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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Mes lectures sont éclectiques tout en étant de plus en plus engagées vers la tolérance, l'ouverture d'esprit, les cultures différentes et le féminisme. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

dimanche 26 avril 2020

The kissing booth, tome 2 : Going the distance de Beth Reekles

Après la sortie du film, j’avais lu le premier tome en VO et j’avais trouvé que ce n’était pas terrible mais tout de même divertissant en le prenant pour ce qu’il était. J’ai lu le tome 2, en VF, et c’est une catastrophe.



Quatrième de Couverture
Désormais en couple avec le beau Noah Flynn, Ella vit un rêve éveillé. Mais la réalité la rattrape rapidement quand ce dernier doit s'éloigner des plages de Californie.

Mon avis
Dans ce tome, le beau Noah intègre Harvard et Ella entame sa dernière année de lycée. Là où le tome 1 nous présentait une adolescente aux priorités axées sur l’amitié et la loyauté, le tome 2 tombe pile poil dans les travers de la romance adolescente peu travaillée. Noah est loin, Ella doute, elle se fait des films à partir de rien du tout et se persuade que la vie n’est que drames. Rien n’est développé et les points forts de l’héroïne ont disparu. L’intrigue est, au-delà du niais attendu dans ce genre de livre, tout sauf crédible. Il faudra m’expliquer à quel moment une personne refuse d’expliquer la réalité même si cela signifie perdre l’amour de sa vie qui se trouve à plusieurs heures d’avion en croyant qu’attendre de longues semaines suffira à mettre les choses à plat. Autant les malentendus sont plausibles, autant leur résolution touche au n’importe quoi.

Les personnages sont plus creux que dans le tome 1 (je ne pensais pas une régression possible), les clichés s’enchaînent alors qu’ils semblaient être combattus précédemment et on s’ennuie ferme. Hâte de voir ce que Netflix a fait avec l’adaptation pour rendre l’histoire un minimum attrayante parce que là, c’est un échec.

Mention spéciale à la disparition du lien spécial qui unissait Ella et Lee, unique point fort du tome 1, qui perd en substance dans ce tome.

Mais hey, au moins, j’ai trouvé la motivation de lire un peu en cette période où tout mon être n’est que flemme une fois que je rentre du boulot. J’ai même relu le tome 1 en VF et me suis rendu compte que la VO avait au moins l’avantage de paraître légèrement moins pauvre littérairement parlant. Le niveau d’écriture est bas mais c’est bien pire quand on lit la traduction. Lire des romances, c’est dur pour moi mais j’ai en plus un don pour les choisir mal écrites (que voulez-vous, les seules qui me tentent sont celles ayant été adaptées en film et elles sont souvent mauvaises à l’origine visiblement).

Si vous aimez les romances bien écrites, passez votre chemin. Si vous êtes juste fans de The Kissing Booth, ça vous plaira peut-être (à condition de ne pas être trop exigeants).

Les avis des Accros & Mordus de Lecture

samedi 25 avril 2020

Si l'on me tend l'oreille d'Hélène Vignal

Si l’on me tend l’oreille est un livre que j’ai découvert lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, fin 2019, parmi Les Pépites sélectionnées. La quatrième de couverture a eu raison de moi avec sa promesse d’un combat pour la liberté.



Quatrième de Couverture
Dans toutes les foires, on fait la queue devant la minuscule roulotte de Grouzna.
À chacun, la jeune fille murmure une phrase : « Si l'on me tend l'oreille, je parle. »
À chacun, elle prédit son destin.
Mais Grouzna ne sait pas lire son propre avenir. Elle ne sait pas que, par le caprice du prince des Trois Provinces, sa vie nomade va bientôt être menacée. Car on n'aime jamais ceux qui ont la liberté d'aller où ils veulent, en colportant les histoires et les secrets qu'on leur confie.
Alors Grouzna la solitaire va s'allier à d'autres Récalcitrants. Ensemble, ils vont se mettre en route.

Si vous lui tendez l'oreille, Hélène Vignal vous racontera dans ce livre de très nombreuses histoires, celle de Grouzna et du troubadour indomptable, celle de l'enfant au ventre tatoué et du cracheur de feu, du marin survivant, de l'homme qui parle à ses animaux de bois, de l'ermite aux chiens...
Elle vous amènera dans un monde poétique, aventureux et libre.



Mon avis
Si l’on me tend l’oreille est un livre que j’ai découvert lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, fin 2019, parmi Les Pépites sélectionnées. La quatrième de couverture a eu raison de moi avec sa promesse d’un combat pour la liberté.

Grouzna est une nomade, une jeune femme qui se rend de ville en ville pour s’installer au cœur des foires qui animent les lieux régulièrement. Il émane d’elle quelque chose d’irrésistible, un souffle de sérénité et de douceur qui fait que les clients défilent dans sa roulotte pour découvrir leur destin. Discrète, Grouzna se fond dans le décor jusqu’à ce qu’on pose les yeux sur elle. Si la jeune femme était persuadée d’être une personne se laissant porter par la vie, par les déplacements et par la volonté des Mères qui la suivent, elle découvre qu’elle est en réalité maîtresse de son destin et que sa force de caractère est bien plus présente que ce que l’on pourrait croire. Sans prévenir, elle fait souffler un vent de rébellion au cœur de ceux qui croisent sa route.

Si l’on me tend l’oreille est de ces romans qui coupent le souffle par les mots. La poésie qui s’échappe des phrases de l’autrice est à la fois douce et percutante. La trame de fond est bonne mais n’est là finalement que pour mettre à l’honneur la qualité de l’écriture, la puissance du message et magnifier des personnages qui ne seraient pas ce qu’ils sont sans cette plume. Je n’ai pas eu l’habitude de lire une littérature jeunesse où l’écriture primait sur l’histoire et c’est un pari réussi. Un pari d’autant plus risqué que Hélène Vignal choisit ici de raconter un conte doux-amer à son lectorat : elle ne ménage pas les jeunes âmes, elle coupe peu à peu l’espoir d’une histoire où tout finit bien avec brio. Elle nous rend tristes, nous donne envie de nous insurger mais nous conforte aussi dans l’idée que les difficultés et les désillusions ne doivent pas nous empêcher de poursuivre nos routes.

Ce roman se savoure pour ses mots, pour ce sentiment de révolte qu’il fait naître en nous et pour ses personnages qui pourraient être toi, moi, les autres. Il se savoure parce qu’il rappelle que rien ne peut arrêter un esprit libre, que la peur n’est pas un problème mais peut au contraire être un moteur et que les autres ne sont un obstacle que lorsqu’on leur en laisse le pouvoir.

« Comme tous les ambulants, elle apprit ainsi que transformer la réalité en histoires permet de la rendre acceptable et de continuer à faire partie du monde. Car elle savait d’instinct qu’on pardonne mal aux rescapés d’avoir vu le pire et d’en être revenus. »

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jeudi 16 avril 2020

Immortels, Tome 3 de Cate Tiernan

Et voilà, je boucle mon marathon Cate Tiernan (enfin, pour ses romans traduits dans la veine magique) avec ce dernier tome de la saga Immortels.



Quatrième de Couverture
La magie et la noirceur de Nasty lui ont permis de survivre aux attaques du maléfique Incy. Mais sera-t-elle de taille face à Reyn, son éternel amour et… ennemi de toujours ?


Mon avis
Dans ce troisième et dernier tome nous touchons enfin du doigt le puzzle dans son ensemble, les pièces manquantes s’insérant au fil de la lecture. Comme dans sa saga précédente, Cate Tiernan tient une bonne idée de base mais ne fait malheureusement que la survoler, elle n’utilise pas le plein potentiel de ce qu’elle entreprend et c’est très frustrant. Je comprends que le public visé et le format choisi peuvent se satisfaire de cette bulle de superficialité puisque j’ai quand même apprécié ma lecture mais je regrette, mais comme je regrette… Je regrette vraiment qu’elle n’aille pas au fond des choses comme elle a pu le faire avec sa saga Sorcière. Heureusement, je me suis fait une raison avec Balefire et j’ai pu me contenter de ce que Cate Tiernan a bien voulu nous donner.

Ce tome est celui de l’épanouissement pour Nasty malgré les doutes, les épreuves. Elle se lance dans un projet, imagine un futur à court terme, ce qui est un grand pas en avant pour elle. Finalement, Nasty incarne les jeunes adultes qui se laissent porter par le courant durant trop longtemps et qui n’osent plus entreprendre. Elle est l’image de cette phase de transition difficile entre l’adolescence et la vie d’adulte, ce moment où tout nous semble insurmontable, où le farniente est une excuse à la peur de se vautrer. Notre héroïne comprend que c’est par baby steps qu’il faut avancer, que se projeter sur deux mois plutôt que deux ans permet de ne pas avoir peur du vide.

Le dénouement autour de ses origines est un peu trop facile, notamment parce qu’il n’y avait pas vraiment eu de construction de cette dernière intrigue dans les deux tomes précédents mais, EH, je n’attendais pas grand-chose de cette saga et le lâcher prise m’a permis de me dire « okay cool ça passe ».

Je retiendrai de cette lecture que j’avais envie de relire des histoires de magie, de sorcières sans me prendre la tête, juste en tournant les pages et que ça a marché. Et je sais qu’après ce petit interlude où lire la bibliographie de Cate Tiernan me tenait à cœur j’aurai besoin d’une intrigue bien plus travaillée et exploitée pour me plonger dans de futures lectures magiques.
Je ne conseille pas cette saga parce que, franchement, ce n’était pas un chef d’œuvre mais si vous ne voulez pas vous prendre la tête ou que c’est votre came, faites-vous plaisir !

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dimanche 12 avril 2020

Immortels, Tome 2 de Cate Tiernan

Après avoir lu le premier tome j'ai de suite enchaîné avec le second. Immortels est une saga qui se lit facilement même si elle ne me laissera sûrement pas un souvenir impérissable.



Quatrième de Couverture
Nasty trouve tant bien que mal sa place à River’s Edge, où elle réfléchit à son passé et à ses nouveaux choix de vie. Mais la présence de Reyn reste problématique : Nasty le désire autant qu’elle le hait. Elle ne peut l’aimer car il a tué sa famille, et pourtant… Une nuit, Nasty fait un cauchemar troublant, où apparaît son ancien ami Incy, qu’elle n’a pas revu depuis sa fuite. Elle le voit devant un feu de bois où se consument les autres membres de leur ancienne bande. Peu de temps après, Nasty se surprend à effectuer un acte de magie sans le vouloir, comme si sa nature originelle se réveillait en situation de danger. L’instant n’a duré qu’une seconde, mais elle a bel et bien pratiqué de la magie noire, une forme d’énergie détectable par les immortels à la recherche d’autres immortels... comme Incy.


Mon avis
Dans ce deuxième tome, Nasty est tiraillée entre les efforts constants qu’elle doit fournir pour rester sur le sentier qu’elle a choisi de suivre et la voie de la facilité où il lui suffit de suivre ses anciens amis en faisant taire ses émotions. Seulement, ce qu’elle apprend depuis qu’elle est à River’s Edge la force à ouvrir les yeux et à voir ce qu’elle n’avait jamais réalisé avant. Aucun demi-tour n’est permis et Nasty doit faire face à l’obscurité qui l’entoure.

Nous en apprenons un peu plus sur les immortels, sur leurs capacités et sur l’équilibre entre le bien et le mal, avec un peu de gris pour s’échapper légèrement des stéréotypes. Immortels reste tout de même une saga stéréotypée, que ce soit à travers ses personnages, son intrigue où la vision des choses proposée mais on peut trouver ça et là de petites nuances qui permettent de lire sans être exaspéré. Le tome tourne pas mal autour de la notion de choix, des doutes, de l’envie d’abandonner et de la possibilité d’entrevoir cette petite lueur d’espoir qu’on cherche finalement tous dans la vie.

Comme dans le tome précédent, le fil de l’histoire se découvre à travers les états d’âme de Nasty, ce qui peut paraître long voire ennuyer le lecteur mais cela ne m’a encore une fois pas dérangée. J’aime bien suivre l’évolution de l’héroïne même s’il n’y a rien d’exceptionnel à ce qui est proposé : c’était juste ce qu’il me fallait au moment de ma lecture. À d’autres moments je n’aurais sûrement pas apprécié ce livre et c’est aussi ce qui est intéressant avec la lecture : lire est aussi une histoire de rendez-vous, de moment choisi, de mood… Le timing est ce qui me plait le plus dans un livre : quand il est là, chaque livre peut offrir un petit quelque chose.

L’intrigue ne se complexifie pas, elle reste même somme toute simpliste, peut-être même un peu trop quand on connaît le potentiel des idées de Cate Tiernan mais je me suis fait une raison et j’ai pu poursuivre mon aventure sans attente, en prenant simplement le plaisir de lire quelque chose de simple, où les pages se tournent seules et où l’esprit prend une pause méritée pour juste se laisser emporter dans une aventure imaginaire.

Rien de bien fabuleux mais un moment agréable, grâce à la magie du timing.

Les avis des Accros & Mordus de Lecture