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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Mes lectures sont éclectiques tout en étant de plus en plus engagées vers la tolérance, l'ouverture d'esprit, les cultures différentes et le féminisme. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

samedi 25 avril 2020

Si l'on me tend l'oreille d'Hélène Vignal

Si l’on me tend l’oreille est un livre que j’ai découvert lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, fin 2019, parmi Les Pépites sélectionnées. La quatrième de couverture a eu raison de moi avec sa promesse d’un combat pour la liberté.



Quatrième de Couverture
Dans toutes les foires, on fait la queue devant la minuscule roulotte de Grouzna.
À chacun, la jeune fille murmure une phrase : « Si l'on me tend l'oreille, je parle. »
À chacun, elle prédit son destin.
Mais Grouzna ne sait pas lire son propre avenir. Elle ne sait pas que, par le caprice du prince des Trois Provinces, sa vie nomade va bientôt être menacée. Car on n'aime jamais ceux qui ont la liberté d'aller où ils veulent, en colportant les histoires et les secrets qu'on leur confie.
Alors Grouzna la solitaire va s'allier à d'autres Récalcitrants. Ensemble, ils vont se mettre en route.

Si vous lui tendez l'oreille, Hélène Vignal vous racontera dans ce livre de très nombreuses histoires, celle de Grouzna et du troubadour indomptable, celle de l'enfant au ventre tatoué et du cracheur de feu, du marin survivant, de l'homme qui parle à ses animaux de bois, de l'ermite aux chiens...
Elle vous amènera dans un monde poétique, aventureux et libre.



Mon avis
Si l’on me tend l’oreille est un livre que j’ai découvert lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, fin 2019, parmi Les Pépites sélectionnées. La quatrième de couverture a eu raison de moi avec sa promesse d’un combat pour la liberté.

Grouzna est une nomade, une jeune femme qui se rend de ville en ville pour s’installer au cœur des foires qui animent les lieux régulièrement. Il émane d’elle quelque chose d’irrésistible, un souffle de sérénité et de douceur qui fait que les clients défilent dans sa roulotte pour découvrir leur destin. Discrète, Grouzna se fond dans le décor jusqu’à ce qu’on pose les yeux sur elle. Si la jeune femme était persuadée d’être une personne se laissant porter par la vie, par les déplacements et par la volonté des Mères qui la suivent, elle découvre qu’elle est en réalité maîtresse de son destin et que sa force de caractère est bien plus présente que ce que l’on pourrait croire. Sans prévenir, elle fait souffler un vent de rébellion au cœur de ceux qui croisent sa route.

Si l’on me tend l’oreille est de ces romans qui coupent le souffle par les mots. La poésie qui s’échappe des phrases de l’autrice est à la fois douce et percutante. La trame de fond est bonne mais n’est là finalement que pour mettre à l’honneur la qualité de l’écriture, la puissance du message et magnifier des personnages qui ne seraient pas ce qu’ils sont sans cette plume. Je n’ai pas eu l’habitude de lire une littérature jeunesse où l’écriture primait sur l’histoire et c’est un pari réussi. Un pari d’autant plus risqué que Hélène Vignal choisit ici de raconter un conte doux-amer à son lectorat : elle ne ménage pas les jeunes âmes, elle coupe peu à peu l’espoir d’une histoire où tout finit bien avec brio. Elle nous rend tristes, nous donne envie de nous insurger mais nous conforte aussi dans l’idée que les difficultés et les désillusions ne doivent pas nous empêcher de poursuivre nos routes.

Ce roman se savoure pour ses mots, pour ce sentiment de révolte qu’il fait naître en nous et pour ses personnages qui pourraient être toi, moi, les autres. Il se savoure parce qu’il rappelle que rien ne peut arrêter un esprit libre, que la peur n’est pas un problème mais peut au contraire être un moteur et que les autres ne sont un obstacle que lorsqu’on leur en laisse le pouvoir.

« Comme tous les ambulants, elle apprit ainsi que transformer la réalité en histoires permet de la rendre acceptable et de continuer à faire partie du monde. Car elle savait d’instinct qu’on pardonne mal aux rescapés d’avoir vu le pire et d’en être revenus. »

Les avis des Accros & Mordus de Lecture

1 commentaire:

  1. Je ne connaissais pas ce livre mais si j'en ai l'occasion, je le lirais, ton avis me fait envie... d'autant plus que j'aime beaucoup la collection doAdo de chez Rouergue !

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