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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Le bordel de mes goûts, de ma vie livresque, toujours en lien avec Accros & Mordus de Lecture.

dimanche 4 octobre 2015

L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes de Karine Lambert

J'ai, comme d'habitude, des tas de chroniques en retard... Du coup je vais tenter de me mettre à jour rapidement sans publier mes avis par ordre de lecture.



Quatrième de Couverture
Cinq femmes d’âges et d’univers différents cohabitent dans un immeuble parisien. Elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre. L’arrivée d’une nouvelle locataire va bousculer leur équilibre. Juliette est séduite par l’atmosphère chaleureuse de cette ruche, à un détail près : l’entrée est interdite aux hommes. Va-t-elle faire vaciller les certitudes de ses voisines ou renoncer, elle aussi ? Ce roman vif et tendre oscille entre humour et gravité pour nous parler de la difficulté d’aimer, des choix existentiels, des fêlures des êtres humains et de leur soif de bonheur. On s’y sent bien.

Un roman féminin en diable et joliment désenchanté qui permet de comprendre les filles d’aujourd’hui… un peu. Figaro Madame

Un hymne à la vie. Femme actuelle

Prix Saga Café 2014 - Meilleur premier roman belge.

Mon avis
Juliette débarque dans un univers complètement décalé en prenant les clés de l'appartement d'une des locataires qui part pour une retraite en Asie. Dans cet immeuble, une poignée d'abeilles d'âges et d'horizons différents vivent sous le règne de leur reine, la propriétaire des lieux. Ici, juste une règle : aucun homme ne doit franchir le seuil de l'immeuble. Même les artisans appelés à la rescousse sont des femmes. Seul Jean-Pierre, le chat, est autorisé à fouler le sol des lieux. Les femmes, ici, ont renoncé aux hommes. Non seulement ils ne rentrent pas ici mais, en plus, ils n'ont même plus le droit de les atteindre. Elles se sont barricadés sous prétexte de ne plus souffrir. Pourtant, les souvenirs qui jalonnent leurs vies sont remplis par ces hommes dont elles disent ne plus vouloir. Juliette, elle, ne veut pas renoncer et cherche à comprendre comment ses voisines parviennent à résister.

La base de l'histoire est intéressante, elle annonce une trame originale et prometteuse. Chaque personnage a ses particularités, ses fêlures surtout. Malheureusement, la sauce ne prend pas. On ne comprend pas vraiment où se situe le fil conducteur, qu'elle est le but du livre. Il manque le liant, l'ingrédient qui donne la fluidité essentielle à un roman. La lecture est agréable mais sans plus. Les souvenirs prennent beaucoup de place et c'est appréciable, ils font le lien avec le présent et c'est ce présent qui est bien trop saccadé. J'ai apprécié ma lecture mais sans réel attachement. On passe un bon moment puis on oublie une fois les pages refermées. C'est ce qu'on attend d'un bouquin de gare et c'est d'ailleurs là où je l'ai acheté. Finalement, on pourrait dire qu'il tient ses promesses mais... est-ce une bonne chose ?

L'écriture est agréable mais, comme l'histoire, elle n'a rien d'inoubliable. Les personnages sont complexes en apparence mais ils auraient mérité plus d'attention de la part de l'auteur.

Au final, c'était peut-être le but : entrer superficiellement dans le quotidien de ces femmes pour donner au lecteur l'envie de creuser sans le lui permettre. Après tout, ici, le lecteur n'est qu'un voyeur qui n'a droit qu'à quelques passages de la vie de cet immeuble.

Je conseille ce roman aux adeptes des lectures sans prise de tête, qui ont besoin d'une lecture plus légère entre deux lectures passionnelles (la passion que l'on ressent en lisant une perle peut être épuisante parfois, non ?).

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