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Rambalh, c'est un pot pourri de mes lectures, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog. Il est surtout né de mon besoin de garder une trace de mes lectures. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

mercredi 14 décembre 2022

Six of Crows, Tome 2 : La Cité corrompue de Leigh Bardugo

Relire certains passages pour rédiger cette chronique m'a ravie, plus d'un an après ma lecture. La preuve que cette saga est un coup de ♥



Quatrième de Couverture
Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

Mon avis
Kaz Brekker et ses acolytes ont réussi leur mission impossible : ils ont extrait Kuwei de l’imprenable Palais des Glaces. Seulement, leur commanditaire les a roulés et ne compte pas payer leur prime. Pire, il détient le Spectre. Déclencher la fureur de Brekker alors qu’une guerre se prépare dans les différents camps pour la tête de Kuwei n’est pas la meilleure façon de tirer son épingle du jeu. La Roi des voleurs n’a pas dit son dernier mot et les têtes n’ont pas fini de tomber.

La Cité corrompue, deuxième tome de la duologie Six of Crows, nous plonge plus profondément dans les rouages sombres et tordus de Ketterdam où tout s’achète, se vend, se marchande. Inej a été capturée par Van Eck qui a compris qu’elle pouvait être la faiblesse de Kaz Brekker. Mais celui-ci n’est pas seul, la totalité de l’équipe est prête à tout pour retrouver le Spectre, par tous les moyens possibles. Cette épreuve n’est que la première d’une longue série où Leigh Bardugo exploite une à une les failles de ses personnages. J’ai cru que l’autrice était déjà allée au cœur de l’essence de ses personnages dans le premier tome et je me suis trompée : dans ce tome, elle décortique leurs pensées, leurs émotions, elle épluche leur âme et les met sans cesse dos au mur. Elle tire d’eux le meilleur comme le pire et les rend plus humains que la plupart des personnages de fiction que j’ai croisées au fil de mes lectures. Certes, ils triomphent, mais pas sans y laisser des plumes. Ils paient chaque fois le prix de leurs victoires, avec une inflation constante, comme un miroir de cette ville où le commerce surpasse le reste. Certaines additions sont tout de même plus lourdes que d’autres, mais tout ne peut pas se finir dans l’allégresse au sein d’un tel monde.

Six of Crows a été un véritable coup de cœur jusqu’au bout, une réelle bouffée d’air euphorisante après une panne lecture qui m’a permis de retrouver le feu sacré. Cette saga fait clairement partie de celles que je relirai un jour, avec grand plaisir. Je ne regrette pas d’avoir découvert le Grishaverse avec cette duologie même si la lecture de la trilogie grisha ensuite m’a semblé un peu fade : Six of Crows m’a permis d’adhérer illico à l’univers. Je regrette juste de ne pas pouvoir redécouvrir un jour complètement l’histoire : il y a des livres comme ça que l’on voudrait toujours revivre comme la première fois.

« Elle prit une respiration vacillante. Les mots déferlèrent tels des coups de feu, rapides et brusques, comme si elle ne supportait pas d’avoir à les prononcer.
– Je n’étais pas sûre que tu viendrais.
Kaz ne pouvait pas le reprocher à Van Eck. C’est lui qui avait fait naître le doute chez la jeune fille avec toutes ses paroles glaciales et ses petites cruautés.
– Nous sommes tes coéquipiers, Inej. On ne laisse pas les nôtres à la merci d’un rebut de mercurien.
Ce n’était pas la réponse qu’il aurait voulu lui donner. Et sûrement pas celle qu’elle aurait voulu entendre.
Quand elle fit volte-face, ses yeux rayonnaient de colère.
– Il allait me briser les jambes, répéta-t-elle, son menton levé, sa voix tremblant. Serais-tu venu s’il l’avait fait, Kaz ? Si je n’avais plus été en mesure d’escalader les murs ou de monter au sommet d’une corde ? Si je n’étais plus le Spectre ?
Dirtyhands, non. Le garçon qui pouvait les sortir de là, récupérer leur argent, les maintenir en vie, l’aurait juste achevée pour abréger ses souffrances et aurait continué sa route sans se soucier de ce qu’il avait perdu.
– Je serais venu te libérer, assura-t-il, et il le répéta en voyant le regard dubitatif de la jeune fille. Je serais venu et si je n’avais pas pu marcher, j’aurais rampé pour toi. Et même si tu avais été totalement brisée, on aurait continué à se battre ensemble. Tu aurais perfectionné ton lancer de couteaux, ton maniement des armes à feu. Parce que c’est ce qu’on sait faire. On n’arrêtera jamais de se battre.
»

Avis Six of Crows, Tome 1 de Leigh Bardugo
Les avis des Accros & Mordus de Lecture

mercredi 7 décembre 2022

Six of Crows, Tome 1 de Leigh Bardugo

C'est sur Accros & Mordus de Lecture que j'ai entendu parler de la saga Six of Crows pour la première fois. Je l'avais donc ajouté sur ma liseuse, pour la lire un jour. Et, en vacances, seulement armée de cette même liseuse, j'ai ouvert ce livre sans rien en attendre... Ce fut l'une des meilleures surprises de mon année 2021 !



Quatrième de Couverture
Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Brekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant...

Mon avis
Kaz Brekker est le Prince des Voleurs, un génie du larcin de la ville de Ketterdam où les rêves ne sont voués qu’à se fracasser avec violence contre la réalité. Son ambition n’a de limite que les moyens dont il a besoin pour atteindre son but : la vengeance. Lorsqu’il est engagé pour la mission la plus complexe mais aussi rentable de sa vie, le prince compte bien en profiter pour s’accaparer la couronne de Roi. Pour cela, il réunit une équipe aux multiples facettes qui va affronter bien plus que la mort. Et si, ensemble, ils finissaient par avoir le pouvoir de sauver le monde ?

Six of Crow est une duologie qui s’inscrit dans l’univers Grisha, connu sous le nom de Grishaverse par les fans. Je n’avais pas lu la saga Grisha avant de me lancer dans ce livre mais cela n’a en rien entravé ma lecture. Dès les premières pages, j’ai été conquise par l’atmosphère de Ketterdam, par ses ruelles sombres et inquiétantes. J’ai donc pu passer rapidement au travers de la difficulté principale de cette saga : chaque personnage important de l’intrigue possède ses propres chapitres et dès le début, on se retrouve submergé par une multitude d’informations et de noms. L’univers état riche, il aurait été clairement plus simple de commencer par Grisha. Heureusement, j’ai été séduite dès le départ par la plume de Leigh Bardugo et n’ai donc pas été rebutée par la complexité de l’univers qu’elle a créé : j’aurais clairement raté ce qui a été un coup de cœur !

Le premier tome de Six of Crows offre un schéma assez classique pour le genre : une quête, une équipe de joyeux trublions, des péripéties de plus en plus tortueuses pour pousser les personnages dans leurs retranchements et… La magie d’une histoire fabuleuse ! Les ingrédients se transforment en un plat divin que j’ai dévoré goulûment alors que je pensais juste m’accorder un petit snack durant les vacances. Et c’est un tout : la recette parfaite n’existe pas sans des ingrédients de qualité, sans le respect minutieux de chaque étape mais aussi le talent. Le scénario, les fils de l’intrigue, le cadre, l’univers de fond et, enfin, les personnages. Tout a été réuni pour m’offrir le meilleur des repas de fantasyde l’année 2021 (oui, c’est loin, j’écris ces mots avec un poil de retard).

L’écriture s’articule autour d’un narrateur omniscient qui vogue de personnage en personnage, nous offrant tous les points de vue nécessaires à la compréhension de la mission, du monde et, surtout, des liens qui unissent les protagonistes et la façon dont ils évoluent. Si la plume et l’univers de Leigh Bardugo sont ses points forts, ses personnages sont son chef d’œuvre. On entrevoie cette pièce de maître dans ce premier tome, les mécanismes qui ont conduit les protagonistes dans cette quête. Ils sont là où ils doivent être et parfaits pour leur rôle. Ils sont chacun la somme des épreuves qui ont jalonné leurs vies et c’est franchement agréable de suivre des personnages bien construits. Ils ne sont pas torturés parce que c’est pratique pour l’histoire mais bien parce qu’ils vivent dans un monde vicié, parce qu’ils vivent cette histoire.

Parmi les livres de fantasy jeunesse que j’ai lus récemment, Six of Crows est une pépite, une très belle découverte qui m’a rappelé qu’un livre pouvait aussi me plaire par absolument tous ses aspects et pas juste quelques points. J’ai tout aimé et ça ne m’était pas arrivé depuis un moment. Six of Crows est un coup de cœur !

« - Je suis un homme d'affaires, lui avait-il expliqué. Ni plus, ni moins.
- T'es un voleur Kaz.
- N'est-ce pas exactement ce que je viens de dire ?
»

Avis Six of Crows, Tome 2 : La Cité corrompue de Leigh Bardugo
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dimanche 4 décembre 2022

ORACLE, Tome 4 : Résistance de Justine Morvan

Il est enfin arrivé, le délicieux mais aussi triste moment de lire le dernier tome de la saga ORACLE. Après avoir relu les trois premiers tomes, je me suis jetée sur cet ultime tome que j’ai lu en une journée (Ah, ces doux dimanches où l’on reste enfermé pour lire encore et encore ♥). J’ai mis du temps à écrire cette chronique, sûrement parce qu’elle est le point final de mon aventure avec cette saga et que ça fait quand même un petit quelque chose.



Quatrième de Couverture
Londres est tombée. Tandis que les derniers rescapés fuient les ruines de l’ancienne capitale et que la panique gagne la planète, les infectés eux, poursuivent leur marche vers l’Europe continentale. Face au macabre compte à rebours les séparant de l’apocalypse, Youna et ses compagnons doivent agir vite. L’Ombre a tourné son regard vers Rome et Salvertia, la seule arme capable de blesser l’esprit de la mort, est toujours introuvable.
Mais tandis que Merlin avance ses derniers pions et que l’étau se referme autour des vivants, la résistance s’organise dans la cité éternelle.
Antiques dieux et jeunes enchanteurs, petits guerriers et rebelles farouches forment une alliance sacrée, unis par une certitude commune : Rome sera le théâtre de la plus sombre des batailles et de son destin dépendra celui du monde.

Mon avis
Dans ce dernier tome, le rythme passe sa dernière vitesse, celle qui s’emballe et qui fait qu’on ne lâche la lecture qu’à la toute fin. L’intrigue atteint son point culminant où l’autrice démêle enfin tous les nœuds qu’elle a confectionnés. J’ai à peine pris le temps de respirer au fil des pages, me laissant guider par le sprint final. C’est toujours délicat pour moi d’arriver à cette étape finale d’une saga parce que c’est prenant et épuisant à la fois : je lis vite et prends peu le temps de digérer au fil des pages, attendant l’ultime phrase pour inspirer un grand coup et intégrer pleinement ce que je viens de lire. Cette lecture m’a vidée de mon énergie et, paradoxalement, j’en suis sortie rassasiée : les promesses de cette saga ont été tenues jusqu’au bout.

Les personnages explorent plus que jamais leurs limites pour venir à bout de la menace ultime, ils sont confrontés à leurs démons intérieurs et doivent d’abord triompher d’eux avant de pouvoir espérer vaincre l’origine du Mal qui consume le monde magique. Sortir indemne de cette guerre n’est pas à l’ordre du jour, personne n’est épargné. C’est un flirtant avec la fin du monde que chacun revoit ses priorités, jusqu’à comprendre qui ils veulent être. On s’attache à tout ce petit monde au fil des tomes, au grand désarroi de notre petit cœur. Si le parcours de certains personnages était tout tracé, à l’image de Youna qui est présentée dès le premier tome comme un personnage clé de l’histoire, d’autres protagonistes sont aussi sortis du lot : Justine Morvan a su garder ses petits secrets au fil des pages pour nous offrir un final collaboratif à la hauteur.

Même s’il s’agit d’un dernier tome, Justine Morvan nous gratifie encore de nouveaux éléments sur son univers qui viennent apporter une dernière marque bien à elle. Elle nous laisse entrevoir l’étendue de ses idées pour cette saga en apportant des pistes sur d’autres mythologies, avec une interprétation à sa sauce qui se laisse apprécier.

Ce quatrième tome est une très bonne conclusion pour O.R.A.C.L.E., qui n’étire pas inutilement dans le temps et qui va directement à l’essentiel. Ce volume n’est pas mon préféré uniquement parce qu’il s’agit de la croisée des chemins, de la ligne d’arrivée. J’ai adoré les obstacles sur la route des différents personnages, l’enquête et les mystères qui ont jalonné les trois premiers tomes mais cet ultime volet se devait de finir cette course, de trancher dans le vif et d’aller au bout de l’aventure.

O.R.A.C.L.E. est une saga que j’ai débuté sur les conseils d’une amie en 2017 et que je quitte avec un petit pincement au cœur 5 ans plus tard. Je ne regrette pas d’avoir sauté à pieds joints dans l’univers de Justine Morvan et j’ai hâte de découvrir ses futurs projets.

Avis ORACLE, Tome 1 : Korrigans de Justine Morvan
Avis ORACLE, Tome 2 : Ys City de Justine Morvan
Avis ORACLE, Tome 3 : Salvertia de Justine Morvan
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dimanche 2 octobre 2022

ORACLE, Tome 3 : Salvertia de Justine Morvan

Avant de pouvoir enfin attaquer le tome 4 de la saga ORACLE, j'ai aussi relu le tome 3 avec grand plaisir et j'ai enfin pris le temps de rédiger ma chronique, ce que je n'avais pas fait au cours de ma première lecture.



Quatrième de Couverture
L’heure de l’embrasement est venue. Tandis que l’épidémie provoquée par l’Ankou explose enfin au grand jour, Youna et son unité se retrouvent aux prises avec le groupe des Glatissants et leur chef, Mordred Pendragon.

Tous n’ont qu’un objectif : retrouver Salvertia, l’unique arme capable de défaire l’Ankou mais tandis que chacun fait de son mieux pour rester en vie au milieu de l’enfer qui s’abat sur la zone celte, un nouveau danger émerge des ombres.

L’ennemi n’est en effet pas toujours celui que l’on croit et la guerre qui s’enclenche pour la domination des terres celtiques sera sans pitié…

Mon avis
Prisonniers des Glatissants, Youna et son équipe sont forcés de remettre en cause tout ce qu’ils connaissent sur l’ordre de leur monde. Enfermés dans leur cellule, l’ensemble de la situation perd en clarté tandis que de nouvelles pistes semblent éclore lorsque les détails sont mis bout à bout. Seulement, Londres est attaquée et l’épidémie s’y répand comme une traînée de poudre : en quelques heures, la ville tombe aux mains des troupes de l’Ankou. L’heure du choix est venue : rester fidèle coûte que coûte à O.R.A.C.L.E. ou revenir à la source de leur serment d’origine et protéger la population, quitte à fricoter avec l’ennemi ?

Ce troisième tome devient plus politique, plus ombre, plus tortueux. Les indices s’accumulent à chaque page, se mélangent, nous éclairent mais savent aussi nous perdre… Justine Morvan joue avec nous comme elle le fait avec ses personnages, mais sans cruauté, avec le juste dosage pour nous permettre de comprendre peu à peu ce qu’il se passe dans l’intrigue et quelle évolution elle choisit de lui donner.

Comme dans tout livre de fantasy, l’instigateur d’origine de la catastrophe se dévoile, l’autrice détricote les nœuds qu’elle nous avait confiés et alignent les fils, seulement ceux qu’elle choisit, pour nous permettre de suivre le déroulé de l’intrigue qui va nous guider jusqu’à Salvertia, cette arme subtilement accrochée à son fil d’Ariane.

Les personnages gagnent encore en profondeur, à mesure que les épreuves s’accumulent sur leur chemin, à l’heure des choix, de la remise en question. Chacun doit puiser au fond de lui pour mettre carte sur table et être en accord avec lui-même. Pourquoi sont-ils là ? Qui veulent-ils servir ? En quelles valeurs croient-ils ? C’est toute l’articulation de ce tome, qui fait le lien entre les découvertes précédentes et qui introduit le final tant attendu du dernier tome.

Ici, nous quittons complètement les quelques touches de manichéisme que pouvaient contenir les deux premiers tomes et nous fonçons tête baissée vers l’origine du mal. Nous oscillons entre les épreuves de l’unité 29 mais nous passons aussi du temps avec l’unité 56, mêlée bien plus que ce qu’on pourrait croire à la guerre qui se prépare. Avant O.R.A.C.L.E., il y avait le chaos. Mais, avant O.R.A.C.L.E., il y avait aussi une autre histoire de famille qui traverse les âges et permet de comprendre les origines de ce mal qui frappe le monde.

Ce troisième tome tient toutes ses promesses, ne connaît pas de temps mort et nous enchaîne pour de bon à cette saga si ce n’était pas encore fait.

C’est goulument que j’avais lu pour la première fois ce troisièmes tome et c’est avec une avidité plus grande encore que ma relecture s’est déroulée : cette fois, j’avais l’ultime tome qui m’attendait sagement et je n’avais qu’une hâte, m’y plonger sans retenue !

Avis ORACLE, Tome 1 : Korrigans de Justine Morvan
Avis ORACLE, Tome 2 : Ys City de Justine Morvan
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dimanche 21 août 2022

ORACLE, Tome 2 : Ys City de Justine Morvan

L’ultime tome de la saga ORACLE de Justine Morvan étant sorti en juin, il faut évidemment que je relise les trois premiers tomes pour enfin savourer la fin de cette tétralogie. Ayant un retard monstre dans la rédaction de mes chroniques, je n’ai jamais pris le temps de rédiger mon avis sur le second tome alors je profite de cette relecture pour corriger le tir.



Quatrième de Couverture
« Le tome 2 du Men in Black celte »

La suite des aventures de Youna et de son unité nous emmène cette fois jusqu’aux forêts et aux métropoles du Royaume-Uni, à la recherche d’un remède contre un mal meurtrier répandu par l’Ankou, l’ange de la mort des légendes celtiques…

Les choses ne s’arrangent pas pour Youna et son équipe, chargés par O.R.A.C.L.E. d’enquêter sur de terrifiants cas de folie meurtrière. L’épidémie qui commence à infecter la zone celte, poussant ses habitants à la violence, est causée par le plus redoutable adversaire qui soit : L’Ankou, l’esprit de la mort. Ivre de haine, il sème sur son passage les graines de la peur et son message est clair : il ne s’arrêtera pas avant d’avoir envoyé dans la tombe tous les vivants à sa portée…

Contre le chaos qui approche, il faut désormais une arme et vite : le sang est prêt à couler et les requins rôdent…

Mon avis
Tic tac, tic tac,… Le rythme accélère considérablement dans ce tome où l’épidémie funèbre s’étend doucement au sein du petit peuple tandis que l’unité 29 commence à toucher du doigt le sac de nœuds bien plus imposant que prévu. Les souvenirs de Youna se débloquent, tout comme ses émotions à mesure que la lumière se fait sur la situation : l’infanticide à l’origine de la folie de l’Ankou dont elle a été témoin n’est que la partie immergée de l’iceberg…

Le second tome d’ORACLE nous plonge dans les dissidences entre les peuples mais aussi dans des rouages politiques plus sombres. Ce n’est pas la première fois que la zone celte subit ce qu’on appelle l’Ere du Glas : une légende, une histoire oubliée qui est en train de se répéter et qui pourrait mettre fin au monde. L’unité 29 est chargée de mettre la main sur un manuscrit gardé par les elfes, manuscrit qui pourrait contenir la clé pour mettre fin à cette machine infernale lancée par un homme qui n’était pas prêt à voir son unique enfant mourir…

Justine Morvan nous montre dans ce tome que son univers ne se limite pas à un simple monde d’urban fantasy où des créatures mythiques évolueraient dans nos temps modernes. Ici, on commence à comprendre l’étendue de son talent dans l’utilisation d’une mythologie existante pour en faire une histoire sombre, tortueuse et surtout qui tient la route. L’histoire est captivante, son appropriation des légendes est calée à la perfection et ses personnages se dévoilent plus encore, montrant des pans de leur passé pour qui permettent de comprendre qui ils sont aujourd’hui.

Les dialogues sont toujours aussi percutants, rendant le récit vivant et la lecture très agréablement fluide. Chaque personnage entrant en scène a un petit quelque chose de fabuleux, même lorsqu’il ne s’agit que d’un personnage utilisé dans un chapitre introductif pour dépeindre l’évolution de la situation générale (le premier chapitre de chaque tome est une pépite introductive qui se savoure sans retenue).

Ys City est un tome haletant qui nous plonge plus en profondeur dans l’intrigue et soulève autant de questions qu’il y a de répliques succulentes de la part de Netun (best Korrigan ever) et qui nous fait comprendre que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Une fois ce tome terminé, impossible de ne pas lire la suite (et là je me souviens de la dure attente entre ma première lecture du tome 2 et la sortie du tome 3).

Si vous n’avez pas encore sauté le pas pour cette saga, n’hésitez plus !

« Je crois… et je resteraui prudent, que ta rencontre avec l’Ankou a… débloqué quelque chose en toi de plus profond que de simples souvenirs.
- Des… sentiments ?
- Tu avais des sentiments avant, Youna. Mais pas aussi…
- Intenses ?
Le mot était juste. Netun s’approcha à son tour et la regarda.
- La vache Youna, t'as chopé des émotions ?
»

Avis ORACLE, Tome 1 : Korrigans de Justine Morvan
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