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Rambalh, c'est un pot pourri de mes lectures, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog. Il est surtout né de mon besoin de garder une trace de mes lectures. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

mercredi 7 mars 2018

Sang lié de David Bosc

Une lecture qui me laisse un sentiment mitigé, qui date d'il y a plusieurs mois mais que je voulais quand même partager ici.



Quatrième de Couverture
Par bonheur, je suis revenu de rien.

Sang lié est le récit d’une initiation, de la découverte merveilleuse et douloureuse du monde après l’adolescence, des barrières auxquelles on se heurte. Il existe plusieurs manières de les contourner ou de les franchir. L’alcool d’abord, avec ses dérives nocturnes qui bouleversent le paysage urbain. La révolte, la solitude, le refus du monde et de soi emprisonnent le narrateur dans toute la première partie du livre, âpre et violente. Le ton change dans la seconde, l’atmosphère s’éclaircit avec la découverte que l’amour est possible. Loin des confessions cyniques et complaisantes à la mode, David Bosc livre sur la rencontre entre deux êtres des pages qui viennent rappeler que “l’amour fou" des surréalistes est toujours d’actualité et sans doute une salve de résistance à l’oppression que nous fait subir quotidiennement la société contemporaine.

Mon avis
Sang lié est un livre à l'écriture superbe, au rythme tantôt fluide, tantôt saccadé, où les mots nous entraînent dans un chute vers le terrible âge adulte. Seulement, malgré la beauté de l’écriture, je n’ai pas été touchée. Chaque paragraphe pris à part est beau, poétique, mais le tout ensemble devient lourd et déroutant.
Je n’ai pas apprécié ma lecture, j’ai même énormément décroché, ne réussissant pas à me concentrer plus de quelques lignes sur l’intrigue tant les tournures de phrase, aussi belles soient-elles, accaparaient finalement toute mon attention.

Au-delà de l’écriture, le thème abordé m’intéressait mais j’ai eu l’impression, comme souvent avec ce genre de lecture, de lire les états d’âme d’un héros torturé par la vie alors que la torture n’est rien d’autre que le fruit de son esprit. C’est un thème que j’apprécie généralement, entrer dans la tête des personnages et en comprendre les terribles rouages mais là, j’avais l’impression d’être face au cliché du jeune adulte grillant sa cigarette au bord de sa fenêtre et pleurnichant parce qu’il trouve que le soleil ne se lève pas assez vite pour justifier sa pose de poète maudit. C’est un ressenti tout personnel mais qui a suffi à me rebuter sur le reste des pages. Étrange d’ailleurs ce sentiment que d’apprécier le style, la forme mais pas du tout le fond. Peut-être parce qu’il me renvoie au fouillis qu’a été mon passage à l’âge adulte, au fait que se confronter à la réalité est bien plus complexe qu’il n’y parait ? Est-ce que le combat intérieur mené par le héros n’est pas celui de tous ?

Finalement, je n’ai pas compris l’ensemble du bouquin, appréhendant mieux les passages pris séparément et j’ai trouvé ça dommage. Je salue la qualité de la plume mais ne peux que regretter de n’avoir rien ressenti.

« La langue nous occupait beaucoup ; aussi bien, tout finissait par nous y conduire. Elle voulait croire qu'un jour nous susciterions une langue nouvelle, parce qu'elle trouvait intenable d'avoir à faire usage de celle des assassins, de n'avoir que celle-là pour faire la lumière.»

Les avis des Accros & Mordus de Lecture

mardi 6 mars 2018

Les Passeurs de livres de Daraya de Delphine Minoui

Je suis, comme toujours, en retard sur mes chroniques mais certains livres comme celui-là méritent un article donc je replonge au coeur de mes souvenirs ! Les Passeurs de livres de Daraya m'a bien trop bouleversée l'an dernier pour que je n'en parle pas ici ♥



Quatrième de Couverture
De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d’explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d’exhumer des milliers d’ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville.

Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd'hui d'étouffer. Ce récit, fruit d'une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature.

Mon avis
Daraya, ville assiégée aux portes de Damas, subit les attaques du régime syrien durant quatre longues années. Historiquement vue comme une ville se soulevant contre l’oppression, la pression mise sur la ville par le régime sert d’exemple. Une rumeur circule selon laquelle la ville serait dotée d’une bibliothèque secrète, d’un lieu où la résistance se fait d’abord par l’esprit. C’est en entrant en contact avec les habitants de Daraya que Delphine Minoui nous entraine dans la réalité de la guerre en Syrie, dans la lutte pour la survie et, surtout l’évasion de l’esprit.

Au fil des pages, on pénètre dans le quotidien bouleversant des habitants de Daraya qui, au fil des bombardements, tentent de sauver les livres des bibliothèques des maisons détruites. Soucieux de peut-être restituer un jour les ouvrages à leurs propriétaires, les livres sont tous identifiés et stockés dans le sous-sol d’un immeuble qui devient un lieu hors du temps pour les habitants. Certains y apprennent l’anglais pour lire de nouveaux livres, d’autres se forment à la philosophie pour rêver à un monde meilleur… Et, au milieu de cet espoir fait de mots le quotidien foudroyant refait toujours son apparition, rappelant à tous que la Syrie est tiraillée par un conflit intestinal.

Sans réellement prendre parti, Delphine Minoui nous offre un nouveau regard sur le conflit syrien, une toute autre vérité que celle diffusée par le régime ou encore les journalistes télé. On y découvre la complexité de ce conflit qui n’a pas que deux camps mais où plusieurs idéaux luttent, prenant dans leur étreinte violente de nombreux civils en otage.

Les Passeurs de livres de Daraya est une ode à l’Humanité, rappelant que se raccrocher à un pillier, ici la littérature, permet d’affronter la réalité aussi terrible soit-elle. Ce livre m’a énormément fait relativiser sur mon quotidien et m’a rapprochée plus encore des livres qui sont un moyen de lier les êtres humains entre eux, à travers des lignes communes tracées sur du papier mais qui s’impriment dans l’âme à jamais.

« Bachar al-Assad avait fait le pari de les enterrer tous vivants. D’ensevelir la ville, ses derniers habitants. Ses maisons. Ses arbres. Ses raisins. Ses livres.
Des ruines, il repousserait une forteresse de papier.
La bibliothèque secrète de Daraya. »

« Nous sommes tellement désolés pour ce qui vient de se passer en France.
À Daraya, nous sommes à vos côtés contre le terrorisme. Si nos souffrances n’étaient pas aussi profondes et si les bombardements étaient moins intenses, nous aurions allumé des bougies en signe de solidarité, mais malheureusement nous ne pouvons pas faire grand-chose.
J’espère que vous allez bien et que, là où vous vous trouvez, vous n’êtes pas en danger. Sachez combien nous sommes navrés. Nous vous présentons nos condoléances, à vous et à toute la population française.
Nous savons que, si le terrorisme a malheureusement endeuillé la France, c’est parce qu’elle appuie notre combat pour la liberté.
Nous sommes tellement reconnaissants envers le soutien des Français.
Merci du fond du cœur.


Qui ne serait pas ému à la lecture d’une telle lettre ? Ahmad vit sous une pluie de bombes. Il a perdu tant d’amis, n’a pas vu sa famille depuis quatre ans. À Daraya, son quotidien est une montagne d’urgences. Il a pourtant pris le temps de rédiger ce message, de partager sa compassion.
Un terroriste ne s’excuse pas.
Un terroriste ne pleure pas les morts.
Un terroriste ne cite pas Amélie Poulain et Victor Hugo. »

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vendredi 19 janvier 2018

L'Assassin Royal, Tome 1 : L'apprenti assassin de Robin Hobb

Encore une lecture de 2017 pour une lecture commune sur Accros & Mordus de Lecture ! On n'arrête pas les découvertes grâce au forum !



Quatrième de Couverture
Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L' enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...

Mon avis
J’ai longtemps entendu parler de Robin Hobb et de ses sagas qualifiées d’incontournable en fantasy, puis la lecture commune sur Accros & Mordus de Lecture m’a poussée à enfin me lancer.

L’univers mis en place dans ce premier tome par Robin Hobb est riche en détails et personnages sans que cela ne soit un problème, bien au contraire : on découvre ce monde aux côtés de Fitz, jeune bâtard perdu au cœur de la capitale. Tout son apprentissage nous permet de nous familiariser pas à pas avec l’univers et ça a été avec un grand plaisir que je me suis plongée dans les intrigues et la vie des personnages.
Fitz grandit au fil des pages et se retrouve affublé d’un destin dont il ne peut se défaire et qui va marquer chacune des étapes de sa route. La vie n’est pas simple pour lui qui se forme à travers les épreuves et qui montre un caractère fort qui se forge au fil des pages. S’il est souvent en train de s’apitoyer sur son sort, sur ce qu’on attend de lui, on ne peut que compatir compte tenu de la dureté de la vie qu’on lui réserve.
Les personnages secondaires sont développés, caricaturés mais ils réservent peu à peu des surprises, des nuances : le dessein de chacun se dessine autant que celui de Fitz. Entre alliés et ennemis de notre héros, on navigue en eaux troubles avec comme intrigue secondaire ces mystérieux pirates qui finissent par prendre une place grandissante au fil des chapitres.

L’écriture de Robin Hobb est un des points forts de ce premier tome : le style n’est pas simpliste mais il reste fluide, nous entraine paradoxalement simplement à sa suite pour notre plus grand plaisir. J’ai beaucoup aimé ce tome de mise en place tant par son intrigue que par les mots choisis et je poursuivrai sans aucun doute cette saga.

Les avis des Accros & Mordus de Lecture

jeudi 18 janvier 2018

Communardes ! Tome 1 : Les Éléphants rouges de Wilfrid Lupano et Lucy Mazel

J'ai quelques chroniques en retard de mes lectures 2017 mais je me rattrape ! Je vous présente un tome 1 qui peut sans problème se lire indépendamment dans cette trilogie !



Quatrième de Couverture
Hiver 1870. Prélude de la Commune. Alors que Paris, assiégée par l'armée prussienne, subit le froid et la famine, Victorine, onze ans, passe le plus clair de son temps à s'occuper de Castor et Pollux, les deux éléphants du Jardin des plantes. Cette passion pour les pachydermes a le don d'énerver sa mère, engagée dans le mouvement des femmes qui veulent s'impliquer dans la défense de la ville. Mais Victorine est bourrée d'imagination, et elle veut être à la hauteur des ambitions de sa mère. Nourrie par les exploits des célèbres éléphants d'Hannibal, elle élabore un plan pour libérer Paris. Un plan génial, démesuré, contre lequel Bismarck ne peut rien. Un plan de petite fille livrée à elle-même dans un monde d'adultes...

Mon avis
J’ai poursuivi ma découverte de l’univers des livres graphiques avec le premier tome de la saga Communardes ! attirée par la participation de Lucy Mazel. J’ai adoré son style dans Edelweiss et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé son coup de crayon.

Les Éléphants rouges est un tome qui nous guide dans la vie de Victorine, une petite fille qui aime l’aventure et jouer des coudes pour se faire une place dans la petite bande de copains dont elle fait partie, des enfants livrés à eux-mêmes la journée pour grappiller quelques sous par les temps durs qui courent. À travers son regard d’enfant, une nouvelle vision du siège de Paris nous est offerte et elle n’est pas si édulcorée que cela : Victorine appartient à un monde qui n’est pas privilégié, elle et sa mère vogue de maisons en maisons, essaient de gagner de quoi se nourrir quand les rations réservées à chacune ne suffisent pas.

Forte de courage et d’ambition, Victorine est l’incarnation de cette jeunesse qui cherche coûte que coûte à se gorger d’espoir pour continuer à trouver une raison de vivre. À travers son plan fou, on vibre, on espère et on déchante… Parce que les choses ne se terminent pas toujours bien et que lutter n’est pas toujours suffisant, surtout lorsqu’on est une petite fille que personne ne souhaite écouter. L’innocence de Victorine, déjà bien touchée par le monde qui l’entoure finit par disparaître complètement lors de son énième combat contre la réalité et m’a touchée.

Un émerveillement pour l’esprit comme pour les yeux avec ce tome qui me fera sans aucun doute acheter et dévorer les suivants.

Les avis des Accros & Mordus de Lecture

jeudi 23 novembre 2017

Entre deux mondes d'Olivier Norek

Chronique tardive mais les émotions sont toujours aussi fortes quand je repense à cette lecture. J'ai découvert avec ce roman Olivier Norek et je ne compte pas m'arrêter là !



Quatrième de Couverture
Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences.

Mon avis
Rien n’était censé faire se croiser Adam, ancien flic syrien et Bastien, flic français. Rien si ce n’est la guerre civile qui secoue la Syrie et la zone de passage qu’est la Jungle de Calais pour les réfugiés qui aspirent à de jours meilleurs en Angleterre. Rien si ce n’est une série de meurtres qui attirent le regard de ces deux hommes aux destins qui se mêlent, ces deux hommes qui sont les seuls à s’intéresser à ce qu’il se passe réellement dans cette Jungle, l’un de l’intérieur, l’autre de l’extérieur.

Entre deux mondes est une vraie claque qui continue de résonner des jours durant, qui se digère difficilement et qui fait qu’on ne peut plus aborder l’histoire des réfugiés sans serrer les dents de tristesse.

J’ai commencé ce livre sans savoir de quoi il parlait, en ne lisant que la quatrième de couverture et je ne m’attendais pas à une telle explosion de sentiments, à un bouleversement si intense ou un sujet si poignant.

Olivier Norek nous plonge avec réalisme dans cette Jungle de Calais où sont parqués ces réfugiés qui cherchent par tous les moyens à traverser la Manche. Venus de différents continents, ils aspirent à trouver une vie nouvelle, loin de l’horreur qui gangrène les pays où ont poussé leurs racines. Avant de livre ce livre, on sait que les choses sont moches, violentes, inhumaines dans ce camp. On le sait, on le voit de loin et ça s’arrête là. Puis on lit les mots de Norek, on se retrouve face à des personnages certes, fictifs, mais construits à partir d’histoires vraies, des personnages qui servent à rendre hommage à toutes ces personnes qui ont foulé cette Jungle. Les coups, les viols, les mutilations, les pressions, les menaces, la peur constante, la faim, le froid… Rien ne nous est épargné et c’est tant mieux parce que ce qu’il se passe sur notre territoire est insoutenable.

Au milieu de la fiction, Norek nous donne des chiffres, des faits, des rouages du système français. On apprend comment il est possible que des gens fuyant l’enfer de leurs terres se retrouvent dans un no man’s land administratif afin que personne n’ait à être responsable officiellement de leurs vies. On pénètre dans cette Jungle où les lois sont un mélange de survie, de coutumes étrangères mais, surtout, une horreur sans nom où chacun essaie de s’en sortir au détriment des autres. Parce que ces personnes, ces êtres humains qui ont risqué leurs vies des années durant n’ont plus rien à perdre et n’ont qu’un espoir : se reconstruire ailleurs, quitte à détruire les autres. Rien à voir avec une nature profondément mauvaise : quand on a traversé l’horreur et qu’on y vit encore, les limites pour s’en sortir n’existent plus.

Flics, migrants, associations, riverains… Tout le monde a un jour le mauvais rôle mais chacun essaie de faire bouger les choses à travers son propre prisme. Tandis que d’autres profitent de la misère pour se faire de l’argent, comme les passeurs de migrants, ces vendeurs de rêve qui conduisent le plus souvent vers la mort.

Le premier chapitre est écoeurant, glaçant et il annonce clairement la couleur de l’ensemble de l’histoire qui, malgré l’espoir qui se construit au fil des pages, la sensation d’humanité qui persiste et se débat, n’aboutit qu’au triste constat que seuls une poignée de réfugiés réussit à atteindre l’objectif final. Certaines histoires s’éclaircissent mais des milliers d’autres sombrent de plus en plus vers les ténèbres du désespoir.

Je ne vais pas disserter sur l’intrigue ou les personnages : en quelques lignes, ce serait impossible et j’en révèlerais bien trop. Et puis, la fiction ne suffit pas à oublier qu’Adam, Ousmane, Kilani, Nora, Maya, … sont une multitude. Une multitude d’êtres humains qui sont ballotés au grès de leurs espoirs et des restrictions imposées par d’autres. Des centaines de milliers de personnes qui sont forcées de partir de chez eux pour espérer entrevoir un autre avenir, quitte à mourir en route plutôt que mourir oppressés.

On ne peut ressortir indemne de cette lecture, j’en suis encore toute retournée des semaines après ma lecture et je ne le regrette pas. Je conseille à chacun de lire Entre deux mondes mais faites bien attention à votre petit cœur.

Ce n'est pas le premier. La violence est partout puisque la pauvreté est immense. Tu ne peux pas mettre ensemble dix mille hommes, quasiment enfermés, tributaires de la générosité des Calaisiens et des humanitaires, sans autre espoir qu'une traversée illégale, et croire que tout va bien se passer. Des morts, il y en a toutes les semaines. Les No Border les traînent aux limites de la Jungle, devant les CRS, mais parfois ils sont simplement enterrés entre les dunes et la forêt. Si un jour ils rasent la Jungle, il ne faudra pas creuser trop profond.

Les avis des Accros & Mordus de Lecture