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Rambalh, c'est un pot pourri de mes lectures, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog. Il est surtout né de mon besoin de garder une trace de mes lectures. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

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vendredi 7 septembre 2018

La Vague de Dennis Gansel (2008)

Encore une fois, je fais un petit article pour un film vu lors d’un visionnage commun sur Accros & Mordus de Lecture. C’est fou ce que j’aime regarder des films avec d’autres A&M, ça stimule et rend le visionnage tellement plus intéressant !



Synopsis
En Allemagne, aujourd'hui. Dans le cadre d'un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d'un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôle grandeur nature, dont les conséquences vont s'avérer tragiques.

Mon avis
La Vague est un mouvement autocratique mis en place par un professeur d’histoire politique dans un lycée allemand : le but est de faire comprendre aux élèves en quelques jours à quel point le pays n’est pas à l’abri d’une nouvelle dictature. Seulement, l’expérience dépasse le cadre de la salle de classe et la vitesse à laquelle les choses évoluent mais surtout dégénèrent est impressionnante.

Basé sur une histoire vraie, La Vague décrit à la perfection l’écran de fumée qui obstrue la vision des adolescents devant la mise en place d’une dictature. À travers un sentiment de cohésion, d’appartenance et de fierté, les jeunes élèves ne voient pas les travers de leur mouvement tant ils sont transcendés par les effets positifs qui les enveloppent. Ils travaillent ensemble, se dévouent à une cause, constituent progressivement un club dont tout le monde veut faire partie et ils ne se rendent pas compte de l’engrainage qui accélère dans la mauvaise direction.

L’uniformisation de la pensée, du comportement mais aussi du physique prend vite racine dans cette classe et commence à s’insinuer partout dans l’école où chacun veut avoir son rôle à jouer, quitte à devoir écraser ses camarades de route. Tout s’enchaîne très vite, les choses dégénèrent en moins d’une semaine et cette accélération colle parfaitement à l’idée qui est véhiculée par ce film : il n’est pas toujours évident de se rendre compte de la situation dans laquelle on a mis les pieds, c’est la base même de la manipulation de masse.

Ce sentiment d’unité qui est la base de l’engouement des élèves est aussi salvateur que dangereux : appartenir à un groupe, se sentir soutenu, savoir que l’on n’est pas seul rassure mais pousse ici à aller toujours plus loin. Surtout pour les élèves habitués à être en marge, pour ceux aussi qui n’ont pas confiance en eux et qui tâtonne dans l’océan social qu’est un lycée. Les esprits les plus faibles semblent même être ceux qui s’engagent plus intensément dans la cause, cette cause qui devient leur cause, le sens de leur vie à une vitesse fulgurante, à la vitesse de cette vague qui rassemble chaque élève croisant sa route, prête à réunir comme à détruire.

Entrer dans le détail des personnages n’est pas nécessaire, je vais seulement aborder les rôles types joués qui sont importants dans l’avancée de l’histoire. On retrouve le sportif populaire et gentil qui est déjà dans son élément au sein d’un groupe soudé et trouve naturellement sa place parmi les leaders, sans avoir réellement à fournir un effort important. Il y a l’élève populaire drôle et d’origine étrangère, sportif lui aussi, qui se donne corps et âme à la cause pour montrer qu’il est autant intégré que les autres au système. Il y a aussi l’adolescent peu sûr de lui, qui cherche la reconnaissance et l’approbation de son professeur et qui va se révéler être le soldat sans réflexion parfait, celui qui fera tout pour recevoir de petites gratifications, celui qui a besoin d’avoir enfin une place quelque part. On retrouve aussi la fille populaire, sûre d’elle, contente d’être dans le mouvement jusqu’à ce que sa position de leader soit menacée : elle ne se pose pas de questions parce qu’elle peut perdre son « trône » mais plutôt parce que ce n’est pas le travail ou la réflexion qui permet aux autres de monter, mais bien un engagement tête baissée et des actes qui deviennent immoraux. Enfin, on retrouve aussi une multitude d’élèves/pions, voués à mettre en place une hiérarchie plutôt pyramidale et promouvant haut et fort La Vague à tous.

À travers ce film, la prise de conscience sur la rapidité de la mise en place d’un mouvement totalitariste est réelle. Même si j’ai trouvé ces adolescents peu réfléchis finalement et assez terrifiant dans leur façon de se laisser manipuler sans problème, je me dis que le tout est bien joué et bien pensé. L’Histoire nous apprend le passé, les erreurs à ne pas reproduire mais nous montre aussi à quel point l’être humain oublie très vite les limites morales entre le Bien et le Mal au profit de son bien-être : pour se sentir membre du mouvement, ces jeunes sont prêts à tout et ne réfléchissent plus volontairement.

Aujourd’hui, on se rend bien compte de la nécessité de se sentir appartenir à un groupe. Et c’est notamment pour cela que, par exemple, le football rassemble autant en France et que la dernière Coupe du Monde a créé un mouvement d’unité nationale. Il est difficile de trouver actuellement une cause politique ou idéologique qui rassemble à ce point parce que nous restons marqués par l’histoire et nous avons du mal à nous immerger dans une cause, peut-être par peur d’en oublier notre identité au profit du groupe. Mais que se passerait-il si un mouvement politique réussissait à rassembler autant que le football ? Serions-nous capable d’en saisir les mauvais côtés pour savoir quand dire stop ? Après tout, un mouvement totalitaire peut avoir les meilleures intentions du monde, une idéologie noble, le souci c’est qu’il se place au-dessus de l’humain au profit du plus grand nombre et sombre facilement dans la répression sous prétexte d’apporter « le plus grand bien ». Et il réprime sans scrupule les idées divergentes dans ce but.

La Vague rappelle donc que nous ne sommes pas à l’abri de la mise en place d’un régime totalitaire et montre même que nous tendons de plus en plus vers un retour à ce modèle actuellement, alors que le sentiment d’inégalité est de plus en plus fort et que le besoin de s’identifier à un groupe augmente. Après avoir vu ce film, on se dit que la moindre étincelle pourrait enflammer le baril, baril qui est déjà prêt à l’usage.

Les avis des Accros & Mordus de Lecture

mercredi 28 mars 2018

Seul sur Mars de Ridley Scott (2015)

Je fais peu de critiques de films mais je m’y mets dans le cadre des Visionnages Communs Accros & Mordus de Lecture pour garder une trace de ces chouettes moments passés sur le forum.



Synopsis
Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. À 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver.

Mon avis
Seul sur Mars est un film de Ridley Scott, adapté du roman de science-fiction du même nom d’Andy Weir que je n’ai pas lu. Il est fort possible que je le fasse un jour pour pouvoir comparer les deux œuvres.

Lors d’une mission sur Mars, Mark Watney, biologiste, est laissé pour mort par le reste de l’équipage alors qu’une tempête force un décollage en urgence. Lorsqu’il se réveille, il prend conscience de la situation. Il ne peut contacter ses collègues ou encore la NASA et sait que la prochaine expédition n’arrivera pas avant plusieurs années. Dotée d’une rage de vivre puissante, Mark décide de tout mettre en œuvre pour survivre et trouver un moyen de contacter la Terre.

Les détails scientifiques ont su capter mon attention, notamment le petit côté MacGyver du héros, à travers la façon dont son ingéniosité lui permet de prolonger ses vivres, ses expéditions ainsi que sa motivation. Seul face à lui-même, le héros est son propre compagnon et c’est à travers des mini-vidéos qu’il tourne qu’il garde une trace de ses pensées ainsi que de ses journées. L’erreur sociale, sur la chatbox du forum, a d’ailleurs comparé ces passages à un vlog expliquant comment vivre pépouze sur Mars. Et, effectivement, on n’en est pas loin, c’est d’ailleurs un point qui a fini par me lasser même si j’en comprends l’intérêt.

En parlant de lassitude, j’ai trouvé le film trop long et notamment parce que je ne suis pas totalement entrée dans l’histoire. J’ai peu à peu décroché, attendant le dénouement mécaniquement, anticipant les obstacles prévisibles comme les tempêtes, les soucis techniques, les communications compliquées… Je n’ai regardé le film jusqu’au bout que parce que nous étions sur la chatbox à en discuter et que c’était franchement chouette.

Ce qui ne m’a pas lassée, par contre, c’est la vue. Les paysages utilisés pour imager la vue de Mars sont sublimes. Ces grandes étendues désertiques m’ont fait rêver et sont à mon sens le point fort de ce film. Les plans éloignés renforcent la solitude du personnage et poussent à l’introspection, au parallèle avec nos propres vies : ne sommes-nous pas seuls, nous aussi, face à nous-mêmes parfois ?

Bon, cette chronique est à l’image de mon implication dans le film : rapide et un peu superficielle mais je voulais garder une trace écrite de ce visionnage commun.

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lundi 16 octobre 2017

Blade Runner de Ridley Scott (1982)

Et c'est reparti avec un Visionnage Commun sur A&M : Blade Runner, version 1982 ! L'avantage, c'est que je découvre aussi des films que je n'aurais jamais regardés seule !



Synopsis
Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d'hommes et de femmes partent à la conquête de l'espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, une nouvelle race d'esclaves voit le jour : les répliquants, des androïdes que rien ne peut distinguer de l'être humain. Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d'un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés "hors la loi". Quatre d'entre eux parviennent cependant à s'échapper et à s'introduire dans Los Angeles. Un agent d'une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d'exécution, mais de retrait...

Mon avis
Blade Runner est un film de science-fiction assez librement adapté de Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick (que je n’ai pas lu) et dont une suite vient tout juste de sortir au cinéma.

C’est à travers le Visionnage Commun A&M que j’ai découvert ce film où l’humanité lutte contre des androïdes qu’ils ont créés : la machine a fini par dépasser le maître. J’ai eu énormément de mal à suivre le scénario, je n’ai d’ailleurs rien compris à l’intrigue initiale. J’ai cependant complètement adhéré aux thèmes évoqués et au message principal du film : je sais, ne pas comprendre la base du film mais comprendre le message caché, c’est bizarre… Mais c’est comme ça !

Les différentes scènes s’enchainent sans réel fil conducteur, et c’est ce qui fait que j’ai rapidement perdu pied. J’ai eu beaucoup de peine à faire le lien entre les éléments, les scènes, les personnages. C’est un style de cinéma que je ne maîtrise pas et qui me le rend bien. J’ai cependant beaucoup aimé l’esthétique du film, ce côté punk/gore dans les costumes, mais aussi la lumière. Le film datant des années 80, j’ai aussi souvent eu le sourire en voyant la vision du futur qu’il y avait à l’époque : les gadgets, les écrans, l’utilité des objets… Tout m’a paru bien kitsch avec le point de vue bien actuel.

Concernant le thème, j’ai beaucoup aimé la question principale qui se détache du film : qu’est-ce qu’une âme ? Finalement, les androïdes menacent l’humanité parce qu’ils sont doués de réflexion mais aussi parce qu’ils commencent à développer des sentiments. Quand la machine devient un être à part entière, quand peut-on dire qu’elle possède une âme ? À travers tout une symbolique visuelle, cette question revient, incessante : l’apparition de licornes est LE symbole qui a fait tilt dans ma tête. Quoi de plus pur et mystique qu’une licorne pour représenter l’âme ? Et qui a dit que l’âme était uniquement une caractéristique humaine ?

Au-delà de la science-fiction, Blade Runner pose la question de l’âme chez l’être humain : est-ce que l’âme est là dès notre conception ? Ou est-ce que c’est en se forgeant une identité, en grandissant et en faisant ses choix que l’être humain se construit son âme ? Question Ô combien intéressante quand on se penche du côté des croyances : en tant qu’athée, je préfère me dire qu’on crée notre âme en évoluant et apprenant la vie.

Malgré l’incompréhension générale du scénario et des scènes assez étranges, j’ai passé un excellent moment avec ce visionnage, notamment parce qu’on l’a regardé à plusieurs tout en discutant sur la chatbox du forum. On a bien rigolé et c’était chouette !

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mercredi 30 août 2017

Le Château de ma mère réalisé par Yves Robert d'après Marcel Pagnol

Et voici la suite du Visionnage Commun sur A&M avec le deuxième volet du diptyque.



Synopsis
Chaque fin de semaine et en été, le jeune Marcel Pagnol passe ses vacances en famille dans les collines du Garlaban, au-dessus de Marseille. Marcel a hâte de retrouver son « petit frère des collines », Lili des Bellons. Mais le trajet est long depuis la cité phocéenne. Joseph, le père de Marcel, décide alors de passer illégalement par les berges du canal pour raccourcir la marche de plusieurs kilomètres, ce qui n'est pas du goût d'Augustine, sa femme, angoissée à l'idée de traverser des propriétés privées. La famille Pagnol se fait bientôt surprendre dans les jardins du château de la Buzine appartenant à un ancien militaire.
Marcel s'éprend bientôt de la prétentieuse Isabelle Cassignol, fille d'un prétendu riche poète en vacances à La Treille. Aveuglé par l'amour, le jeune garçon délaisse bientôt sa famille et son ami Lili…

Mon avis
Le Château de ma mère continue de nous tracer l’enfance de Pagnol, mais avec cette sensation tragique, ce sentiment que la fin du film mène inévitablement à la fin de cette enfance heureuse et douce sous le soleil de la garrigue. Marcel grandit, change et commence à découvrir les affres de l’amour d’enfant. Il comprend aussi que son père n’est pas aussi tout puissant que ce qu’il croyait, que le monde n’est pas toujours ce qu’il parait être.

Comme La Gloire de mon père, Le Château de ma mère m’a encore une fois transportée dans ces paysages que j’aime, dans cette ambiance de vacances qui me rappelle mon enfance. Yves Robert a su à nouveau faire passer toutes les émotions à travers son film.

La menace pesant sur la fin de cette enfance qui se profile m’a encore prise aux tripes, même si je connaissais par cœur le déroulement de l’histoire. Cette façon de nous annoncer la fin d’une époque, d’une vie faire d’insouciance et de joie, comme Pagnol le disait si bien : « Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins. Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants. »

J’ai encore pris énormément de plaisir à revoir ce film avec Jacana pour le Visionnage Commun A&M.

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mardi 29 août 2017

La Gloire de mon père réalisé par Yves Robert d'après Marcel Pagnol

Je me lance dans la critique de film, de façon très brève et simple, pour un Visionnage Commun sur A&M avec un film qui a bercé toute mon enfance.



Synopsis
Fils d'un instituteur marseillais, Marcel Pagnol passe ses premières années dans le monde de l'école où il se montre naturellement bon élève. Jeune adolescent, durant les grandes vacances de l'été 1904, il découvre les garrigues environnant Marseille et le Garlaban, auxquels il restera attaché toute sa vie. La vieille bastide louée par la famille devient le centre d'une sorte de paradis peuplé de personnages pittoresques dont Lili des Bellons, un jeune paysan qui deviendra son ami et l'initiera aux mystères des collines.
Son père et son oncle s'adonnent à la chasse et c'est un exploit de chasseur, un doublé de bartavelles, qui deviendra la gloire de son père.

Mon avis
J’ai grandi en regardant le diptyque réalisé par Yves Robert, revisionnant chaque été sans m’en lasser La Gloire de mon père et Le Château de ma mère. Je n’ai d’ailleurs jamais ressenti le besoin de lire les livres tellement ces films m’ont marquée, sûrement par peur de casser cette magie qui est née en moi dès mon plus jeune âge.

La Gloire de mon père nous transporte à Marseille puis dans la garrigue qui la surplombe à travers les souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol. Ayant vécu à Marseille mais aussi ayant arpenté une partie de cette garrigue lors de ma formation, revoir encore une fois ce film m’a rappelé à quel point je me suis attachée à Marseille et ses environs.

Le film est fidèle à l’ambiance de la Provence que j’ai découverte et il offre une vision belle et émouvante du début du XXe siècle. La beauté de la garrigue est retranscrite à merveille à travers les images du film, le chant des cigales, cette impression de terre brûlée qui est aussi semblable à ma garrigue natale… Tout dans ce film me transporte.

La narration utilisant les mots de Marcel Pagnol apporte une touche émouvante et réaliste à l’ensemble, c’est d’ailleurs un des aspects que je préfère dans ce film, entendre cette voix, chargée d’émotion, peindre avec recul ces souvenirs mis en scène.

J’ai pris énormément de plaisir à revoir ce film avec Jacana pour le Visionnage Commun A&M. Il est désormais évident que je vais bientôt lire le livre pour enfin profiter de la plume de Marcel Pagnol dans son intégralité.

Les avis des Accros & Mordus de Lecture