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Rambalh, c'est un pot pourri de mes lectures, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog. Il est surtout né de mon besoin de garder une trace de mes lectures. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

samedi 18 juillet 2015

La Quête d'Ewilan, Tome 3 : L'île du destin de Pierre Bottero

Et voilà la chronique du tome 3 de La Quête d'Ewilan de Bottero pour le Challenges A&M Retour en enfance.



Quatrième de Couverture
Il s'agissait d'un loup assez jeune, au torse puissant et aux crocs impressionnants. Assis sur ses pattes arrière, il les observait avec curiosité, sans une once de crainte. Camille marcha dans sa direction. Il ne lui prêta pas une attention particulière, mais, quand elle ne fut plus qu'à deux mètres de lui, il montra les dents et se mit à grogner. Elle s'immobilisa. Recule, lui ordonna Edwin à mi-voix. Sans tenir compte de ses paroles, Camille s'accroupit lentement, regardant le loup dans les yeux.

Mon avis
Après l'éveil des Figés, il fallait s'attendre au but de ce dernier tome : Ewilan doit retrouver ses parents. Il faut boucler la boucle : tout commence avec une jeune fille orpheline, dont la famille adoptive n'est qu'une sorte d'enveloppe sans saveur, qui ne peut être réellement elle-même sans son histoire. Il semble donc logique que l'aboutissement de cette quête soit la réunification de la famille Gil' Sayan. Et cette réunification passe par l'intégration de Mathieu dans l'histoire, un Mathieu qui commence à accepter le fait d'être en réalité Akiro.

Sans trop en dire, on passe enfin aux choses sérieuses, à une histoire où la politique commence à prendre son importance, à une quête où Ewilan choisit désormais ses ennemis. Si au début de la saga, elle est attaquée pour le danger qu'elle représente, elle sait désormais choisir ses propres cibles et c'est en cela qu'elle grandit réellement. Au-delà de son esprit très mâture, c'est en prenant en main cet aspect de son destin qu'elle se façonne pour de bon.
Salim devient un Alavirien à part entière et Mathieu s'adapte plutôt bien. Ellana évolue différemment elle aussi, tout comme Edwin, Bjorn et Maniel. Comme dans les tomes précédents, on apprécie cette évolution, on comprend comment se construisent ces personnages.

Côté histoire, tout va très vite sans être trop facile pour autant si l'on accepte la grande facilité de base qu'à Ewilan à passer outre les épreuves. Chaque élément à une nouvelle fois son importance pour le meilleur comme pour le pire.

Franchement, je ne regrette en rien cette relecture qui me permet aujourd'hui de passer enfin à la lecture de la suite, Les Mondes d'Ewilan, chose que je n'avais pas encore eu l'occasion de faire.

Je conseille franchement cette saga qui, malgré des défauts comme partout, est un enchantement. Le talent de Bottero était réel et il aura sans aucun doute marqué plusieurs générations de lecteurs : la mienne mais aussi les plus vieux et marquera les plus jeunes si on leur met ses livres entre les mains.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge A&M Retour en enfance.

La Quête d'Ewilan, Tome 2 : Les frontières de glace de Pierre Bottero

Je poursuis mon avancée dans le Challenges A&M Retour en enfance le tome 2 de La Quête d’Ewilan : Les frontières de glace de Pierre Bottero.



Quatrième de Couverture
En Gwendalavir, Ewilan et Salim partent avec leurs compagnons aux abords des Frontières de Glace pour libérer les Sentinelles garantes de la paix. Ils repoussent en chemin les attaques de guerriers cochons, d’ogres et de mercenaires du Chaos, résolus avec les Ts’liches à tuer Ewilan, mais se découvrent un peuple allié : les Faëls. Salim se lit d’amitié avec une marchombre aux pouvoirs fascinants, tandis qu’Ewilan assoit son autorité et affermit son Don. Mais pour prétendre délivrer les Sentinelles, elle devra d’abord percer le secret du Dragon.

Mon avis
Ma relecture du tome 1 de La Quête d'Ewilan m'a évidemment forcée à lire la suite. A la re-dévorer même. Une nouvelle fois, j'ai suivi avec passion les aventures de notre joyeuse bande de compagnons. Je n'ai toujours pas retrouvé l'immense plaisir ressenti à la première lecture de la saga mais j'ai tout de même passé un excellent moment. De nombreux détails s'étaient perdus dans les tréfonds de ma mémoire et cette relecture reste tout de même tout sauf ennuyeuse.

Camille évolue encore au fil des pages. Elle reste une jeune fille bien trop mâture pour son âge, ce qui influe sur ses acte et paroles mais change. Ce n'est pas tellement en maturité qu'elle gagne mais en profondeur. Ce qu'elle vit et découvre la rend plus vraie à mes yeux. Salim, lui, évolue bien plus qu'elle. Tout comme le reste des compagnons de route. On creuse le caractère d'Ellana qui est fascinante, de nouveaux visages apparaissent... Artis et Chiam sont différents des autres personnages et leur sont à la fois complémentaires.

L'univers de Bottero ne doit rien au hasard et on le comprend au fil des pages. Chaque rencontre, chaque micro-événement a sa justification, son importance. Cette réflexion au cours de la construction du récit rend les choses tellement plus fortes !

Je ne m'étendrai une nouvelle fois pas plus sur cette chronique car je mélange bien trop les événements entre les tomes. Je conclurai seulement en insistant une nouvelle fois sur le plaisir que j'ai eu à redécouvrir cet univers, à me replonger dans les aventures d'Ewilan et ses compagnons.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge A&M Retour en enfance.

vendredi 12 juin 2015

Les Lutins Urbains, Tome 2 : Le dossier de Bug le Gnome de Renaud Marhic

Second tome de cette saga jeunesse lu dans le cadre d'un partenariat avec l'auteur. Merci à Jacana pour la correction !



Quatrième de Couverture
On les croyait disparus à jamais,
chassés de nos contrées par la modernité.
Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne,
les lutins se sont faits urbains !
Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs
d’agaceries, tracasseries, et espiègleries…

Ordinateurs en folie… smartphones ensorcelés… Quel est donc ce “virus” qui menace la Grosse Cité ? À peine remis de sa rencontre avec le Pizz’ Raptor, Gustave Flicman doit se rendre à l’évidence : un nouveau lutin menace la ville !
Comme par hasard, revoilà le Professeur B. Avec son aide, le jeune policier se lance sur la piste du redoutable Bug le Gnome. Vite ! Ça sent déjà le grillé…
Gustave parviendra-t-il à ne pas péter les plombs ? Car voilà ses 5 sœurs à l’hôpital, victimes d’une mystérieuse intoxication… Tandis que Bug le Gnome s’est introduit dans le Laboratoire d’Étude et de Recherche Nucléaire de la Grosse Cité…

Mon avis
Nous retrouvons Les Lutins Urbains dans le second tome de la saga, Le dossier Bug le Gnome. Bien décidé à mettre de côté tout ce qu’il a côtoyé d’étrange en pénétrant dans l’univers d’Onirie, Gustave Flicman essaie de se convaincre sans cesse que les lutins n’existent pas pour ne plus croiser leur route. Malheureusement pour lui, ses tentatives sont vaines, et c’est Bug le Gnome, spécimen fauteur de trouble, qui se met sur son chemin. Tout se détraque au sein de La Grosse Cité et Gustave se sent obligé d’intervenir. Enfin... peut-être l’y force-t-on sans qu’il ne s’en rende compte !

Nouvelle trame, nouveau personnage haut en couleurs ! Nous retrouvons toute la clique de l’Université d’Onirie avec grand plaisir, l’humour percutant du premier tome est toujours là et la magie opère à nouveau. On en apprend un peu plus sur le supérieur mystérieux qui tire les ficelles des enquêtes sur les sujets oniriques sensibles et on suit l’évolution de Gustave qui s’extrait plus encore du moule auquel il appartient. Toujours aussi loufoque, l’histoire nous entraine à nouveau dans les délires de l’auteur qui sont un vrai ravissement.

Cette fois, c’est l’omniprésence des systèmes technologiques qui est au centre de l’histoire, avec toujours cette critique de la société où chacun suit les règles sans se poser de questions. Après tout, livrer un babouin au sous-secrétariat d’Etat à la Jeunesse est tout à fait logique, non ? Et jouer avec les lois de la physique sans se préoccuper des conséquences n’a rien de bien embêtant, si ?
Renaud Marhic réussit même à offrir à ses lecteurs quelques petites connaissances en sciences, de quoi allier l’utile à l’agréable. Si avec ça, nos petites têtes blondes ne veulent pas en apprendre plus sur le Boson de Higgs, il y a un problème !

Comme avec le premier tome, j’ai pris un grand plaisir à ma lecture. L’humour est parfaitement dosé, la trame du tome intéressante, les personnages géniaux. L’évolution du héros est logique, ses interactions avec le monde qui l’entoure prennent plus de sens : Gustave grandit. Le livre se lit vite, sans accroc et c’est ce qui en fait un très bon roman jeunesse qui, une nouvelle fois, s’adresse à toutes les générations !

Merci encore une fois à l'auteur pour sa confiance et cette seconde lecture qui ne fait que confirmer mon ressenti !

Les Lutins Urbains, Tome 1 : L'attaque du Pizz' Raptor de Renaud Marhic

Découverte d'une sympathique saga jeunesse via un partenariat avec son auteur, Renaud Marhic. Merci à Jacana pour la correction !



Quatrième de Couverture
On les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité. Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne, les lutins se sont faits urbains ! Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries, et espiègleries… Quel est donc cet inconnu qui s’en prend aux livreurs de pizzas, leur dérobant leur chargement sans jamais faire main-basse sur l’argent ? Gustave Flicman, jeune policier de la Grosse Cité, croise un soir le voleur. Si ce n’est pas un lutin, ça y ressemble bien… Mais voilà le coupable arrêté : c’était un simple SDF. Affaire réglée. Pas pour Gustave ! Qui ne se doute pas que sa quête du Pizz’ Raptor va le mener jusqu’à l’Université d’Onirie. Là où les Lutins Urbains ont trouvé refuge. Sous la protection du mystérieux Professeur B., Docteur en Lutinologie...

Mon avis
Premier tome de la saga Les Lutins Urbains, L’attaque du Pizz’Raptor nous entraine dans un futur où technologie et féérie se mêlent avec quelques difficultés. Gustave Flicman, jeune policier, enquête sur d’étranges vols de pizzas et outrepasse les limites fixées par ses supérieurs quand un innocent est arrêté à la place du vrai voleur. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un lutin et que les lutins, c’est bien connu, ne sont pas censés exister…

Renaud Marhic offre à travers ce premier tome un futur où tout n’est que publicité et lobotomisation. Si, en apparence, on a l’impression d’être dans un monde simple, adressé uniquement à de jeunes lecteurs, il n’en est rien. A travers de tout petits détails, une bonne critique de notre société actuelle et de ce qu’elle pourrait devenir se cache au sein de l’histoire. Tout est sponsorisé par de grandes marques, même le commissariat ! Les gens semblent ne se poser que très peu de questions sur la justice, le fonctionnement politique de la ville, la gestion de la vie de tous les jours… Et c’est en ça que Gustave est un vrai héros de roman : il n’est peut-être pas très doué mais il se pose les bonnes questions et s’extirpe de ce quotidien où les habitants de La Grosse Cité suivent une voie sans jamais la quitter.

Au-delà de cet aspect, l’univers décrit par l’auteur est délicieusement drôle. Les êtres féériques sont loufoques, très politiquement incorrects et attachants. J’ai dévoré avec plaisir ce premier tome teinté de  poésie brute. Malgré leurs phrases en vers, la façon qu’ont les lutins de s’exprimer est vivante. La lecture des dialogues parait naturelle, jamais trop lourde alors qu’elle pourrait facilement l’être. De nombreux appels aux lecteurs parsèment les pages du roman et ils permettent de tisser un lien entre l’auteur et ses lecteurs : un coup de maître de la part de Renaud Marhic, qui trouve là un moyen d’accrocher l’intérêt des petits comme des grands.

Les personnages sont stéréotypés mais c’est une chose voulue et qui s'inscrit parfaitement dans l’univers des Lutins Urbains : ils font partie du futur dessiné ici et les personnages s’en extraient peu à peu au fil des pages.

La trame de ce premier tome est originale, elle colle parfaitement à l’univers et à ce qu’on peut attendre d’un tel roman. Elle est suffisamment compréhensible pour un lectorat jeune et attractive pour un lectorat plus âgé.

En créant une saga jeunesse qui s’adresse aussi à un public plus âgé, Renaud Marhic a réussi un coup de maître : appâter enfants, parents et grands-parents ! Tout le monde peut trouver son bonheur au cœur des pages. A lire sans modération pour toutes les générations !

Merci à l'auteur pour sa confiance et ce moment lecture fort agréable.

lundi 27 avril 2015

La Quête d'Ewilan, Tome 1 : D'un monde à l'autre de Pierre Bottero

Cette année est placée sous le signe des Challenges A&M pour le blog. Aujourd’hui, je poste enfin la chronique concernant ma relecture du tome 1 de La Quête d’Ewilan : D’un monde à l’autre de Pierre Bottero dans le cadre du Challenge Retour en enfance ainsi que de la lecture commune A&M du moment.



Quatrième de Couverture
Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier... Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses. Te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherchée, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable...

Mon avis
C’est avec un immense plaisir que je me suis lancée dans cette relecture, dix ans après la première. Dix longues années au cours desquelles je n’ai pas arrêté de me dire qu’il fallait que je relise cette première trilogie pour enfin pouvoir lire la suite. Retrouver Camille, Salim, Edwin, Duom, Bjorn et Ellena a été un pur bonheur. La plume de Bottero, son univers, sa fantaisie… J’ai eu l’impression de retrouver les émois de la première fois où j’ai lu la trilogie. Evidemment, il me manquait un petit truc, ce petit quelque chose auquel on a droit uniquement à la première lecture. J’envie les personnes qui découvrent cette saga pour la première fois. Un peu comme on envie le petit cousin qui lit Harry Potter pour la toute première fois.

Si j’avais oublié des tas de détails concernant l’intrigue, je n’avais en rien oublié l’ambiance, les émotions, la nature unique de ce qui se dégage de ce livre. Même avec dix ans de plus, j’ai été touchée par la magie de Gwendalavir.

Bon, trêve de mièvreries, passons à plus concret.

Dix ans après, ma façon d’aborder un livre a changé et je l’ai ressenti en relisant ce premier tome.

L’histoire, tout d’abord, va très vite. La lectrice que je suis aujourd’hui aime les récits plus fournis, plus riches en détails. Et, pourtant, malgré cette rapidité, tout s’enchaine sans réel couac. On apprend pas à pas à découvrir ce monde dans lequel Camille et Salim se retrouvent plongés, on s’émerveille face à l’histoire réelle de Camille, dont le vrai nom est Ewilan, on se prend à rêver que, nous aussi, on vient en réalité de Gwendalavir…

Camille, d’ailleurs, a un petit quelque chose d’agaçant, ce côté gamine-je-sais-tout-en-faisant-genre-que-non, qui ne m’avait pas tant marquée que ça dans le passé. Bien trop mâture pour son âge, elle est beaucoup moins attachante que les autres personnages. Certaines de ses réactions sonnent légèrement trop faux, certaines de ses phrases aussi. Heureusement, il y a la fougue de Salim pour contrebalancer cela : aaaah Salim ! Comment avais-je pu oublier à quel point il est fabuleux ? Si Camille ne se soucie guère de se retrouver dans un autre monde puisqu’elle sent qu’elle est enfin chez elle, la réaction de Salim est, elle, exceptionnelle. Il ne vient pas de Gwendalavir et, pourtant, accepte le fait de potentiellement devoir y rester. Et plutôt bien d’ailleurs : son détachement vis-à-vis de son monde montre clairement ses failles. Camille est la seule personne qui lui témoigne de l’intérêt et elle est plus importante à ses yeux que sa propre famille.
Dans la catégorie « autres personnages », on retrouve Bjorn, ce chevalier au grand cœur, qui se veut plus bête qu’il ne l’est en réalité et dont la relation avec Salim est touchante à souhait. Il y a Duom, ce dessinateur qui avait tout du vieux type blasé jusqu’à ce que Camille fasse son apparition et devient une sorte de papy gâteau à sa sauce. Le grand Edwin, trop parfait à mon goût, dont on se doute de l’importance dès qu’il lâche une mission pour l’empereur juste parce qu’une paire d’yeux violets apparait. Et Ellana. Ellana qui dans mon esprit était la grande guerrière mystérieuse et merveilleuse et qui, finalement, dans ma relecture du premier tome, m’a moins marquée. Forte, balèze même, le récit n’est pas assez creusé pour qu’on comprenne la grande complicité qui s’installe entre elle et Camille et cela m’a manqué.

Je ne vais pas aller plus loin parce que, au final, je ne fais pas un avis comme j’en ai l’habitude de faire. J’ai plutôt l’impression de superposé mon avis d’aujourd’hui à mes souvenirs d’il y a dix ans et aller plus loin serait probablement gâcher l’histoire pour certains.
Relire ce tome a été une agréable expérience. J’ai pu voir à travers mes réactions mon évolution littéraire tout en gardant cet émerveillement que j’avais pu avoir en découvrant cet univers. C’est fascinant de voir à quel point on peut rester marqué par une lecture comme celle-là. Comme quoi, les lectures qui sont fortes un jour peuvent le rester.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge A&M Retour en enfance.