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Rambalh, c'est un pot pourri de mes lectures, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog. Il est surtout né de mon besoin de garder une trace de mes lectures. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

dimanche 21 août 2022

ORACLE, Tome 2 : Ys City de Justine Morvan

L’ultime tome de la saga ORACLE de Justine Morvan étant sorti en juin, il faut évidemment que je relise les trois premiers tomes pour enfin savourer la fin de cette tétralogie. Ayant un retard monstre dans la rédaction de mes chroniques, je n’ai jamais pris le temps de rédiger mon avis sur le second tome alors je profite de cette relecture pour corriger le tir.



Quatrième de Couverture
« Le tome 2 du Men in Black celte »

La suite des aventures de Youna et de son unité nous emmène cette fois jusqu’aux forêts et aux métropoles du Royaume-Uni, à la recherche d’un remède contre un mal meurtrier répandu par l’Ankou, l’ange de la mort des légendes celtiques…

Les choses ne s’arrangent pas pour Youna et son équipe, chargés par O.R.A.C.L.E. d’enquêter sur de terrifiants cas de folie meurtrière. L’épidémie qui commence à infecter la zone celte, poussant ses habitants à la violence, est causée par le plus redoutable adversaire qui soit : L’Ankou, l’esprit de la mort. Ivre de haine, il sème sur son passage les graines de la peur et son message est clair : il ne s’arrêtera pas avant d’avoir envoyé dans la tombe tous les vivants à sa portée…

Contre le chaos qui approche, il faut désormais une arme et vite : le sang est prêt à couler et les requins rôdent…

Mon avis
Tic tac, tic tac,… Le rythme accélère considérablement dans ce tome où l’épidémie funèbre s’étend doucement au sein du petit peuple tandis que l’unité 29 commence à toucher du doigt le sac de nœuds bien plus imposant que prévu. Les souvenirs de Youna se débloquent, tout comme ses émotions à mesure que la lumière se fait sur la situation : l’infanticide à l’origine de la folie de l’Ankou dont elle a été témoin n’est que la partie immergée de l’iceberg…

Le second tome d’ORACLE nous plonge dans les dissidences entre les peuples mais aussi dans des rouages politiques plus sombres. Ce n’est pas la première fois que la zone celte subit ce qu’on appelle l’Ere du Glas : une légende, une histoire oubliée qui est en train de se répéter et qui pourrait mettre fin au monde. L’unité 29 est chargée de mettre la main sur un manuscrit gardé par les elfes, manuscrit qui pourrait contenir la clé pour mettre fin à cette machine infernale lancée par un homme qui n’était pas prêt à voir son unique enfant mourir…

Justine Morvan nous montre dans ce tome que son univers ne se limite pas à un simple monde d’urban fantasy où des créatures mythiques évolueraient dans nos temps modernes. Ici, on commence à comprendre l’étendue de son talent dans l’utilisation d’une mythologie existante pour en faire une histoire sombre, tortueuse et surtout qui tient la route. L’histoire est captivante, son appropriation des légendes est calée à la perfection et ses personnages se dévoilent plus encore, montrant des pans de leur passé pour qui permettent de comprendre qui ils sont aujourd’hui.

Les dialogues sont toujours aussi percutants, rendant le récit vivant et la lecture très agréablement fluide. Chaque personnage entrant en scène a un petit quelque chose de fabuleux, même lorsqu’il ne s’agit que d’un personnage utilisé dans un chapitre introductif pour dépeindre l’évolution de la situation générale (le premier chapitre de chaque tome est une pépite introductive qui se savoure sans retenue).

Ys City est un tome haletant qui nous plonge plus en profondeur dans l’intrigue et soulève autant de questions qu’il y a de répliques succulentes de la part de Netun (best Korrigan ever) et qui nous fait comprendre que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Une fois ce tome terminé, impossible de ne pas lire la suite (et là je me souviens de la dure attente entre ma première lecture du tome 2 et la sortie du tome 3).

Si vous n’avez pas encore sauté le pas pour cette saga, n’hésitez plus !

« Je crois… et je resteraui prudent, que ta rencontre avec l’Ankou a… débloqué quelque chose en toi de plus profond que de simples souvenirs.
- Des… sentiments ?
- Tu avais des sentiments avant, Youna. Mais pas aussi…
- Intenses ?
Le mot était juste. Netun s’approcha à son tour et la regarda.
- La vache Youna, t'as chopé des émotions ?
»

Avis ORACLE, Tome 1 : Korrigans de Justine Morvan
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vendredi 5 août 2022

Valeria, Tome 1 : Dans les pas de Valeria d'Elisabet Benavent

J'ai lu ce livre il y a presque un an, sur la plage, le soleil me tapant sur le citron et me grillant les neurones. Parfait pour ce genre de livre !



Quatrième de Couverture
Quand Bridget Jones s'invite dans Sex and the City

Elles sont quatre amies de toujours qui vivent à Madrid. Complices et inséparables, elles se connaissent sur le bout des doigts et se racontent tout. Vraiment tout. Surtout leurs histoires de cœur...

Valeria, 27 ans à peine, commence à s'encroûter avec son compagnon de toujours - elle déprime ;
Lola s'est entichée d'un super coup - mais il est fiancé ;
Carmen est amoureuse d'un collègue, mais elle n'ose pas se lancer - elle est un peu complexée ;
Nerea, la sainte- nitouche du groupe, vient enfin de rencontrer un homme à sa hauteur - mais...

Tout bouge lorsque Valeria rencontre Victor, un homme ô combien séduisant ;
lorsque Lola décide de réagir ;
lorsque Carmen parvient à séduire son collègue et découvre que le nouveau petit ami de Nerea n'est autre que... son propre boss - qu'elle déteste !

Leur amitié survivra-t-elle à ce drame ?

C'est drôle, c'est vif, ça pétille et ça passe aussi vite qu'une soirée entre filles. On s'est à peine embrassées qu'il est déjà l'heure de se quitter. À regret.


Mon avis
Valeria bloque devant la page blanche. Elle ne réussit pas à écrire son second roman attendu par son éditrice et c’est à l’image de sa vie, de son état stationnaire actuel. Son mari ne la regarde plus, elle se laisse aller, ses amies aussi rencontrent des obstacles… Valeria finit par secouer sa vie, au risque de se brûler les ailes en s’approchant trop près de la tentation, pour retrouver l’inspiration.

Comme beaucoup de lecteurs, j’ai lu ce premier tome après avoir vu la série sur Netflix. Le livre se laisse lire de la même manière que la série se laisse regarder : c’est pas foufou mais une fois monté dans le train, on se dit que l’arrivée est si proche que ça ne vaut presque pas le coup de faire demi-tour, surtout pour un si court trajet.

Dans les pas de Valeria est un roman qui s’ancre clairement dans la chick-lit en copiant, que ce soit à travers le ton ou les personnages, Sex and the City sans réussir à l’égaler et où le seul vent de modernité est finalement soufflé par la présence du smartphone. C’est un presque page-turner, le rythme étant parfois inégal, et une lecture qui prend très peu la tête.

A mon sens, l’écriture peine à trouver son équilibre par le manque finesse entre des passages bien écrits et des changements brutaux de style, ce qui a écorné ma lecture. Ce sont particulièrement les pensées directes de Valeria ou encore les dialogues qui sonnent faux par rapport à la narration et qui finalement rendent les personnages insupportables à la longue.

Ce premier tome détend, on peut tourner les pages sans se poser de question et surtout faire une comparaison avec son adaptation à l’écran. Avouons-le, c’est clairement le plaisir coupable du lecteur : lire l’œuvre originale pour savoir qui du livre ou de l’adaptation a notre préférence, pour trouver la moindre petite différence et, souvent, pour râler parce que « franchement, je n’avais vraiment pas besoin de me farcir ce truc alors que j’ai bien 200 autres livres qui frétillent d’impatience dans ma PàL ».

Je n’aurai clairement pas dépassé les premiers chapitres si je n’avais pas vu la série et si je n’avais pas été en vacances loin de ma bibliothèque à ce moment-là car ni le style, ni l’histoire, ni les personnages ne m’ont plu dans ce livre. Il marche sûrement très bien sur les amateurs du genre mais ce n’est clairement pas ma came.

Évidemment, étant une lectrice avec des habitudes bien reloues, on n’est clairement pas à l’abri d’une lecture de la suite « parce que bon, même si j’aime pas trop, j’ai quand même commencé la saga et j’aime me faire du mal en allant jusqu’au bout pour être sûre de ne plus jamais en entendre parler ensuite ». Ah, les joies de la lecture et ses travers.

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mercredi 15 juin 2022

Le Roi des Fauves d'Aurélie Wellenstein

Ce que j'aime avec l'achat d'occasion, c'est pouvoir acheter un livre juste pour sa couverture, son résumé ou mon humeur du jour. Ici, c'est la couverture et la quatrième de couverture qui m'ont tentée.



Quatrième de Couverture
Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya, Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils laissent le noble pour mort. Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ». Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible. Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…

Mon avis
Ivar, Oswald et Kaya décident d’outrepasser la loi et d’aller braconner sur les terres du maître des lieux, tiraillés par la faim. Seulement, le fils du seigneur les surprend et les prend en chasse et les humilie une fois acculés. Lorsque le jeune noble décide de s’en prendre à la jeune fille du groupe pour leur faire payer leur faute, une réaction en chaîne entraîne la chute du noble d’une falaise. Il y perd ses deux jambes et les trois adolescents leur liberté au profit d’un rituel les transformant en berserkirs, monstres sanguinaires dénués d’humanité.

Aurélie Wellenstein met en scène un univers inspiré des mythes nordiques pour questionner ses lecteurs sur les limites de notre humanité. Pour avoir essayé de nourrir leurs familles, trois adolescents sont condamnés à une peine pire que la mort : la transformation en berserkirs, monstres sanguinaires guidés par leurs pulsions, pour intégrer l’armée du jeune seigneur. Une fois le rituel lancé, il leur reste sept jours pour profiter de leurs derniers instants d’humanité. Sept jours de lutte contre l’ultime sentence, contre leurs instincts primitifs, ensemble. En leur retirant peu à peu leur humanité, c’est aussi leur innocence qu’on leur ôte. Incarnation de ce passage si complexe de l’adolescence à l’âge adulte, la transformation des personnages est progressive, douloureuse et inévitable. Elle passe par une lutte contre soi-même et par des choix.

Ce roman est sombre, dur, comme peut l’être l’adolescence. Nos trois héros sont confrontés à des situations dangereuses et mortelles mais ils sont surtout face à des choix tragiques, questionnant leurs instincts opposés à leur compassion. Le tumulte est grand au fil des pages, plus encore lors du tournant final de l’histoire.
Si nous avions eu à franchir ce cap, qui aurions-nous choisi d’être ? Quel type de « monstre », quel type d’adulte ?

Avec une plume qui sonne juste, Aurélie Wellenstein nous offre un roman qui s’inscrit de façon naturelle dans le medieval fantasy et qui nous pousse à nous mettre à la place de chacun des personnages, principaux comme secondaires. Certaines des métamorphoses que nous vivons dans notre vie ne sont pas simples et nos réactions peuvent prendre différentes formes ; la lutte, le sacrifice, l’acceptation, la fuite ou encore l’abandon total. Toutes les voies y sont représentées sans jugement, juste avec perspective au cours du récit. Une double lecture qui chamboule parfois mais qui fait de ce roman un excellent moment de lecture et de réflexion.

« Ivar ne répondit pas, il serrait les dents. La peur lui sciait les jambes et son estomac remontait dans la gorge. Tout son être lui hurlait de rebrousser chemin. S’il cédait, s’il reculait, alors la terreur refluerait, il serait de nouveau un adulte, confiant en sa force, et non ce petit enfant perdu dans le noir et ses peurs primaires. » p. 113

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samedi 11 juin 2022

Derrière le masque de Louisa May Alcott

J’ai reçu ce livre dans l’une des dernières Glory Book Box, celle de Noël Upstairs/Downstairs (cette box me manque beaucoup trop). Il s'agit d'un des romans que Louisa May Alcott a publié sous le pseudonyme A. M. Barnard.



Quatrième de Couverture
Mondialement connue pour avoir écrit des livres pour la jeunesse, Louisa May Alcott empruntait divers pseudonymes pour mettre en scène des histoires de vengeance et de pouvoir dans lesquelles les femmes se libéraient des préjugés pour lutter contre la domination masculine. En cela l'héroïne de Derrière le masque (1866) ressemble à s'y méprendre à Lady Audley, l'un des personnages de Mary Elisabeth Braddon. On y découvre une femme dont le comportement angélique trompe le milieu de l'aristocratie, dans lequel elle s'est introduite.
Ce roman ambigu et féroce, qui met en scène la vengeance et la revanche amoureuse et sociale d'une femme, se situe dans la lignée des thrillers de Wilkie Collins, Mary Elisabeth Braddon et Charles Dickens.

Mon avis
Jean Muir est embauchée par la famille Coventry comme gouvernante chargée de s’occuper de Bella, la petite dernière de seize ans. Sous son air angélique et son apparence fragile, Jean Muir est en réalité une actrice qui cherche un bon parti pour recommencer sa vie après un divorce scandaleux. Manipulatrice, elle réussit peu à peu à charmer chaque homme de la famille.

Derrière le masque est le premier roman de Louisa May Alcott que je lis et je n’ai pas été transcendée. L’écriture est fine, va à l’essentiel et brosse un tableau critique de la société de l’époque mais il n’y a rien eu de neuf que je puisse me mettre sous la dent. Ayant déjà gouté à ce type d’univers avec Jane Austen, notamment à travers le petit roman épistolaire Lady Susan, je sais que c’est le genre de lecture qui sait me plaire, ce n’était peut-être juste pas le bon moment.

Ce roman s’inscrit dans la lignée des romans à sensation du XIXe siècle et c’est ce qui fait son intérêt : mise en avant des classes les plus basses en opposition avec les plus hautes, démonstration de l’ironie du rôle de gouvernante qui se doit d’éduquer les jeunes filles de la haute société à la perfection tout en étant de rang inférieur, dénonciation de la prévalence de la naissance sur les qualités d’un individu… De nombreux sujets sont abordés dans ce court roman, de façon plus ou moins subtile et c’est toujours très agréable de lire un avis critique sur une époque vécue par un auteur.

Là où je n’ai pas été séduite, c’est sur la profondeur des personnages, ayant pris l’habitude au fil de mes lectures de les découvrir fouillés et non simplement caricaturaux. Je comprends le choix de l’autrice vis-à-vis de son histoire, du genre littéraire et de la taille de son roman mais ce n’est pas ce que j’attendais. Je pense que ce genre n’est pas fait pour moi : le roman à sensation de cette époque à son intérêt mais ses ingrédients ne sont pas parmi mes favoris. Cependant, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture.

Je prendrai sûrement le temps de découvrir Louisa May Alcott dans un autre genre, peut-être avec Les quatre filles du docteur March, son style a tout de même réussi à me charmer (mais j’ai tellement de livres qui attendent sur mes étagères).

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vendredi 10 juin 2022

Bière grenadine d'Hélène Vignal

J'ai découvert Hélène Vignal avec Si l'on me tend l'oreille et j'avais adoré sa plume et les émotions qu'elle pouvait transmettre à travers ses mots. J'ai donc rempilé avec un autre de ses romans qui est un coup de ♥.



Quatrième de Couverture
« On a enterré Yvan hier. Ça ne fait que vingt-quatre heures. Sa moto a dérapé jeudi dernier. Ça ne fait qu'une semaine. Il ne me parlait plus depuis six ans. Il me manquait depuis six ans. Il était déjà absent. Rien n'a changé. Sauf que. »
Claire et Yvan ont grandi ensemble comme frère et sœur. Puis un jour, parce que leurs parents se sont trop aimés puis déchirés, ils ont dû effacer leurs enfances communes. Ils avaient onze et douze ans et leur fraternité brisée, c'était juste des dommages collatéraux. Leur douleur n'a eu aucune place dans l'histoire des adultes.

Mon avis
Claire vient de perdre Yvan pour toujours, son meilleur ami d’enfance, mort à dix-huit ans dans un accident de moto. Ils s’étaient déjà perdus six avant, lorsque leurs parents se sont déchirés et lorsque leur amitié a été balayée sous le tapis avec les erreurs des adultes. Mais cette fois-ci la perte est définitive, emportée pour toujours par la mort.

Bière grenadine est une histoire de deuil.
Le deuil y est multiple, il se décline en plusieurs couches au fil des pages et nous entraîne dans son processus aux côtés de Claire.

Claire et Yvan ont grandi ensemble, comme frère et sœur, leurs parents étant amis et toujours ensemble : les weekends, les vacances, les moments de joie… Ils étaient accrochés l’un à l’autre, formant un tout, sous le regard attendri des parents qui les identifiaient comme un petit couple. Claire et Yvan s’aimaient d’un amour fort, fraternel, ce qui entrait déjà en collision avec le monde des adultes : le père de Claire et la mère d’Yvan ont eux été incapables de ça et ont traversé la ligne rouge, déchirant le cocon des enfants au passage. Ils avaient onze et douze ans.

Six ans plus tard, Claire est forcée de faire son deuil lorsqu’Yvan meurt brutalement. À travers son passé et son présent, elle remonte le fil de son histoire et on comprend qu’elle doit faire face à plusieurs deuils en même temps : celui de son enfance, celui de son amitié avec Yvan, celui des sentiments en suspens et enfin le deuil d’Yvan pour toujours.

C’est là toute la puissance et mais aussi la douleur de ce roman. Claire est restée suspendue dans le vide, au-dessus de la déchirure, attendant le retour d’Yvan dans sa vie, au moment opportun. L’accident de moto lui arrache cette perspective et la pousse en quelques jours à relancer la machine de sa vie pour sortir de son attente et poursuivre son chemin sur lequel elle s’est arrêtée six ans plus tôt.

De façon subtile, Hélène Vignal déroule les cinq étapes du deuil au fil du récit : le déni de l’attente des six longues années, la colère retournée contre les adultes, le marchandage par le besoin de rattraper l’Yvan des six années perdues, la dépression par la mélancolie et enfin l’acceptation lorsque Claire ferme enfin la porte d’Yvan pour en ouvrir une nouvelle.

Bière grenadine est un roman jeunesse au message fort et aux émotions puissantes, violentes. À chaque page, la boule au ventre mise en place dès le début de la lecture grandit, gigote, nous étouffe presque. On se fond dans les états d’âme de Claire, on calque nos deuils sur les siens et on respire à nouveau sur les dernières pages, libérés de ce poids confiés au début du récit par Hélène Vignal. C’est beau, c’est éprouvant et ça sonne juste. Un an après ma lecture, ça résonne encore dans ma tête et c’est toute la force de ce récit. Hélène Vignal a su encore une fois par la beauté de ses mots puiser dans nos ressources pour accepter les moments difficiles en faire nos forces.

« – Sauf qu’Yvan est mort. Et ça, c’est du présent pour toujours, je lui dis. » p. 33

« Plus je parle, plus Christophe me regarde. Il hoche la tête, il sourit souvent, il reconnaît Yvan. Quelqu’un qui le reconnaît, enfin. Je pose mes souvenirs derrière ses grosses lunettes, ils se nichent bien au chaud dans ses dreads. J’ai un endroit pour les poser, ils sont en sécurité avec lui. » p. 81

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vendredi 20 mai 2022

L'eau des collines, Tome 2 : Manon des sources de Marcel Pagnol

Marcel Pagnol a encore su m'émouvoir comme jamais. Rien qu'en relisant les lettres d'Ugolin et du Papet, j'ai la larme à l'oeil ♥



Quatrième de Couverture
Récit simple et puissant d'une lutte pour la vie, histoire d'un crime et de son châtiment, drame d'une vengeance, tragédie familiale, conflit des coeurs purs et des âmes fortes, opposant un jeune citadin plein de fraîcheur et d'enthousiasme à deux paysans durs, âpres, sournois, fermés, implacables, peinture exacte et magnifique des hommes de la terre, chant du monde, poème de l'eau, du vent, des saisons, des collines, Jean de Florette et Manon des sources sont tout cela et ils sont beaucoup plus que cela, un des sommets de l'oeuvre de Pagnol : le livre de la faute, de l'innocence et du pardon.

Mon avis
Le temps a passé depuis la mort du Bossu et Manon a bien grandi. Elle vit au fond de la garrigue avec sa mère, dans la grotte de Baptistine la Piémontaise. Elle élève son troupeau de chèvres, connaît les collines par cœur mais se cache dès qu’elle aperçoit les habitants des Bastides Blanches. À quinze ans, elle est devenue une magnifique jeune fille au regard aussi sauvage que son caractère. Après ces quelques années, Ugolin en tombe follement amoureux en la voyant. Cette folie l’entraîne alors dans une chute tragique lorsqu’il comprend qu’elle ne voudra jamais de lui.
Lorsque Manon découvre que le drame qui a emporté son père découle directement de l’avidité des Soubeyran et du silence du reste du village, elle décide de se venger en asséchant la source vitale du village.

Manon des sources est le tome de la culpabilité, de la vengeance et de la rédemption. Ugolin se laisse dévorer par son amour pour Manon autant que par sa culpabilité, c’est son châtiment ultime pour avoir lui-même avalé les rêves de Jean. Les habitants des Bastides Blanches, eux aussi, voient la foudre s’abattre sur le village. Par leur silence, ils ont laissé Jean de Florette mourir. Par leur communautarisme, ils ont choisi de ne pas aider cet étranger qui était pourtant tout aussi légitime à être là qu’eux. Par cette loi tacite du silence, les Bastidiens se sont attirés les foudres de la jeune Manon.
Et puis il y a le Papet, le vieux Soubeyran, dont la pénitence finale sera de savoir, comme dans une antique tragédie grecque, qu’il a lui-même manié l’arme qui a provoqué son agonie.

La délivrance arrive pour chacun de différentes manières et c’est Manon qui en est à chaque fois le mécanisme central, par le pardon ou par le drame. Cette petite Manon qui par son courage et son innocence fait un peu penser à la justice divine, mais surtout à une justice plus réaliste, une justice vengeresse et pas seulement cruelle comme celle de la religion. Manon est la colère, la haine mais aussi la compassion et le pardon. Elle est l’incarnation de la franchise, du naturel mais aussi de l’humanité : elle n’est pas parfaite, elle est humaine.

Manon des sources est une conclusion pleine de douceur et de tristesse à cette tragédie. Ce roman rappelle que les secrets, les non-dits et la méfiance finissent toujours par empoisonner les gens qui les portent, plus ou moins lentement. L’orgueil n’est jamais l’allié le plus loyal, il est celui qui finit un jour par précipiter notre chute.

Marcel Pagnol a su utiliser la simplicité de la vie de la campagne pour analyser une bonne partie de la complexité de l’humanité. Ses personnages tout en nuances sont portés par une plume toujours aussi délicieuse qui offre un pur moment de plaisir.

« […] Manon, ton père est mort. Il n’a plus de soucis. Moi, j’en ai. Il a vu sécher ses coucourdes, et ça fait pleurer tout le monde. Et moi, au même endroit, je vais voir crever mes œillets, et je vais mourir d’amour pour toi, et ça fera de la peine à personne ! » p. 223

L'eau des collines, Tome 1 : Jean de Florette
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jeudi 21 avril 2022

L'eau des collines, Tome 1 : Jean de Florette de Marcel Pagnol

Je poursuis petit à petit mon objectif de lire l'oeuvre poétique de Marcel Pagnol, cet auteur qui gagne chaque fois un peu plus mon coeur ♥



Quatrième de Couverture
Pour permettre à son neveu de s’installer, « le Papet » lorgne sur le terrain de son voisin. Il y existe une source : un vrai trésor dans la chaude Provence. À la surprise de tout le village, à la mort de Piquebouffigue, c’est un neveu bossu, Jean de Florette, qui hérite du terrain. Il s’y installe avec sa femme et sa fille Manon et se lance dans l’élevage des lapins. Mais l’eau manque cruellement et malgré ses savants calculs et son courage, il s’épuise à la tâche… Pourtant, de l’eau, il y en a. Mais pour inciter le citadin à partir, « le Papet » et son neveu Ugolin ont bouché la source...

Mon avis
Jean de Florette c’est l’histoire de cet homme de la ville venu réduire à néant les plans d’Ugolin et du Papet Soubeyran en héritant des terres du vieux Pique-Bouffigue. Ils avaient pourtant tout prévu : déprécier les lieux, cacher la précieuse source et racheter le tout pour une bouchée de pain. Seulement, Jean a d’autres projets : planter d’énormes coucourdes et nourrir avec un florissant élevage de lapins. Sans se douter un instant que les deux Soubeyran le sabotent, Jean de Florette se lance dans une aventure éreintante, impossible, accompagné de sa femme et de sa petite Manon.

L’eau des collines a été écrite par Marcel Pagnol après la sortie du film Manon des sources. Et c’est un réel bonheur de lire ces mots, de pouvoir entendre l’accent de la Provence à chaque phrase lue, de sentir la chaleur ardente de ces longs étés arides. Comme lorsque j’ai lu les premiers tomes des Souvenirs d’enfance, je me suis laissé complètement entraîner dans cette histoire de la terre.

Jean de Florette est un rêveur, un doux naïf mais il peut aussi avoir un côté agaçant par sa certitude que même le travail de la terre peut s’apprendre dans les livres. Cet agacement n’a sûrement d’autre but que d’éviter que le lecteur se retrouve à mépriser les paysans au profit seul d’un homme de la ville. C’est l’illustration de l’humanité par ses imperfections selon Pagnol qui transpire à travers les pages de ce livre : l’avidité des hommes mais aussi leur générosité, le naturel des protagonistes et leur profondeur sans avoir besoin d’y ajouter d’artifices.

Je reste admirative, aussi, de la capacité qu’a Marcel Pagnol de réussir à rappeler sans cesse que les mots du Sud sont poétiques, doux et chauds, qu’ils savent mieux que d’autres partager des images parlantes, parfois même dansantes. Je pense que je ne me lasserai jamais de son écriture, de la beauté de ces terres qu’il a arpentées et partagées avec nous à travers ses romans.

Marcel Pagnol est un auteur qui a su marqué ma vie de lectrice, et ce avant même que je n’ai lu un de ses romans : j’ai grandi en visionnant encore et encore les adaptations de ses Souvenirs d’enfance où ses mots m’avaient touchée. Plus je lis ses écrits, plus je le chéris.

« Il se disait socialiste laïque anticlérical, lisait ouvertement, sur sa terrasse, Le Petit Provençal, et vitupérait volontiers contre les jésuites, qui menaient la France à sa perte. Il était donc le chef des mécréants, qui n’étaient d’ailleurs que cinq ou six, dont l’activité anticléricale ne se manifestait que le dimanche matin, en buvant l’apéritif à la terrasse du café, au lieu d’aller à la messe. Cependant, aux élections municipales, il obtenait toujours une majorité assez faible, mais suffisante, parce qu’on disait que c’était « une tête », comme si les autres n’en avaient pas. » p. 11

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vendredi 15 avril 2022

Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

J'ai lu ce livre il y a un an et j'ai enfin pris le temps de poser quelques mots sur cette lecture. J'ai découvert au passage d'une adaptation sortira en août ! La bande-annonce laisse entrevoir quelque chose qui colle vraiment bien à mes ressentir au cours de la lecture et l'actrice principale me semble parfaite pour le rôle ! J'ai hâte !



Quatrième de Couverture
Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur " la Fille des marais " de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n'est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.
À l'âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l'abandonne à son tour.
La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.
Lorsque l'irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même...

Mon avis
Kya, abandonnée par sa famille, se retrouve à vivre seule dans la cabane du marais à l’âge de dix ans. Ne sachant ni lire, ni écrire, la petite fille ne peut compter que sur les ressources que lui offre le marais pour survivre. Sa rencontre avec Tate, jeune garçon qui va lui apprendre à lire et écrire, lui donne de l’espoir mais aussi la tristesse d’un nouvel abandon. Recluse, elle est « la Fille des marais », moquée, crainte mais aussi source de curiosité. Elle est aussi la coupable toute désignée lorsque le Golden Boy de la région est retrouvée mort : une marginale est forcément la coupable idéale.

Là où chantent les écrevisses est un roman où le décor mis en place prévaut sur l’intrigue elle-même. Delia Owens nous offre une ode à la nature, au temps et à la contemplation. À travers des descriptions tirant sur le traité de zoobiologie tout en poésie, l’autrice nous immerge complètement dans le marais, dans ses secrets, elle nous plonge dans cette ambiance si particulière où le temps semble se suspendre par moment. Cette atmosphère colle à la perfection au personnage principal, Kya, cette jeune femme qui vit de la nature, qui entre en communion avec elle et y trouve son seul réconfort. Le marais ne l’a jamais trahie.
La solitude de Kya prédomine tout au long de l’histoire, elle nous prend aux tripes et permet de nous fondre peu à peu dans son quotidien. Son parcours courageux illustre sa force, sa résilience apparente et colle au caractère que lui a donné l’autrice.
Kya nous fascine autant que ce qu’elle fascine le monde autour d’elle. Mais cette fascination se mêle aussi à la crainte des personnes qui la côtoient. À leurs yeux, elle reste une sauvageonne qu’ils suspectent avec facilité d’avoir commis le pire. Et nous, lecteurs, observons son histoire sans réussir à percer tous ses secrets, un peu comme les habitants de la petite ville de Barkley Cove. Kya nous touche mais en même temps nous fait douter parce qu’elle n’a pas les mêmes acquis sociaux que nous, parce qu’on ne peut complètement saisir tout ce qu’elle est.

Là où chantent les écrevisses est un roman où l’écriture truffée d’informations scientifiques est poétique, où la différence et la marginalité sont au cœur de l’intrigue et, surtout, où l’ambiance est maîtrisée à la perfection. Delia Owens a su me charmer par son univers, un univers où l’intrigue principale n’est qu’un moyen de mettre en avant l’histoire forte de Kya, cette petite fille solitaire malmenée par la vie qui gardera ses secrets et sa force toute sa vie durant. C’est un roman particulier qui pourrait ne pas plaire à tout le monde mais qui saura ravir les amateurs d’histoire où la nature y est décrite comme un personnage à part entière.

« Au bout d’un moment, elle répondit : « Qu’est-ce que tu veux maintenant, Tate ?
- Seulement que tu me pardonnes, si c’est possible. »
Il respira profondément et attendit.
Kya regardait le bout de ses pieds. Pourquoi celui qu’on a abandonné, celui qui saigne encore, devrait-il assumer la charge du pardon ? Elle ne répondit pas.
« Il fallait juste que je te le dise, Kya. »
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Les avis des Accros & Mordus de Lecture

dimanche 9 janvier 2022

La Ville sans Vent, Tome 2 : La fille de la forêt d'Éléonore Devillepoix

Et voilà mon avis pour le second tome de cette duologie sympathique.



Quatrième de Couverture
Alors que le froid s'abat sur Hyperborée, Lastyanax et Arka sont séparés. Le jeune mage a laissé derrière lui famille et amis pour se lancer à la recherche de sa disciple, partie retrouver ses racines loin du nord. Pendant ce temps, la conquête de la cité semble à portée de main pour le maître des lémures. Mais les projets mortifères de ses supérieurs vont faire vaciller ses plans... Parmi ces êtres aux destins entrelacés, qui prendra la tête de la ville sans vent ?

Mon avis
Après la débâcle d’Hyperborée, Arka s’enfuit pour éloigner la malédiction de la ville et trouver un moyen d’y mettre fin. De son côté, Lastyanax tente de résister face à ce qui semble être la fin de la grande Hyperborée. C’est en comprenant le passé et en affrontant l’adversité que nos héros trouveront les armes nécessaires pour lutter.

Ce tome m’a moins emballée que le premier et je pense que c’est l’excitation de la découverte d’un nouveau monde qui m’a manquée. C’était ce que j’avais préféré du tome un et ce qui évidemment n’était plus nécessaire dans le tome deux, à mon grand désespoir. Ce tome se concentre de façon logique sur la résolution de l’intrigue plutôt que sur l’univers créé. L’aspect enquête est aussi différent, plus tourné vers l’enchaînement de l’action, ce qui n’est pas un mauvais point mais j’ai perdu la fraîcheur du premier tome de ce côté-là. Mais ça fait partie du jeu et c’était ce qu’il fallait pour conclure cette duologie.

L’intrigue est toujours intéressante même si moins prenante et assez convenue. J’ai tout de même passé un agréable moment de lecture et ne suis pas fermée à une potentielle relecture. C’est tout ce que je demande à un livre : me faire voyager et me donner envie de refaire encore ce voyage de temps en temps.

Avis Tome 1
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mercredi 5 janvier 2022

La Ville sans Vent, Tome 1 d'Éléonore Devillepoix

J'ai lu ce livre en avril 2021, les détails sont un peu flous mais mon avis est enfin là !



Quatrième de Couverture
À dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d ‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ça tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé.
Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.

Mon avis
Tout oppose Arka et Lastyanax : caractère, parcours, aspirations, culture… Et pourtant, le destin les rassemble dans une aventure contre vents et marées (ouuuh dans une « ville sans vent » huhuhu) qui pourrait bien rebattre les cartes de leur monde respectif. Élève et mentor seront amenés à échanger leur rôle au fil des épreuves, tissant un lien touchant entre eux.

J’ai lu ce tome assez vite durant mes congés (il y a fort fort longtemps, mes souvenirs sont donc un peu flous), aidée par l’intrigue politique et le rythme assez bien maîtrisé de l’histoire.
La Ville sans Vent dépeint un décor magique, fabuleux, en mouvement tout en ayant l’air d’être figé dans le temps. Hyperborée est comme une fragile boule à neige : protégée de l’extérieur mais dont la moindre secousse peut entraîner la chute si elle n’est pas vite maîtrisée. Et cette secousse, c’est Arka, jeune fille de tout juste treize ans qui cherche les clés de son passé dans cette ville magique. C’est en affrontant un futur incertain, aidée de Lastyanax, jeune mage un peu perdu dans les tumultes de la cité, qu'ils vont tout faire pour sauver Hyperborée.

Si l’histoire n’a rien de novateur et est même assez prévisible, j’ai tout de même passé un très bon moment de lecture. J’aime découvrir de nouveaux mondes et celui-ci est particulièrement bien décrit, l’autrice nous offrant de superbes images à travers ses mots.
J’ai aussi beaucoup apprécié voir une relation fraternelle se nouer entre les deux héros : on laisse enfin de côté la traditionnelle romance qui sert d’excuser à leur lutte pour un lien plus complexe à construire mais avec surtout plus de charme. Et c’est évidemment le gros point positif de ce livre, ce petit plus qui fait que je n’ai pas eu à lever les yeux au ciel à cause des personnages : c’est quand même bien agréable pour une fois !
Même si l’intrigue n’est pas novatrice, elle se laisse tout de même apprécier et la fluidité de l’écriture d’Éléonore Devillepoix y est pour beaucoup.

La Ville sans Vent est un premier tome jeunesse très sympa à lire, avec une mention spéciale pour le caractère tout feu tout flamme de la jeune Arka qui a tout pour nous plaire et nous faire rire.

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