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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Le bordel de mes goûts, de ma vie livresque, toujours en lien avec Accros & Mordus de Lecture.

lundi 24 juin 2013

Les Damnés de Dana, T1 : La Dame Sombre d'Ambre Dubois

Je lis mes amis ! Je lis, je peux vous le jurer ! J'en ai même la preuve ! Voici une chronique publiée via A&M dans le cadre d'une lecture proposée par Ambre Dubois, l'auteur de la saga. Merci à Chouquette pour la correction de cette chronique !



Quatrième de Couverture
Au pied d'un cercle de menhirs, une jeune femme aux cheveux et aux yeux couleur corbeau se réveille. Qui est elle? Elle l'ignore. Ou se trouve-t-elle? Elle va bientôt le découvrir…
En plein territoire picte, résistant aux envahisseurs romains, une tribu celte recueille la mystérieuse femme. Rapidement, elle va se trouver mêlée au quotidien de ce peuple, à ses légendes, à ses mystères et à ses désespoirs.
Le cercle de pierres sera-t-il la clef qui lui rendra son identité? A moins que ce ne soit le vampire qui la surveille dans l'ombre...

Mon avis
Le premier tome de la saga Les Damnés de Dana, La Dame Sombre nous transporte au cœur du folklore celte, au IIème siècle, époque durant laquelle Hadrien dirige Rome. C’est d’ailleurs Hadrien qui met fin au désir d’expansion de l’Empire et qui, pour protéger ses terres des « barbares », décide d’ériger un mur en Bretagne, connu sous le nom de « mur d’Hadrien ». C’est dans ce contexte historique que nous suivons Mévéa, jeune femme qui se réveille au sein d’un sanctuaire celte, sans aucun souvenir. Elle ne sait rien d’elle-même mais est sûre d’une chose, elle est celte : malgré ses attributs qui la font passer pour une romaine, elle connait la culture celte. Ce premier tome est donc l’introduction du personnage au sein d’une tribu, de croyances, d’une guerre à venir aussi.

Je me suis laissée happer par l’histoire contée dans ce livre. Grande amatrice de l’histoire des celtes, je n’ai pas été déçue par son approche. Ambre Dubois a su exploiter comme il le fallait le folklore et en faire une histoire percutante. Là où certains se seraient contentés de ne s’intéresser qu’aux celtes, l’auteur a impliqué les romains, ce que j’ai beaucoup apprécié. La base historique est respectée ce qui permet de rendre l’intrigue fantastique du roman plus accrocheuse à mon sens. Un très bon point donc par cet aspect du roman.

La mythologie utilisée est très intéressante mais surtout osée : les druides, les vates, les dieux celtes ont leur place dans le folklore, mais la présence de vampires est une prise de risques. On retrouve le mythe du vampire dans la mythologie celtique mais pas sous la forme qu’on nous sert à outrance dans la littérature actuellement et c’est appréciable. Il est revisité, adapté à l’univers du roman et a réussi à me séduire. Les incubes et succubes sont associés aux vampires chez les celtes, ce qui est abordé dans le livre, et l’intégration de la créature m’a peu à peu paru très naturelle. La seule chose que j’ai regrettée est l’utilisation du terme « vampire » qui, si je ne me trompe pas, est un terme âgé de quelques siècles seulement.

L’intrigue du roman tient la route même si j’ai mis un nom un peu trop vite à mon goût sur le traître de l’histoire. Pour un premier tome, j’ai été agréablement surprise de voir que je ne me suis pas ennuyée : il m’arrive souvent de perdre rapidement mon intérêt pour une histoire lorsque les informations ne sont pas assez nombreuses ou lorsqu’on essaie de garder une part de mystères trop importante en pensant appâter le lecteur, et je n’ai pas eu ce problème avec ce livre. La couleur de la suite de l’histoire est annoncée, que ce soit au niveau de l’intrigue principale ou même des intrigues secondaires, et j’ai eu suffisamment de matière pour avoir envie de lire la suite.

La plume de l’auteur m’avait déjà séduite avec Marquise des Ténèbres et c’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé un style fluide, agréable à lire et toujours aussi efficace.

Le seul problème réel que j’ai eu avec le livre se situe au niveau des personnages. Je les ai appréciés, j'ai aimé les découvrir au fil des pages mais certaines de leurs réactions répétitives m’ont un peu gênée. La relation entre Mévéa et Galen ne m’a pas paru suffisamment naturelle. Certes, l’allusion au lien qui existe entre eux justifie leur proximité mais leurs réactions mutuelles déconnectées de la réalité ont effrité mes émotions à leur sujet. Galen qui est un grand guerrier apprécié des jeunes femmes, qui est sûr de lui, charismatique, drôle, attachant et qui… Est vierge, et bien ça n’a pas fonctionné pour moi. Surtout lorsque Mévéa se dit qu’il est un « excellent amant » après leurs premiers ébats : ce manque de réalisme m’a perdue sur le chemin de l’amour entre les deux personnages. Certaines réactions de l’héroïne m’ont aussi parue moins naturelle, comme lorsqu’elle se tient face au Père, ou encore lorsqu’elle n’accepte pas la méfiance de Rydec : elle-même doute de qui elle est réellement, le dit et pourtant, elle ne comprend pas que les autres ne lui fassent pas confiance en un battement de cils. Au-delà de cela, les personnages sont creusés et pas simplement survolés ce qui permet de mieux plonger dans le roman. J’ai beaucoup aimé Brannos et Lennia et espère en apprendre plus sur eux et notamment sur leur relation. La reine du clan de l’Ours est un personnage secondaire qui m’a beaucoup intriguée : mystérieuse, aliénée- et à raison – détenant sûrement des informations qui seront utiles dans les prochains romans.

Ce premier tome est donc un très bon livre, bien documenté, avec une histoire qui s’annonce solide et des personnages intéressants. Le petit bémol que représente la relation entre Galen et Mévéa n’a pas entaché mon intérêt et c’est avec plaisir que je lirai la suite. Comme lors de ma première aventure dans son univers, Ambre Dubois a su me captiver. Je la remercie donc pour cette lecture via le forum A&M.

Un petit air de Bretagne ♥

samedi 15 juin 2013

Swap découverte des A&M : le colis !



Le colis est arrivé ! Ma swappée, Elya, m'a tout simplement gâtée, elle a su taper dans le mile avec l'ensemble du contenu et je dois avouer que j'étais comme une petite fille le jour de Noël en ouvrant le joli paquet !



Et comme en plus elle a emballé chaque cadeau dans du papier, l'effet Noël était bien réel. Un témoin de la scène - dont l'identité restera secrète - a pu voir à quel point recevoir un colis change une personne en gosse.



Et voilà le contenu magique de ce colis ! En détail, ça donne :
L'homme à l'envers de Fred Vargas + 1 MP
Le Dernier Orc de Silvana de Mari + 1 MP
La Consolante d'Anna Gavalda + 1MP
Atlantis de David Gibbins + 1 MP (oui 4 MP en tout !)
• 1 jolie bougie et son photophore
• 1 sachet de Galets d'Ysigny goût caramel (la géologue en moi s'est mise à frétiller)
• 6 sachets de chocolat en poudre : vanille, caramel, cacao intense, cannelle, orange et noisette (autant vous dire que leur nombre a diminué)
• 1 très jolie carte d'amour !

Elya, je l'aime ! Entre ses clins d'oeil à mon côté croqueuse de cailloux, les livres choisis à la perfection et sa façon de me dire "le café et le thé ne sont pas tout", elle m'a fait sourire, m'a ravie et je n'ai même pas assez de mots pour décrire tout ce que j'ai ressenti. Je suis réellement contente qu'elle ait accepté de faire ce swap avec moi, j'ai pu découvrir une chouette fille avec qui j'ai finalement beaucoup de choses en commun !



Vivement le prochain swap !

Trois en un (non je ne suis pas une flemmarde)

J’ai lu ! Pour de vrai ! J’ai simplement eu du mal à trouver le temps de chroniquer les livres que j’ai avalés correctement. Aussi, je vais me contenter de détailler en quelques lignes, après une bonne digestion faite dans les règles de l’art, ce que j’en ai pensé.

Les Haut-Conteurs, T1 : La Voix des Rois d'Oliver Peru & Patrick Mc Spare



Quatrième de Couverture
Tewkesbury, royaume d’Angleterre. À treize ans, Roland ne rêve que de voyages, de chevalerie et d’aventures. Seulement ses parents ont besoin de lui pour tenir l’auberge familiale. Il ne connaît le monde que par les gens de passage et son meilleur ami, l’ennui, semble bien décidé à lui gâcher l’existence.

La venue d’un Haut-Conteur au village va tout changer. Le prestigieux chasseur d’histoires et d’énigmes enquête sur les mystères de la forêt de Dean et sur les goules qui s’y cachent. Il ne craint pas les croque-cadavres, créatures fantastiques, mi-yennes, mi-vampires qui se nourrissent de cadavres et s’enfonce seul dans les ténèbres, nuit après nuit… mais un matin, il ne revient pas. L’histoire a-t-elle mangé celui qui aurait dû la raconter ? C’est ce que va tâcher de découvrir Roland, … et peut-être deviendra-t-il lui même Haut-Conteur?

Mon avis
J'ai adoré. Bon, ça semble un peu facile dit comme ça alors je vais tout de même développer un peu plus. Tout dans ce roman est réunit pour me combler : l'époque, les descriptions, le style, une touche de fantastique, de la cohérence, un héros jeune qui Ô joie évolue à son rythme et ne devient pas le guerrier ultime en quelques pages... L'histoire est bien ficelée, on suit l'enquête menée par les personnages avec avidité, curieux et surtout pressés de savoir qui a tué le Haut-Conteur retrouvé par Roland, jeune fils de l'aubergiste, dont le destin est tout tracé (fourneaux, boulot, dodo à répétition). Roland, qui se retrouve malgré lui (ou presque) entrainé dans cette enquête dangereuse et fascinante à la fois, Roland qui découvre un monde dont il n'aurait jamais soupçonné l'existence, Roland qui un héros comme je les aime. J'ai particulièrement apprécié son évolution et surtout, sa révélation à la fin, lorsqu'il explique qu'il a un peu menti à tout le monde sur une certaine petite chose : ça change un peu des héros choisis par la divine providence dès le départ en mode "ton destin est grand mon petit, viens, tu verras". Ici, Roland est propulsée par son choix dans ce destin qui est le sien.

Je n'ose pas m'étaler plus de peur de trop en révéler sur l'histoire. Vous aurez compris que j'ai aimé et que, bien sûr, je me suis laissée avoir par cette saga et que le second tome est déjà dans ma PAL.

Le Livre de Saskia, T1 : Le Réveil de Marie Pavlenko



Quatrième de Couverture
Saskia fête ses 18 ans et s’apprête à entrer en terminale, comme toutes les filles de son âge. Toutes, vraiment ?

Si c’était le cas, pourquoi son quotidien vire-t-il au cauchemar, enchaînant phénomènes incongrus et rencontres étranges ? Quel secret recèle la pierre qu’elle porte au poignet depuis qu’elle a été trouvée aux portes d’un orphelinat, bébé ? Que lui veut Tod, mystérieux garçon qui la suit comme son ombre et ne se sépare jamais de son coutelas ? Et Mara, jeune fille froide et distante, qui parle une langue inconnue ?

Peu à peu, Saskia plonge au coeur d’un monde aussi fascinant que terrifiant, peuplé de créatures ailées, de magie, de combats mortels et de prophéties troublantes. La voici embarquée dans une guerre séculaire dont elle était loin de soupçonner l’existence…

Mon avis
Encore une petite pépite (j'ai fait un carton plein avec ces deux bouquins de Scrineo Jeunesse). Là aussi, j'ai donc aimé.
L'univers développé par l'auteur est riche, elle a su m'enfermer dans son histoire grâce à son style et son intrigue. Saskia est une héroïne qui n'est pas mièvre et agaçante. J'ai eu plusieurs fois envie de la secouer quand ses doutes concernant son attirance pour Tod tournaient en boucle mais c'est le seul point qui m'a fait rouler des yeux (j'ai toujours du mal avec ce genre d'états d'âme où la fille aime le garçon mais se dit que non, elle ne peut pas, même si son corps l'attire irrésistiblement, je manque de romantisme à ce niveau-là et ça se ressent toujours dans mes avis lectures). Les personnages sont bien développés, attachants et on veut en savoir plus au fil des pages. J'aime les histoires concernant les anges et là, les créatures de l'univers de Marie Pavlenko m'ont comblée : ce ne sont pas des anges à proprement parler mais elles s'en rapprochent et donnent un résultat qui à su me conquérir. La seule chose qui m'a un peu dérangée est le fait qu'on sent dès le départ que Saskia a quelque chose de spécial en elle. J'aurais aimé être un peu plus surprise au fil des révélations mais ça, c'est mon côté trop exigeant.

Un très bon bouquin où, la aussi, je ne vais pas m'étaler de peur de trop en dire.

Hell de Lolita Pille



Quatrième de Couverture
'Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo : sois belle et consomme.' Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel : elle vous méprise profondément... Jusqu'au soir où elle tombe amoureuse d'Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé. Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s'affranchissent du malaise qu'ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir.

Mon avis
Et c'est au tour de mon coup de coeur, cette petite douceur acide découverte à cause d'une vile tentatrice qui a posté une citation exquise sur les réseaux sociaux. Hell c'est l'histoire d'une gosse de riche, une garce accroc au luxe, au cul, à la drogue et à tous les excès dans lesquels baignent la jeunesse dorée parisienne. Qu'est-ce qui la différencie de ses congénères ? Sa conscience de ce qu'elle est et de ce qu'ils sont tous. Elle est réaliste sur sa vie, aime son argent mais sait qu'il ne fait pas tout. Aime son pouvoir mais sait qu'il ne la rendra pas plus heureuse. Mais pourquoi se défaire de tout ça ? Chacun vie une vie misérable alors autant garder ces atouts qui peuvent faire illusion.
La plume de Lolita Pille m'a envoûtée. L'acidité de ses mots, la noirceur de son personnage, les pensées âcres qui peuplent ces pages... C'est cette écriture dont je suis tombée amoureuse. Et son héroïne aussi. Hell est une garce mais une garce qu'on aime écouter. En tout cas, on aime se laisser emporter par ses pensées. Oui ce n'est pas une fille qu'on apprécierait dans la vie, oui elle est tout sauf agréable mais voilà, en tant que personnage du roman, elle m'a conquise. Et c'est surtout à cause de l'écriture. Lolita Pille est douée.

Je vais juste parler de mon chapitre préféré du livre parce qu'il le faut, parce que tout le roman est écrit du point de vue de Hell sauf un, celui qui m'a littéralement envoûtée : le chapitre où ce sont les pensées d'Andréa qui nous entrainent dans les nuits parisiennes. On comprend tout ce que Hell n'a pas su comprendre de celui qu'elle aime. On apprend tout ce qu'il manquait à Hell pour saisir la chance que la vie lui avait donné, pour attraper ce petit bout de bonheur. Andréa est un personnage plus fascinant encore que l'héroïne, un personnage qui, dans sa façon d'écraser les autres, ne cherchez pas juste à prendre son pied mais à les éduquer. Certes, il n'avait pas choisi la manière douce mais je pense qu'à sa place, on aurait aussi eu du mal à expliquer avec calme et compassion à toute cette vermine que non, elle n'était pas au-dessus du monde. C'est vraiment ce chapitre qui a fait que ce livre m'a percuté de plein fouet, m'a fait frissonner. Même si la vie décrite dans ce livre ne me tente absolument pas, j'ai aimé suivre les personnages, Hell et Andréa, dans cet enfer aux portes dorées qu'ils se construisent et n'essaient pas de quitter.

Ce sera tout pour ces trois lectures et finalement, je me dis que j'ai exprimé l'essentiel de ce que j'ai ressenti.