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Rambalh, c'est un pot pourri de mes lectures, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog. Il est surtout né de mon besoin de garder une trace de mes lectures. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

dimanche 9 décembre 2012

Les sortilèges de Tremblay de Karine Lebert

Me voilà enfin avec une nouvelle lecture ! Je suis tombée sur ce livre lors de mon petit tour à France Loisirs et je dois avouer que j’ai directement flashé sur le titre, la couverture et ensuite le résumé ! Les sortilèges de Tremblay de Karine Lebert est paru en 2012 et cette édition est composée de 359 pages.



Quatrième de Couverture
En Bretagne, sur plusieurs générations, une famille de dentelières dotée de pouvoirs de sorcellerie est liée par un mystérieux sortilège aux héritiers du manoir du Tremblay...

A la fin du XIXè, la jeune Dairine quitte son Irlande natale pour être dentelière au manoir du Tremblay, à Cancale. Dès son arrivée dans la sombre demeure, elle sent la menace d'une malédiction. Sa rencontre avec Frédéric Le Guen, le propriétaire du domaine, va sceller son destin... En 1903, Manon, la petite-fille de Dairine, dentelière d'exception, est engagée au manoir. Immédiatement, la jeune fille tombe sous le charme de Bertrand Le Guen. Manon court-elle un danger ? Qu'est-il vraiment arrivé à Dairine ? Au Tremblay, la malédiction qui poursuit sa lignée n'a pas fini de sévir...

Mon avis
Les sortilèges de Tremblay est un roman qui nous conte l’histoire de la lignée des femmes O’Shea aux XIXème et XXème siècles. Qu’est-il arrivé à Dairine, la première femme d’une lignée de rousses à la beauté envoûtante dont les aventures nous sont en partie offertes ? Comment vont faire ses descendantes qualifiées de sorcières pour vivre avec leur mystérieux héritage, teinté de passages bien sombres ? Et quelle est cette malédiction que les femmes de cette famille se transmettent de génération en génération ?

Ce roman de Karine Lebert est de ceux qu’on lit vite, auxquels on accroche dès le départ ou pas du tout. Pour ma part, j’ai très vite accroché : l’Irlande, la Bretagne, la sorcellerie, le côté historique… C’est un pot pourri de tout ce qu’il faut pour me séduire. L’histoire commence en Irlande en 1845 et se termine en Bretagne en 1980, plus d’un siècle en seulement 350 pages et pourtant, la forme utilisée par l’auteur permet d’en apprendre suffisamment et de s’accrocher jusqu’au bout à ces générations de femmes. Dairine O’Shea est la première jeune fille qu’on découvre mais qu’on ne connait que très peu : c’est son histoire qui est égrainée tout au long du roman car c’est à travers ce qu’il lui est arrivé que sa descendance subit une malédiction troublante. Viennent ensuite Nicolette, sa fille, et Manon, sa petite-fille. Nicolette et Manon sont plus approfondies, plus faciles à comprendre par ce fait. On poursuit l’histoire avec Gwen, la fille de Manon. Gwen est le personnage le plus intéressant du roman selon moi, elle est celle qui réussit à tout faire pour s’éloigner de cette malédiction, celle qui, au final, possède la force de caractère la plus profonde. Elle choisit de vivre une vie rangée plutôt que de se laisser embarquer par ce qui aurait dû être son destin. Elle se prive ainsi d’une passion qu’elle aurait du vivre mais acquiert une vie plus paisible. On aborde ensuite la vie de Morgane, fille aînée de Manon. Dotée d’un caractère fort et facilement irritant, c’est une femme forte de ses convictions que nous dépeint l’auteur. Elle m’a souvent énervée au cours de ma lecture mais en même temps, je n’ai pu m’empêcher de comprendre ses actes, ses pensées égoïstes ou mauvaises. On passe ensuite à sa sœur, Clara, qui est son exact contraire : douce, compréhensive, timide… Clara est un personnage très peu approfondi au départ mais à raison puisqu’elle prend une importance soudaine par la suite, une importance surprenante. Clara m’a touchée, c’est sûrement la jeune femme du roman que j’ai préféré. Je me suis beaucoup attachée à elle. Enfin, on termine avec Chloé dans l’épilogue du roman, la fille de Clara. On apprend avec elle toute la vérité sur la malédiction et les zones d’ombres que l’auteur a semées un peu partout dans son roman. J’ai eu un peu la même réaction que le personnage en apprenant le fin mot de cette terrible histoire.

Si j’ai préféré commencer par décrire les personnages, c’est parce que c’est à travers leur chronologie que le roman prend son sens. Chaque partie du roman aborde la vie d’une de ces femmes. On aborde donc assez brièvement chacune d’elle et pourtant, cela n’est pas un problème. Bien sûr, j’aurais préféré en apprendre un peu plus sur leur vie, leur histoire mais cela n’empêche pas de poursuivre la lecture avec acharnement. Le fait d’avoir choisi cette façon de construire l’histoire est une prise de risque de la part de Karine Lebert : il est clair que certains seront rebutés par le manque d’approfondissement sur chacun des personnages mais en même temps, ça a permis selon moi de ne pas traîner en longueur, d’aller à l’essentiel mais surtout, de faire planer le mystère jusqu’au bout. Et quel mystère ! La fin m’a laissée sans voix. J’ai été déçue par une partie des révélations, m’attendant à quelque chose de plus spectaculaire. Mais une autre partie m’a tout simplement bluffée : en repensant aux détails de l’histoire pourtant, ce dénouement tombait presque sous le sens. J’ai beaucoup apprécié ne pas découvrir l’évidence avant qu’on ne me la mette sciemment sous les yeux.

Le style de l’auteur est agréable à lire malgré quelques petites lourdeurs dans les descriptions, vite balayées par les passages descriptifs les plus prenants. Les points historiques comme le métier de dentelière ou les guerres m’ont séduite : un vrai travail de recherche a été fait et c’est un régal. Passionnée par les histoires bretonnes depuis toute petite, j’ai pu me nourrir des anecdotes du quotidien des bretons mais aussi de leurs croyances et légendes.

Les sortilèges de Tremblay n’est pas le roman de l’année mais il reste un roman agréable à lire, bien écrit et possédant une histoire bien ficelée. Les détails historiques sont un plus et l’organisation de l’histoire en plusieurs générations en fait son originalité et son intérêt. Je le conseille à tous ceux qui aiment les romans qui se lisent facilement et qui apprécient les légendes, l’histoire de la France et les ouvrages régionaux.

Un peu de mystère...

dimanche 25 novembre 2012

Le pays creux de Williams Morris

Mes lectures stagnes et surtout, tous les livres que j'aimerais pouvoir lire sont chez mes parents. Il va falloir que je patiente encore un peu je pense pour retrouver mon petit rythme de lecture adoré. En attendant, voici une chronique publiée que A&M dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Aux Forges de Vulcain. Il s'agit d'un roman de fantasy considéré comme l'un des premiers du genre. Merci à lolly pour la correction de cette chronique !



Quatrième de Couverture
Alors qu’il est jeune garçon, Florian de Liliis assiste à une cérémonie au cours de laquelle son frère Arnald, à la suite d’une maladresse, est humilité et frappé violemment par la future reine Swanhilda. Les deux frères jurent vengeance, mais ce n’est que seize ans plus tard qu’ils décident de prendre les armes pour réparer cet affront et ôter la couronne à cette reine, haïe de son peuple à cause de sa tyrannie et de sa perfidie. Débute alors une autre histoire de vengeance, celle d’Harald le Rouge, fils de Swanhilda. Lors du combat qui oppose les frères de la maison des Lys et Harald, Florian tombe dans un précipice qui le conduit au Pays Creux, lieu de passage entre la Terre et l’Au-delà. Guidé par Margaret, il débute sa quête de la rédemption.

Publié en 1856, ce texte est considéré comme le premier roman de fantasy. Encore assez méconnu, il constitue pourtant un moment fondateur de ce genre fictionnel qui donnera naissance aux œuvres de Tolkien et de C.S. Lewis.

« Savez-vous où il se trouve – le Pays Creux ? Depuis longtemps, maintenant, j’en suis à la recherche, j’essaie de le retrouver – le Pays Creux – car c’est là que j’ai vu mon amour pour la première fois. Je veux d’abord vous dire comment je l’ai trouvé ; mais je me fais vieux, et ma mémoire me trahit : il vous faut patienter et me laisser réfléchir si d’aventure je puis vous dire comment c’est arrivé. Oui, à mes oreilles résonne un bruit de trompettes qui retentissent dans des landes désolées, de mes yeux et mes oreilles, je vois, j’entends le choc et le fracas des sabots de chevaux, le son et l’éclat de l’acier ; des lèvres retroussées, des dents serrées, des cris, des hurlements, et des imprécations. »

William Morris (1834-1896) fut imprimeur, poète, écrivain, peintre, conférencier, dessinateur, architecte et activiste socialiste.

Mon avis
Le Pays Creux renferme l'histoire de la vie de Florian de Lilis, un homme élevé selon un code d'honneur que l'on peut aisément comparer, au sein de la littérature, au code d'honneur des Chevaliers de la Table Ronde. Le sens de la famille prime face à toutes choses et sa quête a pour but de venger son frère. Il découvre sans le vouloir Le Pays Creux où il rencontre son Unique Amour. Il vit en ces terres une vie de plénitude et cet avant-goût de paradis le force, une fois un âge avancé atteint, à vouloir y retourner pour finir sa vie.

Le Pays Creux tient plus du conte que du roman de fantasy à mes yeux. On suit le parcours initiatique d'un héros qui, mortel, commet de nombreuses erreurs. Son principal faux pas réside dans son désir de rendre justice lui-même. En prenant ainsi la place de Dieu, il outrepasse son statut de simple être humain et s'attire la foudre du destin. Cet ouvrage est imprégné de la culture chrétienne, des croyances des hommes. Il s'agit d'une épopée teintée de religion que nous offre ici William Morris. Seulement, on peut tout de même considérer que l'oeuvre est effectivement du domaine de l'heroic fantasy ; notre héros est un chevalier évoluant dans un monde inspiré du Moyen-Âge, il affronte une Reine qui semble osciller entre la créature qui le pousse à la faute et celle dont la mort l'oblige à se repentir toute sa vie durant. Le mélange entre fantasy et religion est assez habile ; il permet de séduire un type de lecteurs qui se serait laissé facilement effrayer par un conte tournant uniquement autour de la religion chrétienne pure et dure. Je fais partie de ce groupe-là et j'ai été surprise de ne pas être rebutée par la présence constante de la religion.

Les personnages sont très peu explorés, mais cela semble naturel. On se retrouve tellement pris dans les pensées du héros, dans ses réflexions, que ce n'est qu'une fois la lecture terminée que l'on se demande pourquoi on sait si peu de choses sur qui il est, tout en connaissant la quasi-totalité de son histoire. L'homme que Florian de Lilis cherche à retrouver est présenté comme un être malfaisant tout au long de la quête et, lorsqu'il apparait à la fin, on se rend compte qu'il n'y a pas de personnes bonnes ou mauvaises ici, mais plutôt des personnes ayant suivi ce qu'elles pensaient être juste. Des personnes qui ont dû passer leur vie entière à chercher le pardon pour leurs erreurs.

Notre héros retrouve enfin le Pays Creux lorsqu'il a terminé sa quête de rédemption. Un avant-goût lui avait été offert afin qu'il puisse trouver un sens à sa vie, sens qu'il a découvert après de nombreuses épreuves. On retrouve là tout le processus dicté par la religion, mais qui colle à nouveau à la quête d'un héros de roman de fantasy.

Malgré la construction habile du conte, je n'ai pas réussi à entrer complètement dans cette lecture. Le vocabulaire employé n'est pas celui que je côtoie habituellement et cet aspect m'a plu, mais cela n'a pas suffi. Je n'arrive pas réellement à définir ce qui n'a pas fonctionné avec moi ; peut-être le fait que, finalement, 52 pages se lisent bien trop vite pour avoir le temps de plonger la tête la première au coeur de l'histoire. Cela peut aussi tenir dans le côté flou de l'organisation des événements : le récit est celui d'un vieil homme contant sa vie, un homme qui prévient celui qui l'écoute que sa mémoire peut se révéler être défaillante. J'ai peut-être été perdue dans cette défaillance du personnage.

Le Pays Creux est un conte agréable à lire pour qui n'a pas peur de se retrouver face à un langage plus soutenu qu'à notre époque. J'ai réussi à lire facilement ce livre, à apprécier ce qu'il avait à apporter, mais ce n'est pas un ouvrage qui m'a réellement marquée. Peut-être ai-je aussi eu du mal à saisir tout ce qu'il avait à m'offrir.

Je remercie les éditions Aux Forges de Vulcains pour m'avoir permis de découvrir l'un des tous premiers ouvrages de fantasy.

Long est le chemin du repentir

mercredi 7 novembre 2012

Quelques nouvelles !

Comme vous l'avez sûrement remarqué, je suis actuellement totalement absente de la blogosphère. Je manque énormément de temps en ce moment et c'est malheureusement mon blog qui en pâtit le plus. Je préfère consacrer mon temps à A&M puisqu'il a toujours été une priorité pour moi face à mon blog. Je ne pose pas de hiatus mais si jamais il devient impossible de gérer le blog par la suite, je le fermerai sûrement car il ne s'agit que d'un à côté.

Je tiens à présenter mes excuses à tous les blogueurs que je suis régulièrement pour mon manque d'assiduité actuel, sachez que je ne vous oublie pas et que, même si je ne commente pas vos messages, je regarde tout de même de temps en temps ce qu'il se passe dans votre univers.

Je vais tout faire pour revenir par ici mais en attendant, vous savez où me trouver ! Merci à ceux qui continuent à me suivre malgré la grosse pause dans mes messages.

A bientôt !

samedi 25 août 2012

La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt

Reprendrais-je enfin mon rythme lecture ? C’est tout à fait possible puisque je retrouve un peu de temps pour lire en cette fin d’été. Ma correspondante A&M adorée, Pierre de Jade, m’a offert le roman de Frédérique Deghelt, La grand-mère de Jade et franchement, elle a eu raison ! Ce roman paru en 2009 est composé de 283 pages.



Quatrième de Couverture
Quand Jade, une jeune femme moderne, " enlève " sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite et fait habiter à Paris celle qui n'a jamais quitté la campagne, beaucoup de choses en sont bouleversées. A commencer par l'image que Jade avait de sa Mamoune, si bonne, si discrète... Une histoire d'amour entre deux femmes, deux générations, au dénouement troublant...

Mon avis
Jade, une journaliste trentenaire fraichement célibataire prend sa voiture pour venir trouver sa grand-mère, Mamoune, et la prendre avec elle afin de lui éviter la maison de retraite. Mamoune ayant toujours vécu dans ses montagnes savoyarde se retrouve alors à vivre dans l’appartement parisien de sa petite fille du haut de ses quatre-vingt ans. Au fil des pages, on suit l’évolution de cette cohabitation mais surtout, de l’apprentissage de l’autre. Peu à peu, Jade et Mamoune se rendent compte qu’elles ne se connaissaient pas vraiment avant cette aventure.

Au début, j’ai été quelque peu sceptique à cause de la couverture du livre : on y voit une jeune fille à l’allure un peu morbide. Rien dans cette couverture ne laisse supposer ce qu’il se trouve au cœur des pages de ce livre et je ne sais toujours pas pourquoi cette illustration a été choisie. Elle ne m’attire pas, bien au contraire mais heureusement, Pierre de Jade a su me convaincre de la qualité du roman.

J’ai très vite accroché à l’histoire contée par Frédérique Deghelt. J’ai toujours aimé les romans traitant de ces petites choses du quotidien, des relations entre différentes générations et je n’ai pu qu’être conquise. L’histoire de ces deux femmes est touchante de par sa simplicité apparente et sa complexité réelle. Jade et Mamoune aurait très bien pu être deux personnages apprenant simplement à vivre à deux, à faire des concessions sur a cuisine, l’organisation mais où aurait-été l’intérêt ? L’auteur a su nous montrer que vivre avec les gens ne signifiait pas les connaître : pour savoir qui ils sont, il faut, comme Jade et Mamoune, s’apprendre, s’écouter, se comprendre. C’est donc l’histoire de deux générations qui s’apprivoisent, se comparent et utilisent le meilleur de leurs époques pour vivre au mieux.

Jade est une jeune femme qui a passé trente ans de sa vie sans réellement se connaître, avec une sensation pesante de vide en elle. Elle quitte son copain après cinq ans de vie commune parce qu’elle ne se voit pas finir sa vie avec lui et uniquement ça. Son boulot de journaliste lui plait mais là aussi, les choses ne vont pas. Lorsqu’elle apprend que ses tantes ont décidé de mettre sa grand-mère en maison de retraite, elle suit sa première idée et vient l’enlever. Elle ne regrette pas son geste et c’est grâce à la présence de Mamoune à ses côtés qu’elle va se découvrir enfin.
Mamoune, elle, est le personnage le plus intéressant de cette histoire. Elle est en apparence une grand-mère de la montagne comme les autres, veuve et attachée à ses souvenirs. Seulement, elle détient un secret qu’elle n’a partagé qu’avec un ami des années plus tôt : c’est une lectrice secrète. De son temps, lire était réservé aux riches et aux érudits, elle s’est donc toujours cachée pour lire, même de son mari, de ses enfants. Elle dévoile son secret à Jade en lui expliquant qu’elle est une lectrice et qu’elle peut l’aider à corriger le roman qu’elle cherche à faire publier. Au fil des pages, je suis restée admirative devant cette femme qui possédait une culture littéraire énorme mais surtout une réflexion juste et utile. Cette grand-mère m’a sûrement beaucoup touchée parce qu’elle m’a beaucoup fait penser à la mienne, toujours prête à aider, à aimer ses enfants mais aussi ceux des autres et qui avait toujours de quoi surprendre sa famille. Mamoune a l’impression de vivre une nouvelle jeunesse en arrivant à Paris et on la vit avec elle, avec passion.

L’auteur a choisi une mise en page plutôt étrange, déroutante même au début de la lecture. Un chapitre possède une narration à la troisième personne et un chapitre possède une narration en « je » avec les pensées de Mamoune. Mais ce qui m’a le plus perdue au début, c’est l’absence de distinction entre le récit et les paroles des personnages, leurs pensées. C’est simplement grâce au changement de temps – du passé au présent – que j’ai pu distinguer les deux et, au début de ma lecture, j’avais l’impression d’être plus attentive à ces changements qu’au texte lui-même. Puis d’un coup, sans que je m’en rende compte, c’est devenu naturel pour mes yeux et ma petite tête : j’ai su apprécier pleinement ce style et c’est là que Frédérique Deghelt à été forte. L’écriture est belle, surtout les passages concernant les pensées de Mamoune : on sent toute la vivacité d’esprit de cette femme, une vivacité qui ne l’a pas abandonnée contrairement à sa vivacité physique. On suit toutes les interrogations concernant son âge, celui de sa petite-fille dans un langage agréable à lire.

La fin du roman est juste superbe. C’est pile ce que j’aime dans un livre et même si c’était l’une de mes hypothèses sur une fin possible, j’ai tout de même eu une belle surprise, une surprise des plus touchantes. La grand-mère de Jade est un coup de cœur, une vraie perle et je comprends mieux pourquoi ma petite Pierre de Jade m’a dit que ce roman était un de ses favoris. Je la remercie vraiment pour cette découverte parce que sans elle, je n’aurais sûrement jamais lu ce livre.

Merci ma belle, tu vois, on est vraiment pareils toutes les deux ♥

vendredi 24 août 2012

Rambalh souffle sa première bougie !


Aujourd’hui, Rambalh a un an. Il y a un an, je publiais mon tout premier article, je me suis lancée dans une aventure littéraire inédite et différente. Aujourd’hui, un an après, je ne regrette rien, bien au contraire.

Tout a commencé avec A&M. Il y a un an, je revenais en force sur le forum après une première année d’études supérieures jonchée de travail et de fatigue. J’avais décidé de repartir à zéro avec la lecture en revenant enfin sur le forum, forum où la plupart des A&M possédaient un petit blog littéraire où ils déposaient leurs chroniques mais plus encore. Séduite par ce que j’avais pu voir de mon entourage livresque, j’ai pris la décision de faire le grand saut le 24 août 2011.

J’ai voulu faire de mon blog quelque chose de très personnel et c’est ainsi que je l’ai nommé Rambalh, mot qui vient de chez moi, de mon Occitanie adorée. Au cours de l’année, je l’ai rempli de chroniques dont la plupart sont issus de partenariats avec mon forum. J’ai découvert des tas de livres sur le blog des autres lecteurs, j’ai eu le plaisir de voir passer par là des auteurs dont j’ai chroniqué les œuvres, j’ai aussi appris à connaître l’univers de personnes que je n’aurais jamais connues autrement.

Bien sûr, l’aventure bloguesque n’est pas sans taches. Je n’ai pas voulu suivre les modes des listes hebdomadaires ou mensuelles, je n’ai pas voulu me laisser embarquer dans cette manie d’organiser des concours à tout va pour cueillir des visites et des blogs, je n’ai pas cherché à créer des événements comme des swaps ou des lectures communes… Et tout ça parce que les concours, je les réserve pour mon forum qui me tient plus à cœur que mon blog parce que sur A&M, je ne peux pas me laisser aller : ici, je ne dois rien à personne mais là-bas, j’ai des tas d’A&M qui comptent sur le staff et moi pour faire vivre le forum. Les swaps, les échanges, les concours : tout est pour A&M. Mon blog, c’est mon petit à côté, une petite échappatoire où j’empile mes chroniques et mes découvertes. Les rubriques que je m’accorde sortent de ma cervelle comme Le Blog coup de ♥ ou encore La Petite Histoire. Au cours de cette année, la seule chose que je regrette, c’est de ne pas avoir suffisamment mis en avant ma région mais j’ai dans mes bagages de quoi y remédier pour cette nouvelle année.

Tout ça pour vous dire merci ! Merci de me suivre depuis un an, merci à ceux qui sont là depuis le début, merci à ceux qui sont arrivés en cours de route. Merci à vous qui me poussez par vos commentaires et vos visites à continuer à tenir ce petit blog. J’espère vraiment fêter les deux ans du blog l’année prochaine et pouvoir dire que l’année qui se sera alors écoulée aura été riche en articles littéraires et en échange avec vous.

Je ne vais pas citer mes petits blogueurs préférés parce que je suis sûre que je vais en oublier une trop grosse partie. Quoi qu’il en soit, je peux dire sans hésiter que les A&M de la blogosphère sont ceux qui m’inspirent forcément le plus ! Ils se reconnaîtront tous !

Pas de concours pour fêter les un an de mon blog, juste un nouveau design aux tons sobres comme je les aime, un retour sur la blogosphère grâce à la fin des vacances et une promesse d’hyperactivité !

Merci à vous et qu’un fabuleux rambalh littéraire s’occupe de remplir l’année à venir !

Rendez-vous dans un an !