ils préparent leur premier Noël ensemble, des doutes ne tardent pas à s’immiscer. Et s’ils faisaient une erreur ? Entourés par leurs proches, ils vont devoir faire face à la réalité et assumer leurs choix plus tôt qu’ils ne le pensent…
Le soir du 24 décembre les bouleversera à jamais.

Mon avis
The Wish est un court tome de transition dans la saga Mechanism of the Heart qui permet de clore le chapitre de Garrett et Dawn avant de glisser vers celui de Derek. Alicia Garnier nous entraîne quelques mois après les retrouvailles entre Garrett et Dawn pour nous permettre de voir comment ils reconstruisent leur relation.

Durant les quatre années où ils ont évolué chacun de leur côté, ils ont changé, évolué. Ils doivent donc se redécouvrir mais surtout finir de panser les dernières blessures qu’ils se sont infligées. Ce tome met ainsi l’accent sur l’introspection, sur le pardon et le lâcher-prise. Pour les lecteurs qui veulent en savoir plus sur Dawn et Garrett, c’est une bonne opportunité. Personnellement, la conclusion du tome 1 m’avait suffi et j’aurais pu me passer de cette petite suite. Cependant, ce tome de transition permet aussi de servir de prologue au tome 2 en mettant en lumière Derek, le frère de Garrett, qui est au centre du tome suivant, The Void. Le fil conducteur qui tisse l’intrigue à venir est assez bien mis en place et m’a donné envie de plonger dans la suite.

Mechanism of the Heart Tome 1
Les avis des Accros & Mordus de Lecture

samedi 15 mars 2025

Mechanism of the Heart, Tome 1 : Will you play ? d'Alicia Garnier

Décembre 2022 a été une période de nostalgie côté lecture puisque j'ai poursuivi mes lectures qui me permettaient de replonger dans la vieille époque du Booktube. J'ai donc continué ma découverte d'Alicia Ganier en commençant sa saga Mechanism of the Heart. La romance n'est vraiment pas mon genre de prédilection mais, de temps en temps, je me dis qu'on peut être surpris.



Quatrième de Couverture
Les règles sont faites pour être brisées...

Alors que sa carrière de galeriste démarre à peine, Dawn rencontre l’homme idéal. Celui qui va l’aimer, la faire se sentir unique et combler toutes ses attentes. Sauf qu’en trouvant l’amour, elle a l’impression d’avoir perdu Garrett, son meilleur ami. Celui qui a grandi à ses côtés, qui partageait avec elle le goût du danger, des paris insensés, et qui apportait le brin de folie qui donnait du sens à sa vie…
Garrett n’en revient pas. Dawn en couple ? Avec ce type ? Monsieur Parfait a beau cocher toutes les cases, il n’a pas la moindre idée du diamant brut qu’est sa meilleure amie... Mais si Dawn ne voit pas que ce type est fade et banal, que peut-il y faire ? Rien. À part trouver, lui aussi, une copine. De préférence une qui causera à Dawn la même peine que celle qu’il ressent… Car tout ça n’est qu’un jeu, non ?

Mon avis
Dawn et Garrett sont amis depuis des années. Ils ne se sont jamais quittés et adorent se lancer des défis du genre Cap ou pas Cap ? depuis l’enfance. Leur relation commence doucement à se détériorer lorsqu’ils entrent dans l’âge adulte et construisent leurs vies avec d’autres personnes…

Will you play ? est une romance que j’ai lue pour poursuivre ma découverte des écrits d’Alicia Garnier (nostalgie du Booktube d’il y a quinze ans). La romance, ici dans le sous-genre New Romance, n’est toujours pas un genre qui me plait. J’aime bien en lire de temps en temps lorsque je me laisse avoir par la popularité d’un livre mais je ne pourrais pas en lire plusieurs à la suite sans m’ennuyer ferme.

Alicia Garnier écrit bien. Elle explore progressivement la psychologie des personnages qu’elle a construit et ça fonctionne plutôt bien. J’ai bien aimé suivre l’histoire de Dawn et Garrett sans avoir envie de m’identifier un instant à eux : preuve que le style fonctionne bien même sur une lectrice dont ce n’est clairement pas la came.

J’ai lu ce livre il y a trèèèès longtemps et je n’ai pas d’énormes souvenirs des détails de l’intrigue mais je garde en tête une impression de lecture agréable, qui reste qualitative et qui a su me couper du monde le temps de quelques pages.

A lire si vous aimez la New Romance ou si vous voulez la découvrir.

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samedi 8 février 2025

Moi, Tituba sorcière... de Maryse Condé

Après une longue année de pause, me voilà de retour avec un nouvel avis lecture. Moi, Tituba sorcière... de MAryse Condé, je l'ai lu il y a plus de deux ans (mon retard chroniques, et comme je suis assez bornée, je compte bien rattraper un jour ce retard). J'avais de longues heures d'avion à tuer à l'époque et je ne les ai pas vues passer en me plongeant dans ce roman.
Dans cet avis, je cite Daily Debby, une lectrice dont j'aime beaucoup suivre les vidéos sur Youtube et que je vous conseille de découvrir si ce n'est pas déjà fait !



Quatrième de Couverture
Fille de l'esclave Abena violée par un marin anglais à bord d'un vaisseau négrier, Tituba, née à la Barbade, est initiée aux pouvoirs surnaturels par Man Yaya, guérisseuse et faiseuse de sorts.
Son mariage avec John Indien l'entraîne à Boston, puis au village de Salem au service du pasteur Parris. C'est dans l'atmosphère hystérique de cette petite communauté puritaine qu'a lieu le célèbre procès des sorcières de Salem en 1692. Tituba est arrêtée, oubliée dans sa prison jusqu'à l'amnistie générale qui survient deux ans plus tard. Là s'arrête l'histoire. Maryse Condé la réhabilite, l'arrache à cet oubli auquel elle avait été condamnée, et, pour finir, la ramène à son pays natal, la Barbade au temps des Nègres marrons et des premières révoltes d'esclaves.

Mon avis
Tituba, connue comme l’une des victimes de la Chasse aux Sorcières de Salem, trouve sous la plume de Maryse Condé une véritable histoire. Avant d’être au service du Pasteur Parris, elle est née à La Barbade, elle a vécu mille histoires, mille souffrances, mille amours.

Moi, Tituba sorcière… est une superbe adaptation de l’histoire de Tituba par la grande Maryse Condé. Uniquement connue comme l’esclave bouc émissaire dans l’histoire de Salem, Tituba devient une personne à part entière et complète sous la plume de Maryse Condé. De sa naissance à sa mort, rien ne lui est épargné et Tituba traverse les épreuves avec une force folle, une détermination que peu auraient eu à sa place.
La beauté de l’écriture de Maryse Condé contraste avec la violence omniprésente dans le livre : si Tituba est une femme qui aime l’amour, et s’y perd souvent, l’autrice nous rappelle sans cesse que le monde est cruel et que Tituba ne peut être épargnée.

Beaucoup d’émotions contradictoires naissent de cette lecture, notamment parce que Tituba est une héroïne humaine, tout autant forte que faillible, pétrie d’orgueil, aussi attachante qu’agaçante. Maryse Condé a su faire d’un simple nom dans une liste de victimes un personnage entier, marquant et percutant.

Si ce livre est mon premier Maryse Condé, il ne sera clairement pas le dernier. Je l’ai traîné pendant dans années dans ma PàL et l’ai enfin lu il y a deux ans, sûrement grâce à Daily Debby qui ne rate jamais une occasion de faire la promo de Maryse Condé. Je conseille vivement d’aller découvrir ses recommandations et son amour pour Maryse Condé. Le Tome 1 de Ségou est d’ailleurs dans ma PàL et Debby me donne envie de l’en sortir très vite !

Et un petit lien vers un article de Debby parce qu'elle le vaut bien.

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samedi 21 octobre 2023

Nos jours brûlés, Tome 3 : Le Dernier Feu de Laura Nsafou

Le dernier tome enfin sorti, il ne m'a fallu qu'une relecture des deux premiers avant de me jeter sur cette lecture finale.



Quatrième de Couverture
« À chaque instant, nous devions résister à l’envie d’abandonner, pour nous forger nos propres lueurs d’espoir. »

2053. Elikia, Yander et Diarra ont rejoint l’Ordre diaphane, au côté duquel ils luttent contre l’Être de la Nuit. Après la perte de nombreux guerriers et guerrières, Elikia tente de comprendre l’origine de ses pouvoirs de dragon, tout en faisant face aux divisions qui règnent au sein de la communauté. Mais la lutte finale mettra la loyauté de tous à rude épreuve. La Prêtresse sera-t-elle capable de vaincre la Nuit ? Tandis que l’équilibre des forces est sur le point d’être rompu, Elikia, elle, a choisi son camp…

Mon avis
L’affrontement final approche et Elikia n’a désormais que peu de temps pour comprendre son rôle et ses pouvoirs. Diarra se prépare à défier Guddi tout en transmettant à Elikia un héritage qui pourrait la dépasser. L’espoir s’effrite bien trop vite et les alliances se font de plus en plus incertaines : la fin d’un monde arrive à grands pas, lequel survivra à l’autre ?

Le Dernier Feu, en tant que tome de conclusion, ne déçoit pas. Les questions posées depuis le premier tome trouvent peu à peu leurs réponses, les mystères sont dissipés et nos héros jouent la partition de leur vie. Comme pour les tomes précédents, le rythme du récit joue les montagnes russes faisant monter progressivement la tension jusqu’à son point culminant. Certains passages laissent une sensation hachée mais, dans l’ensemble, les choix temporels fonctionnent toujours aussi bien.

Après avoir appris à s’ouvrir aux autres et à elle-même lors de son retour de mission, Elikia s’enferme désormais dans sa quête finale et se coupe des autres. Elle passe tout son temps auprès de Diarra, obsédée par la Prêtresse et les réponses qu’elle lui apporte et perd peu à peu ses liens avec les autres hybrides. Elle est parfaitement imparfaite, symbole de l’Humanité là où nombreux sont ceux qui voient chez elle un monstre : Elikia est une vraie héroïne de fantasy, bourrée de failles mais aussi de force.

Cette humanité est notre point d’ancrage, le moyen que nous donne Laura Nsafou pour ne pas perdre pied face à une guerre qui oppose des divinités, une guerre qui dépasse notre réflexion. Les Esprits Créateurs, les différents autres Esprits… Ils sont à des lieux de réfléchir comme les Hybrides, si humains finalement. Le contraste est violent entre la vie spatio-temporelle des Esprits et celle des Hybrides et c’est tout un tour de force que de réussir à faire saisir ces subtilités au lecteur. Et, sans trop en dire, l’histoire des Deums qui est le fil conducteur de ces trois tomes à travers Diarra est un concept qui m’a beaucoup plu. Il y a une forte symbolique de la parentalité – légèrement dysfonctionnelle ici – qui donne à réfléchir sur ce tournant où les enfants/élèves coupent le fil de l’éducation pour avancer et vivre par eux-mêmes. Quand on aime la fantasy qui explore l’imaginaire tout en traitant de thème qui résonne avec la réalité, on peut sans problème se lancer dans Nos jours brûlés.

Cette trilogie terminée, j’en garde un excellent moment de lecture. J’ai adoré passer du temps dans l’univers de Nos jours brûlés, et c’est une saga que je relirai avec plaisir.

Nos jours brûlés, Tome 1
Nos jours brûlés, Tome 2
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jeudi 19 octobre 2023

Nos jours brûlés, Tome 2 : Les Flammes ivoire de Laura Nsafou

Après avoir lu le premier tome de Nos jours brûlés je n'ai pas mis bien longtemps à me procurer le deuxième tome tant le début de cette trilogie m'a happée.



Quatrième de Couverture
« J'avais peut-être repris forme humaine, mais je ne comprenais pas pourquoi on m'avait ramenée dans un monde sans soleil. »

2051. Quand Elikia rouvre les yeux, comprend qu'elle est vivante et qu'il fait toujours désespérément noir, la colère la submerge. Cependant, son sacrifice pour ramener le Jour n'a pas été tout à fait vain : Diarra, la deum capable d'inverser le cours des mondes, est de retour. La quête du soleil prend avec elle une ampleur inédite. Pour se montrer à la hauteur du combat qui s'annonce, Elikia devra explorer l'étendue de ses nouveaux pouvoirs... car le dragon en elle n'attend qu'une chose : sortir.

Mon avis
Quand Elikia revient à elle, plusieurs mois se sont écoulés. L’épreuve du réveil de Diarra ne l’a pas tuée mais l’a métamorphosée et Yander a tout fait pour la retrouver. Lorsqu’elle reprend forme humaine, Elikia replonge dans une lutte qu’elle pensait avoir achevée. En rejoignant l’Ordre diaphane, Diarra, Yander et Elikia espèrent trouver des alliés. Si l’arrivée de la Prêtresse est synonyme d’espoir, celle d’une marquée génère surtout de la méfiance. Lorsque trois missions doivent se jouer en même temps, Elikia décide de poursuivre son chemin sans ses compagnons pour découvrir qui elle est devenue.

Ce tome marque une grande évolution d’Elikia. Sa forme de dragon a profondément marqué son être et ses interrogations constantes autour des efforts qu’elle doit fournir pour se maîtriser l’épuisent. Sous sa forme de dragon, elle se sentait libre et apaisée parce qu’elle n’avait pas à lutter contre sa nature. Le tome est construit autour de cette métaphore qui met en scène la lutte et le lâcher-prise dans une danse effrénée. Elikia oscille entre ces deux choix qui ne sont finalement que l’effet miroir l’un de l’autre : lâcher-prise et enfin se sentir « libre » tout en étant soumise à sa nature nocturne ou lutter contre l’emprise de Guddi mais aussi contre elle-même pour conserver son libre-arbitre.

Le récit s’articule autour de l’action mais aussi de l’introspection et s’étale sur une longue durée de temps où les ellipses sont nombreuses : ce choix temporel aurait pu être frustrant mais il permet de rendre l’évolution d’Elikia réaliste. Elle s’apprend seule, découvre l’amitié avec Swodena, ainsi que la perte et découvre aussi une détermination toute nouvelle. Après une longue période à vivre en communauté dans une proximité constante, Elikia retrouve une vie où elle passe de plus en plus de temps seule, où elle prend le temps de vivre à son rythme, à s’écouter mais, surtout, à s’apprécier.

Les Flammes ivoire est un tome qui prend la forme d’un voyage initiatique, ce qui n’est possible que grâce à son choix de se séparer de Yander et Diarra. Lors du premier tome, Elikia était l’élève de Yander, puis Diarra lui a donné de nouvelles clés au début du deuxième tome et, enfin, elle est entrée dans sa propre quête en poursuivant son chemin. En étant livrée à elle-même c’est son apprentissage qu’elle poursuit en découvrant qui elle est.

Si Laura Nsafou nous apporte de nouveaux éléments sur son univers ainsi que sur les mystères de la disparition du Soleil, c’est surtout sur Elikia qu’elle nous éclaire et sur les difficultés de s’accepter avec nos différences. Ce deuxième tome est tout aussi plaisant que le premier et me conforte dans l’idée que Nos jours brûlés est mon coup de cœur de l’année 2022.

Nos jours brûlés, Tome 1
Nos jours brûlés, Tome 3
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dimanche 17 septembre 2023

Nos jours brûlés, Tome 1 de Laura Nsafou

J’ai découvert Laura Nsafou à travers ses posts instagram ainsi que son blog où sa plume et ses réflexions savaient déjà m’embarquer sans difficulté. C’est avec Comme un million de papillons noirs que je suis entrée dans son œuvre de fiction, superbement illustré par Barbara Brun et j’ai donc gravé son nom dans la liste des auteurs à suivre au fil des ans. Évidemment, je n’ai pas pu passer à côté de sa saga Nos jours brûlés.



Quatrième de Couverture
« Ma mère m’a dit que la Nuit n’avait pas toujours été là, qu’il fut un temps où une gigantesque boule de lumière éclairait le monde et révélait ses couleurs. »

2049. Depuis vingt ans, le Jour a disparu, et la raison de ce bouleversement reste un mystère. Si Elikia n’a jamais connu que la Grande Nuit et ses dangers, sa mère, Diba, refuse de d’y résigner. Persuadées que la disparition du soleil est liée à celle de Juddu, une ancienne cité qui aurait abrité des êtres divins, toutes deux sillonnent l’Afrique en quête d’indices et de vestiges. Leur fantastique épopée les conduira jusqu’au cœur de l’Invisible…

Mon avis
Elikia a grandi en Europe au sein d’une nuit éternelle, ne connaissant du soleil que ce que sa mère, Dabi, lui a raconté. Dabi est persuadé que le soleil peut revenir et sa piste débute à Juddu, mystérieuse cité où son père était archiviste. Elikia suit sa mère dans ce périple à travers l’Afrique de l’Ouest, où elles s’enfoncent dans des territoires sombres, peuplés de créatures nocturnes aussi dangereuses que vicieuses. Si Elikia a foi en sa mère, elle est plus réservée concernant les légendes de l’Invisible sans savoir qu’au fond, elle est marquée depuis sa naissance par cette Grande Nuit.

Le premier tome de Nos jours brûlés est une plongée vertigineuse dans un univers où se mêlent des mythes africains et antillais pour former une mythologie vaste et complexe qui se dévoile au fil des pages. D’un point de départ dans notre monde où le soleil a disparu, Laura Nsafou nous guide vers une quête où les conflits divins sont au cœur de l’histoire, où la magie est maîtresse de la situation. À travers Elikia, nous découvrons l’histoire de la Grande Nuit, de Juddu et du dernier Éclaireur, un univers à la fois fascinant et addictif.

Le ton de la narration dans les premiers chapitres conte le début de l’histoire avec recul, côtoie les codes du tragique avec brio et accroche directement le lecteur. L’action y atteint rapidement un point culminant signant le basculement de l’intrigue. Lorsqu’Elikia rencontre Yander, le dernier Éclaireur et seul survivant de la cité de Juddu, elle plonge dans un monde qu’elle ne soupçonnait pas et on la suit avec avidité. Yander la recueille et commence à la former tout en lui donnant les clés de sa nature : Elikia est une Marquée, une hybride dotée par Guddi, la Nuit en personne, vouée à le rejoindre un jour. Yander accepte de l’aider à contrôler sa nature nocturne même si aucun Marqué n’a encore réussi à combattre l’influence de Guddi. Ensemble, ils se préparent à tout tenter pour retrouver la Prêtresse, seule personne capable de tenir tête à Guddi. Ce long apprentissage prend la forme d’un huis-clos où Yander est la seule personne qu’Elikia côtoie au quotidien, où elle apprend, expérimente, comprend et s’interroge chaque jour un peu plus. Le temps s’y écoule lentement, les ellipses apparaissent de manière dosée et l’ensemble du rythme permet de s’imprégner progressivement de l’univers.
La dernière partie, elle, nous lance dans une course effrénée qui nous rappelle que le danger rôde partout, que son apparence peut être trompeuse et que le temps presse. Elikia et Yander doivent à tout prix retrouver la Prêtresse avant que la Grande Nuit ne dévaste tout sur son passage mais, surtout, ils doivent être prêts à en payer le prix.

Ce qui m’a le plus fascinée dans ce tome, au-delà de la découverte d’un univers richement construit, est la description de toutes les nuances sensorielles. Il y a une réelle volonté de Laura Nsafou de forcer le lecteur à utiliser l’ensemble de ses sens grâce à l’imagination pour plonger dans ce monde où la Nuit est omniprésente.
Les descriptions des couleurs, des variations de la nuit, des lieux, des odeurs, des sons, des goûts, des textures… Avec ses mots, Laura Nsafou réussit à faire frétiller l’ensemble de nos sens et c’est un véritable plaisir. Grande amatrice de descriptions, ici, je n’ai pas été déçue. Il y a un excellent dosage puisque c’est un livre jeunesse et l’action y est aussi suffisamment présente pour ne pas perdre les lecteurs. Les couleurs de ce monde sont particulières, elles sont exemptes de la lumière du soleil et c’est tout un exercice au fil de la lecture que d’imaginer les nuances du décor.
Les descriptions des personnages qui s’égrainent au fil des pages sont elles aussi fascinantes : il n’y a encore une fois pas que la vue qui s’exprime mais bien tous les sens à travers de superbes métaphores. Les images y sont fantastiques, bien plus que ce à quoi j’ai été habituée. Je ne saurais dire si c’est le sens du détail de Laura Nsafou qui transpire dans ses mots ou tout simplement l’amour qu’elle voue à ses personnages : parce que c’est l’effet que ça m’a fait, une déclaration d’amour toute en poésie à chaque description.

Elikia évolue énormément au fil du tome. Jeune femme de vingt ans suivant une mère obsédée par une quête fantaisiste au début de l’histoire, elle devient une femme forte prête à affronter sa nature profonde pour poursuivre la quête de sa mère, pour en faire la quête de sa vie.
Au fil du huis-clos, sa relation avec Yander m’a beaucoup touchée : le lien est fort sans tomber dans le pathos. La différence d’âge ne me choque pas puisqu’il n’y a pas d’attraction sexuelle décrite. On est sur une jeune femme qui découvre qui elle est en vivant uniquement avec une personne qui l’aide à comprendre et apprendre. Il n’y a qu’eux deux et Yander ne la traite pas comme sa fille : ça passe naturellement puisque hors des constructions sociales. Elikia est certes, une gamine, mais son vécu en fait une personne plus mâture : on n’est pas sur une relation d’ascendance d’un homme plus vieux sur une frêle jeune femme, c’est là que c’est bien écrit et que ça prouve qu’il est possible de se défaire des concepts patriarcaux. Moi qui n’aime pas les relations jeune femme/homme mûr, ici, c’est la preuve que ça peut marcher quand c’est sans rapport de domination : toute la construction du texte et du personnage d’Elikia montre qu’elle se hisse progressivement sur un pied d’égalité avec Yander et que celui-ci l’y encourage.

Enfin, point intéressant, la difficulté de mettre des mots sur la différence entre des humains et des divinités est là. Comment retranscrire le fait que les Fondateurs ne voient pas les faits ou encore le temps comme les hybrides ? Comment réussir à faire comprendre aux lecteurs que leur vision est à des années lumières de la nôtre ? Laura Nsafou réussit à planter les graines de la compréhension, à nous permettre d’entrevoir le fossé qu’il existe entre les êtres. Les Fondateurs ont tout le temps du monde face à la rapidité du temps tel que nous le concevons. Lorsque Fano, Zanagha et Shen se laissent aller à cette urgence qui anime les hybrides, ils nous ressemblent presque : quand ils aident Yander et Elikia, quand ils placent en eux un espoir. Qu’ont-ils à perdre ? Du temps, non. Mais peut-être des émotions un poil trop humaines qu’ils n’ont pas l’habitude de laisser les habiter. Ce sentiment d’urgence qui les rattrape furtivement les rend intéressants et nous laisse présager quelques thèmes pour la suite de cette saga.

Nos jours brûlés a été une excellente découverte, un premier tome qui donne immédiatement envie de connaître la suite et qui offre des personnages aussi bien construits que l’univers. J’ai aimé me laisser embarquer dans cette histoire aux couleurs sombres et plurielles. J’ai évidemment sauté à pieds joints dans la suite.

Nos jours brûlés, Tome 2
Nos jours brûlés, Tome 3
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vendredi 30 juin 2023

Chroniques homérides, Tome 3 : La marque de Cronos d'Alison Germain

Après le tome 1 et le tome 2, place au dernier tome de cette trilogie. Il est à noter qu'il ne faut pas se fier aux quatrièmes de couverture : elles accentuent toutes la part de la romance dans l'histoire et pas de la meilleure des façons...



Quatrième de Couverture
Hestiapolis est tombée. Nous n’avons pas été assez forts, nous n’avons pas su contrecarrer les plans de Néocles. Aujourd’hui, les Homérides sont dispersés à travers le monde, mais une partie s’est réfugiée dans la rotonde archontide à Athènes, pour tenter de comprendre et se reconstruire.

Car si les murs de la cité gardienne étaient censés nous protéger, peut-être voilaient-ils également la vérité. Ces éléments clefs qui nous font défaut pour démêler les projets de nos ennemis, leur identité, et surtout pour enfin anticiper leur prochain mouvement et contre-attaquer.

Néocles, Moira… aucune de leurs intentions ne sont claires et je ne sais plus à qui me fier. Mon frère, devenu aveugle, lutte contre ses propres cauchemars qui lui soufflent l’existence d’une nouvelle menace. Seul Angus demeure mon ancre, mais lui comme moi restons perdus dans une machination qui nous dépasse mais dont le gain semble être l’héritage d’Homère : le pouvoir des dieux que nous gardions depuis des siècles.

Mon avis
Le chaos se rapproche plus que jamais : Louise a vu son foyer tomber, de nouveaux jamais ne jamais se relever mais elle doit continuer à avancer. Les apparences sont trompeuses, les dangers nombreux et le dénouement tout proche.

La marque de Cronos offre à travers un dernier tome rythmé révélations, affrontements, remises en question et dénouement final. Une fois encore, les codes du genre sont respectés et l’enchaînement des événements s’articule plutôt bien autour de l’intrigue. On retrouve encore de grosses ficelles du genre, comme les retournements de situation qui manquent parfois de finesse mais, dans l’ensemble, ça fonctionne.

Le gros point fort de cette trilogie est la personnalisation de la mythologie : l’histoire des homérides est une idée originale et assez bien menée pour une toute première trilogie. On sent la passion d’Alison Germain et le travail de construction qu’il y a eu derrière son intrigue. Sans trop en révéler, j’ai bien aimé certains des rouages mis en place pour l’histoire des homérides, les tenants et aboutissants ainsi que la grande question du libre-arbitre qui est finalement centrale depuis le premier tome.

Pour une première saga, Alison Germain a su s’en sortir grâce à une idée originale, un style fluide et un rythme bien mené. Les maladresses et les clichés se font rapidement oublier grâce à l’intrigue et la lecture est agréable. Le talent est là et l’expérience mènera sans aucun doute à de prochains ouvrages de qualité. Une bonne découverte.

Chroniques homérides, Tome 1 : Le souffle de Midas
Chroniques homérides, Tome 2 : L'ultime oracle
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samedi 24 juin 2023

Chroniques homérides, Tome 2 : L'ultime oracle d'Alison Germain

Après le tome 1, j'ai directement enchaîné avec le deuxième tome, profitant de quelques jours de congés.



Quatrième de Couverture
Après avoir appris l’existence des Homérides, je suis parvenue, non sans difficultés, à Hestiapolis, havre de paix et de protection pour ce peuple aux dons incroyables, dont je fais désormais partie. Là-bas, je retrouve Ellie, la Pythie, qui voit dans mon destin et les récentes épreuves que j’ai dû surmonter l’accomplissement de sa dernière prophétie. Mais si maintenant un nom peut-être mis sur la menace qui plane, sa compréhension recèle encore beaucoup de zones d’ombre et l’Ordre Homéride n’arrive pas à s’accorder sur le plan d’actions à établir. Pire, il me prive de ma liberté sous prétexte de me protéger. J’ignore tout des coutumes et de l’histoire de mes semblables, mais je vais devoir apprendre vite, car les murs de la cité ne semblent plus être un obstacle suffisant pour arrêter celui qui veut s’accaparer mon pouvoir.

Mon avis
Louise parvient enfin à rejoindre Hestiapolis, foyer des homérides, après avoir échappé à son ennemi. Profondément marquée par cet affrontement, elle se relève doucement, retrouve ses proches et découvre de nouvelles informations sur sa nature profonde. Pour sa protection, elle doit rester cloitrée au sein de la cité, ce qu’elle supporte assez difficilement. Malgré les précautions, l’ennemi se rapproche de plus en plus.

L’ultime oracle nous plonge au cœur de la vie des homérides, de leur diversité et nous permet d’en apprendre un peu plus sur leur histoire et leur nature. On est peu à peu plongé dans des rouages ancestraux et politiques et on progresse aux côtés de Louise dans ces découvertes. L’univers mis en place n’est pas parfait, certains rouages manquent de finesse ou de complexité mais l’idée de base reste intéressante : si, comme moi, on lit de la fantasy issue de la mythologie grecque uniquement de temps en temps, je pense qu’on peut aisément y trouver son compte. Une sorte d’introduction dans ce genre de littérature qui, je pense, ne suffira par contre pas à convaincre les aficionados déjà bien rodés.

Le rythme des chapitres est un point fort du livre : le dosage entre actions et explications est bien géré, on ne se perd pas en longueur inutilement et l’écriture est toujours dynamique. Des points mériteraient d’être un poil plus développés mais ça n’a pas dérangé ma lecture. On sent l’amour d’Alison Germain pour la Grèce Antique dans ses descriptions et son souci du détail pour la cité d’Hestiapolis et le rendu est assez sympa.

Comme je le craignais dans le premier tome, Louise se révèle être l’héroïne stéréotypée qui tend vers le côté badass et tête brûlée de la force et perd en naturel. Elle m’a souvent agacée par son manque de réalisme, notamment dans ses pensées et réactions : son culot est bien trop gros pour sonner juste à mon goût. Il en va de même pour sa relation avec Angus : c’est trop fort, trop vite et le mièvre qui en découle m’a clairement laissée de marbre. La passion des débuts laisse trop vite la place à l’intensité des sentiments… Qu’on n’a même pas eu le temps de voir naître. Ce n’est pas parce que la romance est prévisible qu’il faut l’accélérer. Si le dosage de l’intrigue est bien fait, celui des personnages et de leurs liens, lui, est le gros point faible de ce tome.

L’écriture et les idées de l’autrice restent cependant prometteuse et, malgré les points faibles, cette lecture a été plaisante l’été dernier, allongée à l’ombre d’un arbre, entre deux plongeons dans la piscine.

Chroniques homérides, Tome 1 : Le souffle de Midas
Chroniques homérides, Tome 3 : La marque de Cronos
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mercredi 21 juin 2023

Chroniques homérides, Tome 1 : Le souffle de Midas d'Alison Germain

Une fois encore, c’est la nostalgie des débuts de la blogosphère et de booktube qui m’a poussée à lire la saga Chroniques homérides d’Alison Germain. Lors de sa sortie, le premier tome m’avait tout de suite fait envie et j’ai enfin sauté le pas, attendant la publication du dernier tome pour me lancer.



Quatrième de Couverture
Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux. Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.
Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…

Mon avis
Louise, jeune étudiante anglaise, voit sa vie basculer du jour au lendemain lorsqu’une inconnue sauvagement agressée meurt dans ses bras. Elle se met à changer ce qu’elle touche en or, se retrouve traquée et doit déterminer à qui se fier parmi les nouvelles personnes qui entrent dans sa vie. Ce pouvoir étrange, qui ressemble bien trop à une malédiction, est convoité : Louise est en danger et elle doit fuir aux côtés d’un inconnu qui lui dévoile peu à peu un nouveau monde.

Le souffle de Midas est un premier tome introductif qui nous plonge peu à peu dans l’univers façonné par Alison Germain. Après un prologue accrocheur qui respecte les codes de la fantasy et donne une impulsion prometteuse à l’histoire, l’intrigue se déroule progressivement sous nos yeux, distillant avec un bon dosage des informations sur l’univers sans pour autant casser le rythme d’une action toujours en mouvement. Comme l’indique le titre, les touches de mythologie grecque se glissent entre les pages, réveillant nos vieux souvenirs d’école sur le sujet. S’il y a quelques maladresses et des enchaînements un poil rapides, la lecture reste agréable et prenante.

Les dialogues donnent vie au récit, ils jouent avec les références à la pop culture que tout adolescent des années 2000 appréciera et ont parfois un certain piquant qui m’a bien plu.
Louise a un côté très naturel, elle a son petit caractère mais reste dépassée par la situation ce qui en fait un personnage qui sonne assez juste. Je crains seulement qu’elle vire du côté faussement badass de la force par la suite, une fois bien ancrée dans son nouveau monde, mais, pour le moment, elle me plait bien.
Alors, évidemment, on sent la romance pointer le bout de son nez, c’est trop rapide, trop cliché, mais c’est attendu : la surprise n’est pas de mise mais à aucun moment on n’essaie de nous faire croire le contraire donc, même si ça va trop vite, même si c’est convenu, j’accepte la chose.
Les personnages secondaires ne sont pas tous sur un pied d’égalité, certains montrent qu’ils ont été travaillés quand d’autres sont assez caricaturaux mais ce n’est pour l’instant pas un problème : je n’ai pas été gênée dans ma lecture et ai apprécié ma découverte.

Les bases qui se dessinent sont intéressantes et donnent envie de lire la suite. Je n’avais pas d’attente particulière avant de lire cette saga si ce n’est retrouver une époque où je lisais ce genre de roman, baignant dans cette atmosphère d’échanges littéraires de l’époque de mes 20 ans que j’ai beaucoup aimé. Et, pour l’instant, c’est pile poil ce que j’ai retrouvé : une histoire qui colle avec mes lectures de l’époque et une ambiance truffé de référence qui jouent avec cette nostalgie.
Ce premier tome m’a permis de passer un bon moment lecture.

Chroniques homérides, Tome 2 : L'ultime oracle
Chroniques homérides, Tome 3 : La marque de Cronos
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mardi 13 juin 2023

Ashes falling for the Sky, Tome 2 : Sky burning down to Ashes de Nine Gorman et Mathieu Guibé

Après avoir lu le premier tome, j'ai directement enchaîné avec la suite, filant droit sur ma lancée.



Quatrième de Couverture
On retrouve Sky et Ash aux prises avec leurs démons. La réunion de ces deux destins brisés ne se fera pas sans de nouvelles blessures, et révélations sur leurs passés. Nine Gorman et Mathieu Guibé livrent une suite touchante, riche en thématiques fortes, et dont le final ne laissera personne indifférent.

Mon avis
Sky poursuit sa vie sur le campus malgré le départ précipité d’Ash quelques mois plus tôt. Lorsqu’un coup dur frappe le restaurant où ils travaillaient ensemble, Ash revient sur les lieux de leur rencontre. Entre son passé qui le torture et ses certitudes qui s’effondrent, Ash va devoir faire des choix.

Ce second tome est le digne héritier du premier : des drames, du tragique, de la noirceur, de l’apitoiement. C’est cohérent avec la ligne directrice des auteurs, notamment parce qu’on comprend désormais que seul Ash est le vrai personnage principal de cette histoire. Si les chapitres du point de vue de Sky sont toujours présents, il y a maintenant des flashbacks de l’enfance et l’adolescence d’Ash qui nous permettent de comprendre d’où il vient et quelles sont les épreuves qui l’ont façonné.

Si le côté torturé d’Ash est toujours aussi présent, voire trop, le personnage a le mérite d’avoir enfin évolué lorsqu’on fait le bilan à la dernière page du livre. Du début à la fin, comme dans le premier tome, on est sur une construction où le but est de faire ressentir toutes les souffrances des personnages aux lecteurs et, ce qu’il manque, c’est de pouvoir aussi mettre le doigt sur des joies. Même s’il y en a quelques-unes, elles ne suffisent pas à apporter un équilibre à l’ensemble.

Ce diptyque est sans conteste une tragédie : les codes y sont respectés, le pathétisme y est omniprésent et la chute finale est en adéquation avec ce qu’on attend d’elle. Et même si j’aime la tragédie, je crois que ce qui m’a manqué ici c’est la lutte. Les héros de tragédies acceptent leur destin mais ils ont une aura héroïque tout au long de leur épopée. Ils sont prêts à mourir pour leurs convictions comme pour leurs erreurs mais sans être complètement passifs. Et ce qui fait que je n’ai pas eu l’étincelle, c’est sûrement cette passivité pernicieuse. Je comprends le choix et il a d’ailleurs très bien marché sur son public cible, public que je n’étais pas. Alors, comme pour le premier tome, j’ai lu ce livre sans problème, assez rapidement, c’était sympa mais ça s’arrête là.

Ma conclusion est donc un peu la même que celle du premier tome : les âmes torturées de très jeunes adultes, ce n’est plus pour moi, en tout cas, pas sur deux tomes lus l’un derrière l’autre.

PS : je n'ai clairement pas prévu de lire le préquel, mais, comme finalement, l'âme qui aime se torturer en terme de lecture, c'est moi, je crois qu'il ne faut pas que je dise « jamais ».

Avis Ashes falling for the Sky Tome 1
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dimanche 11 juin 2023

Ashes falling for the Sky, Tome 1 de Nine Gorman et Mathieu Guibé

Parce que ma PàL pouvait attendre (non), j'ai craqué l'an dernier et ai décidé de me lancer dans cette saga que je voyais passer partout. Si je l'ai fait, c'est principalement parce que Nine Gorman et Mathieu Guibé sont des noms qui me rappellent mes débuts dans la blogosphère, cette duce époque où les blogs et booktube rythmaient nos quotidiens littéraires. La nostalgie a beaucoup joué dans cette décision a d'ailleurs pas mal influencé mes autres lectures de 2022 (oui, on en est encore à un an de retard côté avis lecture).



Quatrième de Couverture
Sky rentre à l'université et, bien décidée à se défaire de sa réputation de fille sage, entame une relation sans lendemain avec Ash, un séduisant rebelle. Elle ne tarde pas à découvrir la part d'ombre de ce garçon qui a connu le pire.

Mon avis
Sky débarque à l’université bien décidée à réinventer sa vie pour fuir les chaînes de son adolescence. Lorsqu’elle rencontre Ash, bad boy notoire, elle se dit que c’est un bon moyen de se jeter dans le grand bain. L’échec qui en découle ne l’empêche pas de poursuivre sa nage. Seulement, se réinventer lorsque les blessures sont encore à vif n’est pas si simple.

Ashes falling for the Sky est une romance qui réunit absolument tous les clichés du genre : la fille mignonne qui va surprendre le bad boy à l’âme profonde, le golden boy complètement toxique qui permettra au bad boy d’être héroïque, les drames de la vie s’empilant les uns sur les autres pour créer de la profondeur chez les personnages, … Ils sont tous là et sont même annoncés dès le départ par les auteurs parce que c’est complètement leur choix. Nine Gorman et Mathieu Guibé ont fait le pari de se lancer dans la romance en utilisant tous les stéréotypes à condition d’écrire un livre qui leur ressemble.

Ashes falling for the Sky est un ensemble de drames, d’obstacles, de douleur et de larmes. Tout y est sombre pour contraster avec la lumière qui naît de la relation entre Sky et Ash. Que ce soit à travers ce qu’ils vivent ou ce qu’ils ressentent, il n’y a que ce qu’ils vivent ensemble qui leur permet d’inspirer un peu d’air avant de retourner vers les profondeurs de cette tragédie moderne. C’est la force et, paradoxalement, la plus grosse faiblesse de ce roman. Les instants de bonheur que vivent ensemble les personnages créent une dépendance qui devient suffocante pour le lecteur : si leur relation n’est pas toxique par essence, elle est leur seule raison d’exister et ça n’a pas bien fonctionné sur moi.
Cette interdépendance permet aux auteurs de mettre en place une relation qui ramène de la lumière dans la vie des personnages : ils s’aiment, se comprennent et se font du bien l’un à l’autre. Ce choix apporte la possibilité d’exploiter l’espoir et la force que peuvent générer les gens chez les autres et vice versa. Seulement, ce parti pris s’est rapidement heurté à mes limites personnelles. Si je comprends le choix artistique, il ne m’a pas conquise, et c’est aussi ce qui fait que la plupart des romances ne m’attirent pas : je préfère l’indépendance. J’aime voir un personnage façonner son bonheur de manière durable grâce aux autres sans que ces autres deviennent le facteur « si et seulement si ».
Alors oui, cette dépendance est aussi la force de ce roman puisqu’elle est là pour servir l’écriture qui s’appuie sur la noirceur de l’âme mais on s’y enfonce beaucoup trop de façon gratuite selon moi. Sky et Ash ont ainsi arrêté de me toucher après la moitié du livre. Lire des âmes torturées dont la seule raison d’exister dans un bouquin est d’être définies par ça, ce n’est pas ce que je préfère.

Au-delà de ça, Ashes falling for the sky a été un page turner que j’ai lu sans difficulté, j’ai bien aimé avancer dans les chapitres grâce à une écriture agréable même si le style très centré sur l’apitoiement a fini par me lasser en tournant en rond. Je savais dès le départ que je n’étais pas vraiment le public cible du bouquin mais, sans attente, j’ai pu apprécier ma lecture sur l’instant même si avoir quelques années de moins aurait sûrement fait de moi une lectrice plus adéquate. Et, si l’écriture des auteurs n’est pas parfaite, elle est largement à la hauteur et même plus pour le genre : il y a un effort de style, du français correct et un enchaînement fluide des événements.

Si la romance young adult et les vies pleines de drames vous plaisent, vous pouvez vous lancer dans cette duologie sans problème.

Avis Ashes falling for the Sky, Tome 2
Les avis des Accros & Mordus de Lecture

mercredi 4 avril 2018

Le Blog du Moment : Histoire naturelle de bibliophiles

Aujourd'hui, j'ai envie de vous faire découvrir l'univers de Babitty Lapina, une blogueuse que je suis depuis quelques mois déjà et dont j'adore les articles. Elle m'a permis de découvrir de nouveaux horizons, que ce soit à travers ses lectures, ses sources d'informations littéraires ou ses articles mettant en avant des autrices.


Histoire naturelle de bibliophiles est devenu un blog sur lequel je vais régulièrement pour parfaire ma culture littéraire grâce aux articles de Babitty Lapina qui sont suffisamment travaillés pour apporter des pistes de réflexion tout en restant accessibles à tous types de lecteurs. J'avais beaucoup aimé son article sur l'histoire du mot autrice par exemple, mot que j'utilise tout le temps maintenant. Elle a aussi beaucoup travaillé pour mettre en place un annuaire littéraire accessible et bien rempli. Vraiment, ce blog, je l'aime ♥

Il y a encore plein de choses à dire sur Histoire naturelle de bibliophiles mais je vais vous laisser découvrir tout ça par vous-mêmes et, vous verrez, vous ne serez pas déçus du voyage ! Et, bonus, Babitty Lapina est aussi membre d'Accros & Mordus de Lecture, une raison de plus de me croire quand je vous dis que c'est une chouette personne ♥

Foncez découvrir ce blog !

vendredi 6 octobre 2017

Le Blog du Moment : Graines de Souris

Le dernier Le Blog du Moment date d'il y a un an alors c'est le moment de remettre au goût du jour cette rubrique où je partage avec vous les blogs sympathiques que je trouve sur la toile ! En ce moment, il y a plusieurs blogs que je suis avec avidité donc je vais les présenter progressivement et aujourd'hui ce sera :


Graines de Souris, le blog de Sue-Ricette qui est une jeune blogueuse partageant plein de choses avec nous. De la lecture à la cuisine en passant par la musique ou ce qu'elle bricole de ses petites mains, Sue-Ricette nous offre un aperçu de ces passions dans des articles bien écrits et complets. En plus, elle est adorable et c'est un plaisir d'échanger avec elle !

Foncez si vous ne la connaissez pas encore !

vendredi 15 septembre 2017

Surprise dans ma boîte aux lettres

Ce matin, en allant chercher le courrier, surprise : une enveloppe envoyée par ma petite Jacana. Et, à l'intérieur, un superbe marque-page fait main et, en plus...


Une super carte postale dédicacée par Christelle Dabos *_*
Parce que oui, Jacana a rencontré l'autrice lors d'un festival suisse au début du mois et elle en a profité pour faire signer une carte pour moi sans me le dire ! C'est une chouette copine Jaca, comme on les aime ♥

Si vous ne la connaissez pas encore, allez vite faire un tour sur son blog Cinquième de Couv' et retrouvez-la aussi en tant qu'administratrice sur Accros & Mordus de Lecture.

Encore merci Jacana ♥

lundi 11 septembre 2017

TAG PKJ de la rentrée

Les TAGs de la blogo n'ont jamais été trop mon truc mais je réponds toujours à ceux qui me taguent parce que c'est du partage d'amour ♥

C'est Sue-Ricette du blog Graine de souris qui m'a taguée, n'hésitez pas à aller faire un tour chez elle parce qu'on y est trop bien !


10 questions sont posées et à chaque réponse faite, on comptabilise 1 point. On ne peut citer le même livre deux fois dans le tag. C'est donc parti !

1) Votre meilleure lecture de vacances.
C'était le tome 3 de La Passe-Miroir de Christelle Dabos La mémoire de Babel que j'ai adoré lire cet été *.*

2) Le premier livre que vous avez lu/lisez après être rentré de vacances.
C'est Glacéde Bernard Minier, lu début septembre. Mais bon, c'est pas vraiment la rentrée pour moi puisque j'ai terminé mes études et que je suis en phase de transition.

3) Un livre qui se passe au mois de septembre.
J'avoue que je sèche... Faudrait que je cherche mais... #flemme

4) Le livre PKJ qui sort prochainement/vient de sortir et qui vous fait le plus envie.
Dans l'ombre de Stella d'Alexandra Sirowy a l'air pas mal.

5) Un livre qui se passe près de chez vous.
Le jardin des poètes de Richard Andrieux que j'ai lu la semaine dernière, qui prend place à Béziers :)

6) Un livre avec une couverture qui évoque l'école.
La plupart des couvertures des Fables de La Fontaine. Rien que l'évocation de ce nom ou des illustrations, j'ai l'impression de retourner sur les bancs de l'école !

7) Un livre qui met en scène un professeur que vous auriez aimé avoir.
Le professeur McGonagall dans Harry Potter. J'aurais aimé l'avoir parce qu'elle est inspirante, juste, droite et terriblement classe !

8) Un livre où le personnage principal vient de déménager/commence une nouvelle vie.
La Quête d'Ewilan, Tome 1 de Pierre Bottero où Camille change de monde. Littéralement.

9) Un roman contemporain qui se passe au lycée.
Eleanor & Park de Rainbow Rowell.

10) Votre dernier achat.
Russie de Zamiatine, un recueil de nouvelles et essais qui est d'ailleurs ma lecture en cours.

Et voilà, j'ai comptabilisé 9 points, c'est plutôt pas mal ! Je ne tague personne mais si vous voulez tentez, allez-y ;)

vendredi 7 octobre 2016

Le Blog du Moment : Bibliblog

C'est le retour de la rubrique Le Blog du Moment, où je partage avec vous les blogs sympathiques que je trouve sur la toile !


Bibliblog est un blog mélangeant littérature et voyage. En effet, Sandra fait la part belle à ses deux grandes passions dans la vie et c'est toujours un réel plaisir de naviguer entre ces deux grands thèmes. Son blog est bien construit et il existe même un petit tutoriel pour comprendre tout son fonctionnement. Une vraie pépite que je vous conseille de découvrir au plus vite !

Enjoy it !

jeudi 31 mars 2016

Le Blog du Moment : Cinquième de Couv'

Il y a bien longtemps que je n'ai pas présenté de nouveaux blogs et, pourtant, je fais chaque jour de chouettes découvertes en la matière. Pour reprendre en main cette catégorie de mon blog, voici un nouveau Blog du Moment.


Cinquième de Couv', c'est le blog de Sandra, plus connue sous le pseudo de Jacana sur Accros & Mordus de Lecture. Lectrice compulsive rencontrée sur le forum, Sandra est le genre de copine de lecture qu'on aime avoir à ses côtés. Elle lit des tas de choses, toujours super intéressantes d'ailleurs, et ses avis ont le terrible pouvoir de vous faire sombrer du côté obscur de la force ! Son blog est simple mais efficace : on y trouve tout de suite ce qu'on vient y chercher et c'est pour cela que je vous le conseille grandement ! N'hésitez pas à y foncer tête baissée, ça vaut le détour.

Enjoy it !

mardi 25 février 2014

Partenaire : Il était un livre

Depuis que ce blog existe, je n'ai eu qu'une seule partenaire. Seulement, j'ai découvert des tas d'autres univers, des tas d'autres lecteurs et surtout, j'ai appris à connaître Lolly.

Lolly c'est une fille extra, au grand coeur, qui a toujours été là pour partager des projets depuis qu'on se connait. Nos discussions livresques ont toujours été passionnantes, tout comme les conversations complètement différentes qu'on a pu avoir. Et depuis un bon moment déjà, on bosse ensemble sur Accros & Mordus et ça n'est que du bonheur. C'est une correctrice de choc, une chroniqueuse parfaite, une A&M que j'aime d'amour.

Evidemment, si je vous présente Lolly aujourd'hui, ce n'est pas uniquement parce que c'est une personne en or, c'est surtout parce qu'elle a accepté d'être ma partenaire avec son blog Il était un livre.

rambalh


J'avais déjà présenté don blog précédent, Les pouvoirs des mots, mais elle a depuis changé d'adresse. Il faut savoir que Lolly est polyglotte : français, anglais, allemand, espagnol... Elle change de langue sans difficulté et lit dans ces quatre langues. Elle avait au départ un blog par langue mais a finalement préféré combiner le tout de façon plus ergonomique (d'où les jolis petits drapeaux en haut de son blog). Et c'est ce qui est magnifique avec Lolly : on voyage à chacune de ses lectures. Elle nous fait découvrir de nouveaux horizons à travers ses chroniques (elle organise d'ailleurs un challenge Travelling the world in books avec sa partenaire Patty pour ceux que ça intéresse) et c'est à chaque fois un délice.

Vous l'aurez compris, Lolly, je l'aime. J'adore sa façon de chroniquer, j'apprécie son univers et j'admire tout ce qu'elle peut faire de son blog. Ce partenariat n'est pas un hasard : son blog vaut vraiment la peine ! N'hésitez pas et faites comme moi : laissez-vous happer par ses mots !

Lolly, c'est aussi une photographe de talent, une innovatrice, une fille douée dans les arts manuels mais ça, ce sera pour la prochaine fois !

Voyagez avec Lolly !

dimanche 23 février 2014

Le Blog du Moment : Entre deux pages


Après une longue pause dans la présentation de mes blogs coup de coeur, je reviens avec une récente découverte, le blog d'une petite A&M qui se fait appeler Enorah, Entre deux pages. Passionnée de cinéma et de lecture, on y retrouve ses avis ciné comme ses avis livresques et j'aime particulièrement son oeil critique. Je vous conseille vivement son blog !

Enjoy it !

vendredi 24 août 2012

Rambalh souffle sa première bougie !


Aujourd’hui, Rambalh a un an. Il y a un an, je publiais mon tout premier article, je me suis lancée dans une aventure littéraire inédite et différente. Aujourd’hui, un an après, je ne regrette rien, bien au contraire.

Tout a commencé avec A&M. Il y a un an, je revenais en force sur le forum après une première année d’études supérieures jonchée de travail et de fatigue. J’avais décidé de repartir à zéro avec la lecture en revenant enfin sur le forum, forum où la plupart des A&M possédaient un petit blog littéraire où ils déposaient leurs chroniques mais plus encore. Séduite par ce que j’avais pu voir de mon entourage livresque, j’ai pris la décision de faire le grand saut le 24 août 2011.

J’ai voulu faire de mon blog quelque chose de très personnel et c’est ainsi que je l’ai nommé Rambalh, mot qui vient de chez moi, de mon Occitanie adorée. Au cours de l’année, je l’ai rempli de chroniques dont la plupart sont issus de partenariats avec mon forum. J’ai découvert des tas de livres sur le blog des autres lecteurs, j’ai eu le plaisir de voir passer par là des auteurs dont j’ai chroniqué les œuvres, j’ai aussi appris à connaître l’univers de personnes que je n’aurais jamais connues autrement.

Bien sûr, l’aventure bloguesque n’est pas sans taches. Je n’ai pas voulu suivre les modes des listes hebdomadaires ou mensuelles, je n’ai pas voulu me laisser embarquer dans cette manie d’organiser des concours à tout va pour cueillir des visites et des blogs, je n’ai pas cherché à créer des événements comme des swaps ou des lectures communes… Et tout ça parce que les concours, je les réserve pour mon forum qui me tient plus à cœur que mon blog parce que sur A&M, je ne peux pas me laisser aller : ici, je ne dois rien à personne mais là-bas, j’ai des tas d’A&M qui comptent sur le staff et moi pour faire vivre le forum. Les swaps, les échanges, les concours : tout est pour A&M. Mon blog, c’est mon petit à côté, une petite échappatoire où j’empile mes chroniques et mes découvertes. Les rubriques que je m’accorde sortent de ma cervelle comme Le Blog coup de ♥ ou encore La Petite Histoire. Au cours de cette année, la seule chose que je regrette, c’est de ne pas avoir suffisamment mis en avant ma région mais j’ai dans mes bagages de quoi y remédier pour cette nouvelle année.

Tout ça pour vous dire merci ! Merci de me suivre depuis un an, merci à ceux qui sont là depuis le début, merci à ceux qui sont arrivés en cours de route. Merci à vous qui me poussez par vos commentaires et vos visites à continuer à tenir ce petit blog. J’espère vraiment fêter les deux ans du blog l’année prochaine et pouvoir dire que l’année qui se sera alors écoulée aura été riche en articles littéraires et en échange avec vous.

Je ne vais pas citer mes petits blogueurs préférés parce que je suis sûre que je vais en oublier une trop grosse partie. Quoi qu’il en soit, je peux dire sans hésiter que les A&M de la blogosphère sont ceux qui m’inspirent forcément le plus ! Ils se reconnaîtront tous !

Pas de concours pour fêter les un an de mon blog, juste un nouveau design aux tons sobres comme je les aime, un retour sur la blogosphère grâce à la fin des vacances et une promesse d’hyperactivité !

Merci à vous et qu’un fabuleux rambalh littéraire s’occupe de remplir l’année à venir !

Rendez-vous dans un an !