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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Mes lectures sont éclectiques tout en étant de plus en plus engagées vers la tolérance, l'ouverture d'esprit, les cultures différentes et le féminisme. Retrouvez-moi aussi sur Accros & Mordus de Lecture.

samedi 23 janvier 2021

La boîte à musique, Tome 1 : Bienvenue à Pandorient de Gijé & Carbone

Je progresse tout doucement dans l’univers de la bande dessinée que j’essaie de découvrir peu à peu et j’ai jeté mon dévolu sur La boîte à musique de Gijé et Carbone, attirée par la beauté de la couverture comme un papillon de nuit par la lumière.



Quatrième de Couverture
Pour son 8e anniversaire, Nola reçoit un magnifique cadeau : la boîte à musique de sa maman Annah.
Quelle mélodie enchanteresse !
Mais à y regarder de plus près, une petite fille gesticule à l’intérieur et appelle au secours…
En suivant ses instructions, Nola rapetisse et entre dans la boîte à musique.
Elle découvre alors Pandorient, un monde fabuleux mais aussi dangereux…


Mon avis
On rencontre Nola, 8 ans, qui a récemment perdu sa maman. Pour son anniversaire, son papa lui offre une boîte à musique ayant appartenu à Annah, sa maman. Alors qu’elle jour avec la boîte, Nola découvre à l’intérieur une toute petite fille qui lui demande son aide. C’est ainsi que Nola pénètre dans le monde mystérieux de Pandorient…

La première chose qui m’a frappée, ce sont les couleurs. Elles sont superbes, envoûtantes, et racontent à elles seules beaucoup de l’histoire. Le monde Nola est fait de nuances froides, rappelant la dureté de sa réalité, la perte de sa maman. Mais malgré ces teintes, l’ambiance reste douce, elle a ce qu’il faut d’intime pour pénétrer dans la vie de Nola à pas feutrés. Tout en contraste, le monde de Pandorient dans lequel pénètre Nola est fait de couleurs chatoyantes et vives, donnant de l’intensité à l’aventure qu’elle y vit et accentuant le fait qu’elle oublie pendant quelques temps son deuil pour foncer dans cette histoire à toute allure. Et ce qui frappe encore, ce sont les expressions de son visage qui témoignent de chacune de ses découvertes, des êtres étranges qui peuplent ce monde qu’elle ne peut prendre le temps de découvrir tant la situation s’accélère. Ces expressions si communicatives qui tranchent avec la tristesse constante sur le visage de Nola dans les premières pages.

Rien qu’à travers ces esquisses, on comprend où va nous mener cette série de BD : vers l’histoire secrète de la maman de Nola, une découverte de cette vie cachée qui va permettre à la petite fille de garder le lien avec cette mère disparue tout en faisant peu à peu son deuil. Le premier tome n’est qu’une introduction, un aperçu rapide du monde de Pandorient qui permet à Nola de sortir de sa bulle de tristesse un temps afin de vivre une aventure folle. Je regrette tout de même que ce premier tome aille si vite, qu’il ne nous offre qu’un tout petit aperçu de l’univers de Pandorient mais j’ai vraiment aimé amasser plus de détails grâce aux dessins, moi qui suis principalement une amatrice de mots.

Cette BD s’adresse à des enfants, et c’est peut-être le seul problème que j’ai eu avec puisque j’aurais aimé en voir plus. En réalité, il y a juste ce qu’il faut pour un jeune public et c’est quand même avec plaisir que je lirai la suite.

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mercredi 20 janvier 2021

Les deus soeurs, Tome 2 : Sorcière de Marie Brennan

Je suis allée au bout de la saga Les deux sœurs de Marie Brennan des années après l'avoir mise sur ma wish list et je suis bien contente !



Quatrième de Couverture
Les extraordinaires talents de Mirei en font maintenant la magicienne la plus puissante qui soit. Pour certains, elle est un miracle vivant ; pour d’autres, une abomination et l’incarnation du Mal… et ils ont fait vœu de détruire tous ceux qui la soutiennent. Les sorcières des deux camps s’engagent dans une guerre sanglante, sans merci, et pour la gagner elles recourent sans hésiter à la magie, la traîtrise, le meurtre. Mais il se pourrait que ces adversaires s’affrontent pour rien. Car le pouvoir que redoutent les sorcières rebelles, cette magie ultime qui n’appartient qu’à Mirei, ce don, est aussi son arrêt de mort.


Mon avis
Miryo et Mirage ont rassemblé leur âme en un seul corps, Mirei, qui est désormais une sorcière unique en son genre, la seule à être complète, à avoir réussi à réunir les deux parts d’elle-même. Malheureusement, tout le monde à la Chute de l’Étoile n’accepte pas cette nouveauté. Deux Primes quittent le navire et sont prêtes à tout pour combattre Mirei, qu’elles considèrent comme une abomination. Une course contre la montre débute pour réunir les sosies afin de les protéger et les préparer à un avenir inédit mais incertain.

Comme le premier tome, Sorcière souffre d’un problème de transposition des idées de l’autrice. L’ensemble est plat malgré des événements qui s’enchaînent. Les idées sont là, intéressantes, prometteuses, mais elles ne sont pas suffisamment décrites, approfondies. On sent plus encore toute l’ampleur de l’univers qui a pris naissance dans l’esprit de Marie Brennan et je regrette vraiment qu’elle n’ait pas su rendre l’écriture aussi précise que ce qu’il semble y avoir dans sa tête. Les idées politiques ainsi que les rouages diplomatiques sont survolés, mal amenés et nous perdent dans des détails survolés alors qu’ils auraient mérité d’être détaillés. Ce qui est difficile à expliquer, c’est que ce n’est pas le manque de profondeur dans ses idées qui me dérange, mais vraiment son incapacité à transmettre le fil de tout son univers parce qu’on sent vraiment que rien n’est laissé au hasard, que tout s’imbrique parfaitement dans la tête de Marie Brennan, c’est très frustrant. Et c’est sûrement ce qui fait la différence entre avoir des idées et savoir les transmettre à travers un bon roman.

J’ai moins apprécié la lecture de ce tome mais j’ai tout de même aimé l’intrigue dans son ensemble. Je suis allée au bout parce que les idées de base sont bonnes, parce que le rapport à la magie a su piquer ma curiosité. Je regrette quand même beaucoup que, comme beaucoup d’autres détails, les explications sur le monde des Cousines aient été expédiées en quelques lignes. J’attendais beaucoup de cette partie et je n’ai rien eu à me mettre sous la dent.

Malgré tout, je tiens à souligner un gros point positif : le fait que Mirei soit une héroïne qui s’accomplit sans avoir besoin d’une quête amoureuse. Et c’est d’ailleurs ce qui me rappelle que j’ai choisi de me replonger dans la fantasy pure pour m’éloigner des sagas dont le penchant young adult finit toujours par placer une intrigue amoureuse au premier plan. Dans Les deux sœurs, c’est tout sauf ça et ça fait du bien. C’est merveilleux de lire une saga où l’héroïne devient une femme complète en dehors d’un besoin de se rattacher à un lien amoureux.

Je pense que j’essaierai de lire ce qu’a publié ensuite Marie Brennan parce que son imagination a énormément de potentiel et que j’ai espoir de pouvoir pénétrer dans son univers de façon complète.

Chronique Tome 1
Les avis des Accros & Mordus de Lecture

dimanche 17 janvier 2021

Les deux soeurs, Tome 1 : Guerrière de Marie Brennan

Les deux sœurs de Marie Brennan était sur ma wish list depuis des années, cette longue liste à laquelle j’ajoute chaque année des tas de titres. J’y fais du tri de temps en temps et cette duologie me tentant toujours quelques années après, j’ai décidé d’enfin la lire, pour retrouver la fantasy sans le côté young adult dont je me suis clairement lassée.



Quatrième de Couverture
Quand une sorcière naît, un double d'elle-même naît aussi. Pour que la sorcière ait l'intégralité de ses pouvoirs, son double doit périr. Mais que se passe-t-il lorsque le double survit ? Mirage exerce une profession assez singulière : elle est chasseuse de primes. Sa vie dépend de ses talents de tueuse et de son intelligence, et Mirage atteint toujours sa cible. Mais son nouveau contrat va l'entraîner dans le monde ténébreux des sorcières, là où sa force et son habileté risquent de ne pas suffire pour vaincre la magie. Miryo est une sorcière qui vient de rater son examen d'initiation. Désormais elle sait qu'il existe en ce monde un être semblable à elle, un être qui est son double : Mirage. Et si elle veut obtenir la pleine maîtrise de ses pouvoirs, Miryo n'a qu'une solution: chasser la chasseresse, et la détruire.


Mon avis
Mirage est une chasseuse, une guerrière du Feu d’Argent qui remplit des contrats depuis la fin de sa formation. Rousse, elle déteste les sorcières et les fuit, exécrant le fait qu’on l’assimile à ce groupe à cause de la couleur de ses cheveux depuis petite. Exceptionnellement douée, ses aptitudes au combat et ses réflexes font intégralement partie de ce qu’elle est.
Miryo est une élève sorcière aux portes de son examen d’initiation, celui qui lui donnera enfin accès au pouvoir après une longue formation. Seulement, elle rate son examen, elle ne peut contrôler le pouvoir : il existe dans le monde une autre part d’elle-même, un sosie avec qui elle partage son âme. Tant que ce double d’elle non magique vivra, elle ne pourra pas être une vraie sorcière : pour enfin parvenir à contrôler le pouvoir, elle doit tuer ce sosie.
Lorsque Mirage accepte une mission visant à démasquer l’assassin d’une sorcière, sa vie est bouleversée par sa rencontre avec Miryo, sa moitié sorcière…

L’univers mis en place dans ce premier tome est très riche et plutôt bien ficelé, parfois même trop dans la tête de l’autrice et pas suffisamment expliqué sur le papier. On sent qu’il y a tout un monde complexe dans l’imaginaire de Marie Brennan mais parfois, j’ai perdu le fil de certains détails, des choses évidentes pour la créatrice et pas forcément pour le lecteur.
Et c’est la même chose pour les personnages : on sent qu’ils ont une profondeur, qu’ils sont travaillés mais on ne réussit pas à toucher du doigt leur complexité, leur description est laissée de côté au profit de l’intrigue. L’alternance entre Mirage et Miryo nous montre qu’il s’agit de deux faces d’une même pièce mais ça ne prend pas pour les mêmes raisons que le reste : c’est clair dans la tête de l’autrice mais elle n’a pas su coucher sur papier tout ce qu’il fallait pour que ça le soit pour nous et chaque parallèle entre les deux personnalités perd en subtilité.

L’univers de ce tome a tout pour plaire mais, le problème a été pour moi l’écriture. J’ai eu cette impression d’exercice de transposition manqué entre les idées de Marie Brennan et ce qu’elle réussit à transmettre. L’écriture m’a paru plate, fade et, pourtant, ce n’est pas mal écrit, c’est juste que la magie n’opère pas. Le mélange entre la narration à la troisième personne et les pensées des personnages est mal utilisé, c’est trop abrupt, ça casse le rythme de lecture. Rien dans l’écriture n’a su me plaire. C’est l’intrigue qui m’a permis de poursuivre ma lecture parce qu’il y a vraiment quelque chose, une idée plaisante, une envie de comprendre ce qui a traversé l’esprit de Marie Brennan.

Et au-delà de l’intrigue même, les messages de fond mis en place à travers l’histoire sont assez intéressants. Marie Brennan aborde la problématique des dogmes ancestraux qui peuvent finir par dévier de la foi initiale : en suivant des directives érigées par la première sorcière à partir de son expérience avec la Déesse, les sorcières suivantes ont perdu avec le temps le lien d’origine en se concentrant uniquement sur des retranscriptions, sans remettre en question les préceptes suivis. C’est un axe de réflexion qui a le mérite d’être très actuel, dans un monde où les dogmes semblent plus puissants que la foi de chacun, finissant par mener à un fanatisme religieux dangereux.

En laissant de côté l’écriture, j’ai aimé me plonger dans cet univers. J’ai réussi à aller jusqu’au bout parce que les idées de fond sont très riches et ont su capter mon attention. Lire de la fantasy m’avait manqué et il faut que je me décide enfin à lire des épopées plus qualitatives, plus en accord avec mes attentes. Mais avant ça, il y a le second tome de cette duologie !

« - Les prêtresses nous disent que la Déesse, bien qu'étant la Mère, n'est pas 'notre' mère. Elle ne nous prendra jamais par la main, elle ne nous aidera jamais à avancer dans la vie. Nous devons accepter de nous élever et de chuter de nos propres succès et nos propres erreurs. J'ai la certitude qu'elle sera peinée si elle voit que nous nous égarons, mais elle ne fera rien pour y remédier. Pas tant que nous ne serons pas prêtes à écouter.
Satomi frissonna longuement.
- C'est cruel.
Oui, c'était cruel. Et Mirei n'avait rien à proposer pour adoucir cette désillusion.
»

Chronique Tome 2
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samedi 10 octobre 2020

L'Alchimiste de Paulo Coelho

Mon rythme de lecture est irrégulier mais, devinez quoi, ce n'est pas grave, c'est comme ça. Je réussis encore à dénicher des moments où la frénésie revient, de façon brève mais intense, et ça me suffit. C'est comme pour les chroniques : des fois, l'inspiration débarque d'un coup et je pose une nouvelle pierre à l'édifice de la mise à jour. La construction est encore en chantier mais, aujourd'hui, une petite finition des fondations débarquent avec mon avis sur ce livre qui attendait depuis bien trop longtemps dans ma PàL.



Quatrième de Couverture
'L' Alchimiste' est le récit d'une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d'un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, initié par l'alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Destiné à l'enfant que chaque être cache en soi, 'L' Alchimiste' est un merveilleux conte philosophique, que l'on compare souvent au 'Petit Prince', de Saint Exupéry, et à 'Jonathan Livingston le Goéland', de Richard Bach.


Mon avis
L’Alchimiste de Paulo Coelho est de ces livres cocooning qui font du bien, qui nous plongent dans un calme profond et doux. La quête de Santiago est la nôtre, cette recherche du bonheur à travers la découverte de qui nous sommes, de l’accomplissement. Paulo Coelho nous invite à redéfinir ce que nous désirons réellement au plus profond de nous-mêmes.

Parsemé de révélations sur ce qui compte réellement dans la vie, L’Alchimiste illustre le fait que ce n’est pas la destination qui compte mais bien le voyage qui nous y mène. Un peu cheesy dit comme ça mais, au fond, lorsque nous surmontons une épreuve, c’est notre capacité à le faire qui nous rend fier et pas le résultat en lui-même, c’est la façon dont nous réussissons à aller au bout des choses qui nous permet d’apprécier ce que nous obtenons. C’est tout ce que conte l’auteur dans cette aventure. Santiago comprend au fil du temps que les signes ne s’offrent pas à lui comme par magie mais bien qu’il les a cueilli au fil de sa vie lorsqu’il était prêt à le faire.

Je regrette juste l’inégalité du livre que j’ai ressentie. Je me suis laissé porter sans difficulté par les trois quarts du livre mais le dernier quart de ma lecture ne m’a pas paru si fluide. Il y a un décrochage que je ne saurais expliquer si ce n’est que, finalement, plus on approche du but, plus il y a une certaine appréhension à ce que tout s’arrête. Je crois que le cheminement à tâtons est plus agréable pour moi que la dernière ligne droite, où la confiance est moins touchante que l’hésitation antérieure. Sûrement parce que ma quête est encore loin de sa conclusion et que je m’identifiais bien plus au Santiago du début qu’à celui de la fin.

Quoi qu’il en soi, c’est un conte philosophique qui fait du bien et qui m’a permis de faire une pause délicate dans un monde quotidien qui tourne toujours trop vite.

« Le jeune homme se souvint d’un vieux proverbe de son pays, qui disait que l’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. »

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dimanche 6 septembre 2020

De bons présages de Terry Pratchett et Neil Gaiman

J'ai peu lu ces dernières semaines mais ça revient, tout doucement. J'ai encore quelques chroniques à rédiger, dans le désordre. Les astres se sont à nouveau alignés pour me permettre de reprendre le temps de lire, de prendre du temps pour moi. Et pour l'heure, c'est avec le Challenge Coups de coeur des A&M que je reprends le rythme.



Quatrième de Couverture
AL'Apocalypse ! Depuis le temps qu'on en parle... Eh bien, c'est pour demain. Enfin, dans onze ans, très exactement. Depuis que Dieu créa le monde et Satan l'enfer, chacun des deux cherche à tirer la couette à lui. Pour défendre leurs intérêts respectifs, ils ont leurs envoyés spéciaux sur terre. Côté Bien : Aziraphale (ange de son état, bibliophile et libraire à mi-temps). Côté Mal : Rampa (démon, lunettes noires et boots en peau de serpent, propriétaire d'une Bentley). Et l'Apocalypse, ça ne les arrange pas du tout. Parce que, vous savez ce que c'est, quand on vit quelque part depuis des siècles, on a ses petites habitudes. Alors ange et démon vont doubler leurs patrons et tout mettre en œuvre pour faire capoter l'Apocalypse.


Mon avis
De bons présages est de ces livres qu’on ouvre pour se détendre tout en ayant envie de garder le cerveau branché sur le serveur humour décalé. Il y a des moments pour tout et c’était pile le bon moment pour moi.
Ce livre, on en parle sur Accros & Mordus de Lecture depuis des années (Livre du Mois de mai 2019), je l’avais dans ma PàL depuis un bon moment et j’avais bien envie de rire un peu. Je n’ai pas été déçue.

Quoi de mieux que de voir le « Bien » et le « Mal » se dire que, finalement, l’Apocalypse, c’est pas si fun que ça ? Aziraphale et Rampa se rendent compte que le manichéisme c’est quand même moins fatigant et redondant que les rôles bien établis qu’ils sont censés jouer… surtout quand la fin du monde risque de venir mettre fin à leur vie terrestre qu’ils ont construite au fil des millénaires.

Je découvre en même temps Terry Pratchett et Neil Gaiman, je n’ai donc pas de curseur pour déterminer où démarre la plume de l’un pour passer ensuite à la plume de l’autre. J’ai senti par endroit un changement de ton, un style différent mais sans voir ma lecture saccadée, sans trébucher entre deux paragraphes : quand on ne connaît pas les deux auteurs, la lecture s’écoule sans barrage.

L’humour anglais est certainement ce qui m’a le plus plu : les digressions, les dialogues planants, les personnages décalés et les détails superflus (mais terriblement exquis) ont su se frayer un chemin sans encombre jusqu’à moi. Ce n’est pas tant l’histoire en elle-même qui est à garder en tête mais la façon dont elle est traitée : ça part dans tous les sens, dans du détail absurde et c’est ce que j’ai aimé. L’Apocalypse n’est finalement qu’un prétexte pour critiquer une société via des petits riens qui font finalement tout.

Si vous cherchez un univers complet, clair et fluide, vous risquez de ne pas trouver votre bonheur dans ce roman mais si vous voulez déconnecter de la réalité pour rire un peu, n’hésitez pas.

« Ne voyez pas ça comme un décès, dit la Mort, Dites-vous que vous partez en avance pour éviter les embouteillages. »

Les avis des Accros & Mordus de Lecture