Bienvenue

Bienvenue !


Voici un petit blog sans prétention marqué par les couleurs du Sud, le parler de l'Occitanie, la culture de chez moi. Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Pourquoi ce nom ? Parce qu'il s'agit de ma langue, et que rambalh signifie "bordel". Du tout et du n'importe quoi, au grès de mes envies, de mes lectures, de mes sorties et de mes découvertes. Enjoy !

mardi 1 mai 2012

Histoires d'Amour anthologie dirigée par Elie Darcos

Livre paru en 2012 aux Editions Sombres Rets, dans la collection Méandres de Vie, 292 pages. Lu dans le cadre d'un partenariat avec le forum Accros & Mordus de Lecture. Histoires d'Amour est un recueil de 23 nouvelles traitant de l'amour et dirigé par Elie Darco...

Auteurs : Michaël Moslonka, Pierre Benazech, Ombeline Duprat, Cyril Carau, Yvette Auméran, Esmeralda Bianca, Sylvain Boïdo, Emmanuelle Boreau, Céline Brenne, Emmanuelle Cart-Tanneur, Pierre Chaffard-Luçon, Jérémie Ciholyas, Yves-Daniel Crouzet, Frédéric Czilinder, Inès El-Shikh, Jennifer Flajolet-Toubas, Marie Jaouen, Sybille Marchetto, Pascaline Nolot, Marc Oreggia, Didier Reboussin, Teo Silis et Thomas Spok.
Illustration de couverture : Elie Darco



Quatrième de Couverture
L’Amour, comme une quête de bonheur, une aspiration impossible, une soif d’absolu, la recherche de l’âme-sœur.
L’Amour qui attend le bon moment pour s’en venir, qui lutte contre le temps, qui demeure une vie entière ou un bref instant.
L’Amour enflammant le corps, troublant la raison et l’esprit, dépassant les limites du genre ou de la mort.
L’Amour qui transcende l’espace, la matière, l’être et ce qu’on a de plus précieux, l’étincelle en nous qui sait donner la vie.
Qu’elles prennent un tour sensuel, fantastique, comique ou tragique, ces vingt-trois histoires d’amour vous porteront à la rencontre de personnages attachants, convaincus de la force du sentiment amoureux et de son unicité.

Mon avis
Histoires d'Amour est une anthologie qui reprend le célèbre thème de l'amour, chéri par la littérature, mais qui lui apporte une dose de nouveauté grâce à ses auteurs aux styles réellement différents et à sa suite logique. L'anthologie débute avec une recherche de l'amour en 6 nouvelles où l'on suit toutes sortes de personnages qui se laissent peu à peu capturer par ce sentiment si complexe et tellement propre à chaque personne : on passe de l'amour rêvé, à l'amour qui nous tombe dessus sans qu'on s'y attende ou encore l'amour espéré, tant attendu mais qui ne se manifeste pas et qu'on cherche à provoquer... Ensuite vient Le temps d'aimer en 6 nouvelles avec ces amours auxquels il faut laisser le temps ou encore ceux qui traversent les temps et leurs épreuves en s'effritant mais sans s'éteindre, ou même le fil des amours d'une vie pour savoir qu'on n'en a au final qu'un seul... Quand les sentiments se transforment en amour fou en 6 nouvelles encore, ils peuvent prendre de nombreuses formes : de l'amour passionnel à l'amour aveugle en passant par l'amour insensé. Mais faire Le don de l'amour, l'amour pur et réel, n'est pas chose aisée et c'est à travers 5 nouvelles qu'est clôturé ce périple.

La couverture de l'anthologie ne m'a pas séduite. Je ne m'arrête pas aux premières impressions quand je sais que je veux lire un livre mais lorsque je furète en librairie, je m'intéresse aux livres dont les couvertures attirent mon regard et je pense que je n'aurais pas choisi celle-ci. Elle est belle, elle colle au thème mais elle est trop rose et rouge. Le titre évoque déjà explicitement le thème de l'anthologie et une couverture comme celle-là insiste trop. Après, c'est une question de goût.

La préface d'un livre en dit toujours trop pour moi c'est pourquoi je préfère la lire à la fin, une fois toutes les nouvelles terminées pour être sûre de garder le suspense jusqu'au bout. La préface du livre est intéressante car elle place le contexte mais surtout elle éclaire réellement sur le lien logique entre les différentes nouvelles et leur agencement. J'ai apprécié cet arrangement d'ailleurs, le fait de commencer par les débuts de l'amour et de progresser doucement vers quelque chose de plus intense. C'est un excellent point pour l'anthologie.

La recherche de l'amour est la première partie du livre mais aussi celle à laquelle je n'ai pas accroché : ça vient principalement de moi et de mes goûts. Je n'apprécie pas souvent les écrits décrivant les amours naissants, les rencontres foudroyantes. J'ai eu du mal à me plonger réellement dans ces histoires d'amour là. Cependant, j'ai trouvé Elle de Sybille Marchetto bien écrite. Elle est celle des 6 qui a réussi à me plaire le plus. La fin de Folles de moi de Frédéric Czilinder est aussi touchante dans sa conclusion... Et elle semble surtout tellement vraie. L'impromptu de la noce de Thomas Spok et La jeune femme, les morts et Bobby Joe d'Emmanuelle Boreau n'ont pas réussi à attirer mon attention. Les ingrédients sont là mais la sauce n'a pas pris.

Le temps d'aimer est ma partie préférée du livre. Je suis toujours touchée par les histoires banales en apparence et tellement complexe en réalité... L'encadreuse d'Emmanuelle Cart-Tanneur m'a littéralement transportée : c'est exactement ce que je j'aime dans un écrit, ce quotidien si banal, ces drames de la vie qui vous façonnent... C'est un nom dont je me souviendrai. Le personnage de Paul m'a touchée, celui de sa femme aussi. L'amour n'est pas une question d'âge ou de génération, c'est une question d'épreuves à traverser ensemble. Quatre Saisons Avant la Pluie de Jennifer Flajolet-Toubas est elle aussi touchante : un proverbe qui m'a marquée dit "Il faut avoir beaucoup aimé pour se rendre compte que l'on aime qu'une seule fois", il prend tout son sens dans ce pèlerinage effectué par le héros. Le développement de l'odorat à travers l'écriture est tout simplement sublime. Mon avis est compliqué pour Le sourire de Fausta de Cyril Carau : l'écriture est fluide, prenante et le côté dérangeant de la relation décrite juste superbe... Mais je suis perturbée par ce côté dérangeant : je trouve réellement bien de le mettre en valeur, de faire réfléchir mais j'ai grimacé en le lisant à cause du fait que je suis proche de tous mes cousins, germains ou éloignés... C'est en même temps ce que j'aime : qu'on me bouscule à travers les mots !

L'amour fou dérange, il bouscule le politiquement correct, repousse les limites et c'est tout ça à la fois qu'on peut retrouver dans cette parte de l'anthologie. La fille de l'air de Pascaline Nolot nous offre le sympathique coup de l’ascenseur émotionnel en deux lignes : du génie. J'ai grimacé, j'ai fermé le livre pour m'en remettre, la tête pleine d'images dont je me serais bien passée mais c'était franchement bon. Le Baiser du requin d'Yvette Auméran est l'histoire la plus extraordinaire ce cette anthologie, ma préférée reste L'encadreuse mais celle-ci dépasse tout et nous donne une bonne leçon de vie : qui aurait cru qu'une esturgeonne était capable de m'émouvoir à ce point ? Yvette Auméran affronte la science, affronte les lois de la nature et surtout, elle nous montre que se battre vaut parfois la peine. Surtout en amour. Les autres amours décrits dans cette partie garde cet aspect dérangeant, que ce soit le sentiment qu'a du éprouver le héros de Coup de Foudre ou l'horreur de Luz del Camino, nous poussent à voir plus loin que l'amour simple et facile qu'on connait. Ces nouvelles nous ouvrent les yeux sur la réalité humaine et ses travers, la réalité humaine et l'amour fou...

Enfin Le don de l'amour est la dernière partie et pas la moindre : il s'agit de s'offrir entier à l'autre, de se sacrifier. J'ai particulièrement aimé Paris/Grenoble d'Esmeralda Bianca : les histoires du quotidiens, du commun des mortels me touchent encore et toujours. En quelques minutes, le héros passe de sa femme embrassant un autre homme quelques mois plutôt à l'une des révélations les plus bouleversantes de sa vie et ça ne laisse pas indifférent.

Les auteurs de cette anthologie n'ont pas été choisis au hasard et ça se sent : ils sont tous différents, ils apportent chacun une touche bien personnelle au livre mais se complètent à merveille. Il y en a pour tous les goûts ce qui n'est pas courant dans les anthologies : là, on est forcément touché par quelques écrits tellement les sensations sont diverses et variées. J'y ai trouvé mon compte, j'ai découvert de nouvelles façons de voir et lire l'amour et je ne regrette pas cette lecture. Je me suis attachée à des personnages en seulement quelques pages et c'est ce que j'aime dans la nouvelle : être touchée en quelques mots tout simplement parce que c'est naturel, ça semble couler de source. Je regrette simplement de ne pas avoir adhérer à toutes les nouvelles mais c'est le prix à payer pour un recueil aussi diversifié.

Merci aux Editions Sombrets Rets pour cette opportunité et la confiance qu'ils accordent au forum A&M.

Que savez-vous vraiment de l'amour ?

jeudi 12 avril 2012

Naya Tome 1, La colonie d'Astrelof

Livre paru en 2011 aux Editions Persée, 282 pages. Lu dans le cadre d'un partenariat avec le forum Accros & Mordus de Lecture. La colonie d'Astrelof est le premier tome de la saga Naya.



Quatrième de Couverture
Pour les grandes vacances, les parents de Naya décident de l'envoyer en colonie de vacances. Là, elle se lie d'amitié avec une jeune fille drôle et dynamique, Stessie, puis avec Lucas, le rebelle courageux. Ensemble, ils essayent de percer les secrets de l'équipe d'animation qui se comporte bizarrement. La colonie regorge de mystères et le trio, en cherchant à les élcaircir, découvre un livre étrange : il révèle l'existence d'un monde inconnu, rempli de magie et de créatures extraordinaires.

L'arrivée d'un rêve diabolique déclenche de véritables hostilités. Unis par le lien invisible d'une origine commune, les adolescents doivent livrer un combat où l'esprit d'équipe est synonyme de survie.


Mon avis
Naya est une jeune fille comme les autres : des amis, des parents aimants et des grandes vacances qui s'annoncent bien remplies. Seulement, son père décide de l'envoyer dans une colonie dans les Alpes durant 28 jours au lieu de la colonie dans les Pyrénées prévue et durant deux semaines seulement... Elle ne cache pas son agacement mais n'a pas tellement le choix. Elle promet à ses amis de leur écrire et embarque à bord du bus qui la mène tout droit à Astrelof... Cette colonie n'est pas comme les autres, elle le sent et, aidée de ses deux nouveaux amis Stessie et Lucas, elle va mener l'enquête mais les réponses qu'elle va obtenir pourrait bien bouleverser complètement sa vie et ses vacances hors normes...

Ce tome est le tout premier d'une série nommée Naya : on sait donc dès le départ que c'est elle, notre héroïne du début à la fin. La couverture du livre est très belle, l'écriture choisie, l'image, tout colle parfaitement à l'histoire.

Ce livre a fait naître chez moi un avis complètement mitigé. J'aime beaucoup l'histoire principale, l'idée de base mais j'ai peiné dans ma lecture, du début à la fin.

La trame est franchement bonne même si ça n'est pas forcément novateur : un autre monde, des jeunes exceptionnels, des oppresseurs... C'est du déjà vu mais ce n'est franchement pas un problème puisque Natacha Catel nous rajoute une pointe d'originalité à son histoire avec ses créatures et tous les personnages entourant les adolescents de la colonie. J'ai trouvé cependant les choses trop faciles... Les trois personnages principaux comprennent trop vite les choses, ils trouvent facilement leurs réponses et réussissent sans difficulté à berner les "monos" : cette colonie, elle se prépare sûrement depuis plus de dix ans alors la fan de difficultés que je suis n'a pas trouvé son compte dans les épreuves imposées par l'auteur aux protagonistes. Les pouvoirs donnés aux personnages sont aussi extrêmement puissants : je me dis que c'est un moyen de les aider à triompher mais sur le coup, j'ai été pas mal surprise. Là où j'ai eu le plus de mal à réellement essayer de trouver l'histoire plausible, c'est dans l'assimilation de la "vérité" par les adolescents : je me demande comment, en quelques jours seulement, les trois personnages réussissent à intégrer qu'ils ont été adoptés, l'accepter sans problèmes, croire en un autre monde, accepter de croire Léandrane alors qu'elle aussi pourrait très bien leur vouloir du mal après tout dans cette colonie hostile, et surtout décider de se battre pour la liberté d'un pays qu'ils ne connaissent pas. C'est tout ça qui me laisse réellement perplexe sachant qu'ils n'ont que seize ans et que leurs connaissances de base leur viennent d'un livre dont ils ne lisent qu'un passage... A mon avis, ça manque de réalisme : l'auteur aurait du prendre son temps sur ces assimilations, quitte à laisser de côté une bonne part de l'intrigue parce qu'un personnage ne doit jamais, selon moi, être simplifié. Stessie, Lucas et Naya se posent des questions très vite, ont un caractère qui fait que le comportement des moniteurs les poussent à creuser mais ils se contentent sans problème d'une histoire abracadabrante sans trop de scepticisme ? C'est là que ça donne un mélange incohérent.
L'enchainement des chapitres m'a tout de même donné envie de continuer ma lecture, je voulais savoir ce qu'il se passait, ce qu'il allait arriver aux personnages. Je regrette seulement que Naya ne soit pas plus développée que ça : l'auteur insiste sur le poids des responsabilités, sur ses craintes vis à vis de son rôle de leader mais c'est tout. On ne sait rien d'autre d'elle alors que Lucas et Stessie, qui ne sont pas censés être aussi importants, ont droit à un portrait d'adolescents "réels" : le côté drôle de Stessie, le côté fonceur de Lucas... Naya gagne sûrement à être plus connue que ça.

Mon vrai problème avec ce livre a été l'écriture. J'ai eu du mal à me plonger dans l'intrigue à cause du style : l'auteur n'a, selon moi, pas développé les points qui méritaient de l'être et s'est concentrée sur des détails sans importance. Peut-être que j'ai eu cette impression parce que je n'ai pas en main toutes les clés pour tout comprendre mais ça a beaucoup influencé sur mon avis. Les réactions des personnages ne sont pas "vivantes", elles sonnent faux. Seules les réactions de Stessie semblent fluides, peut-être parce que c'est le personnage le plus spontané de l'histoire. Il y a aussi pas mal d'incohérences qui sautent aux yeux : la course d'orientation avec un passage où les indices et les balises de correspondent plus, le moment où Naya fait le compte des personnes qu'elle doit encore toucher (ils sont quarante adolescents mais elle semble faire le compte des quarante sans inclure Stessie, Lucas, Kétie et elle-même), le nombre de jour séparant la soirée (samedi soir) et la discussion sur les personnes convaincus (mardi alors qu'ils se voient tous les jours et que cette histoire est censée être au centre de leurs préoccupations)... Je n'ai pu m'empêcher de me poser toutes ces questions au cours de ma lecture et c'était vraiment déroutant.
Je pense que le véritable problème de tous ces détails vient d'un éparpillement : Natacha Catel a essayé de donner toutes les informations importantes mais elle n'a pas su les organiser et les déposer au bon moment dans son récit et ça se ressent, comme le moment où, d'un coup, elle explique que Naya a déjà parlé de sa vision nocturne à ses amis et qu'ils ont très bien compris la chose... C'est le genre de scène qui s'écrit et non qui se résume sachant que Naya reste le guide, le personnage qui s'est retrouvé à avoir des aptitudes avant de réellement recevoir ses pouvoirs : c'est le genre de maladresse qui porte préjudice à l'ouvrage.

Mon avis mitigé vient donc du fait que l'histoire m'a plu alors que l’écriture et l'organisation du récits n'ont pas su me séduire. Cette saga a du potentiel, l'auteur aussi mais il faut vraiment que les autres tomes ne laissent rien au hasard et que les points négatifs soient travaillés pour être transformés en points positifs. Il faut que les informations soient données au bon moment, qu'elles soient utiles au récit. Je pense poursuivre cette saga parce que j'ai réellement aimé l'intrigue, l'idée de base et je suis confiante pour la suite : le premier tome reste toujours le plus délicat car il faut donner pleins d'outils au lecteur pour qu'il comprenne. La suite donnera sûrement l'occasion à l'auteur de bien développé son récit et ses personnages.

Je remercie les Editions Persée et le forum A&M de m'avoir donné l'occasion de lire ce livre.

Un potentiel à exploiter.

mercredi 4 avril 2012

Le Blog du Moment : Aux pages qui défilent


A chaque fois que je retrouve du temps pour flâner au coeur de la blogosphères, j'aime faire de nouvelles découvertes, j'aime trouver la petite pépite au milieu de la rivière. Récemment, j'en ai trouvé une, un blog qui promet de jolies choses. Il s'agit du blog Aux pages qui défilent de noisette2011, une dévoreuse de livres, littéralement : il suffit de regarder l'allure à laquelle elle lit pour le comprendre... Je suis tombée sur cette perle rare grâce à A&M, noisette2011 étant une des membres qui se fait une vraie place au sein de notre communauté. C'est une blogueuse à suivre, elle a beaucoup à partager !

Enjoy it !

lundi 2 avril 2012

Les Soupirs de Londres tome 3 : Marquise des Ténèbres

Marquise des Ténèbres est le troisième tome de la saga Les soupirs de Londres publiée aux Editions du petit caveau. Je n'ai pas lu les deux premiers tomes et ai reçu ce livre via un partenariat sur le forum Le sanctuaire de la lecture des A&M ♥. Merci aux Editions du petit caveau pour cette découverte. C'est un tome de 270 pages publié en 2012.



Quatrième de Couverture
Quand les cadavres se relèvent d entre les morts, Stella, la vampire hongroise exilée à Londres, se doit de mener l enquête. Elle est loin d imaginer que derrière cette histoire de meurtre et de sorcellerie, c est tout un passé qui va resurgir. En parcourant les souterrains de l effroyable Tour de Londres, entre jeux de pouvoir, séductions et manipulations, la belle immortelle aura fort à faire pour découvrir les liens tragiques qui nouent les vampires de la capitale... Le troisième tome des Soupirs de Londres ouvre une fenêtre sur le passé des vampires londoniens. Des murmures de l Écosse aux ombres de la Tour de Londres, la roue de la destinée tourne inexorablement pour ces immortels torturés et puissants...


Mon avis
N'ayant pas lu les deux premiers tomes, ma première appréhension était de ne pas réussir à m'imprégner de l'histoire mais au final... Cela a été tout le contraire !

Les Soupirs de Londres est une saga qui suit les aventures de Stella, vampire de l'Est exilée à Londres par l'Ordre du Psyché, sorte de gouvernement suprême chez les buveurs de sang. Dans ce tome, Stella se retrouve face à une nouvelle enquête qu'elle doit mener pour le compte du Prince de Londres, Rodrigue, qui rend la jeune femme toujours plus nerveuse. D'étranges meurtres sont perpétrées au sein de Londres et ce par un vampire, la présence de traces de crocs ne peut laisser planer le doute. Seulement, une puissante magie entoure les cadavres qui n'ont pas fini de révéler leurs secrets... Aidée de Corwin, de Drake qui l'insupporte toujours au plus haut point et d'autres alliés, Stella va mener l'enquête. Seulement, elle n'en ressortira pas indemne et va devoir se confronter à une réalité des plus déplaisantes...

J'ai accroché à l'histoire dès les premiers chapitres pour plusieurs raisons. Premièrement, la plume d'Ambre Dubois : j'ai découvert l'auteur via cet ouvrage et je ne le regrette pas. Elle possède un style qui fait qu'on ne peut que se laisser séduire par ses mots. Elle ne s'encombre pas de superflu, elle choisit avec talent la phrase qui tient en haleine ou celle qui fait qu'on en veut plus, toujours plus. Ensuite, elle distille vraiment les relations entre ses personnages et ça m'a permis de prendre la machine en route : il me manquait des informations sur les personnages mais rien qui ne puisse m'empêcher de comprendre l'intrigue et ça, c'était juste génial. Cet égrenage des liens, des sentiments, du passé des personnages est aussi un de ses atouts : on est entourés de mystères, autant par l'enquête que par les personnages eux-mêmes.

D'ailleurs, les personnages sont fascinants. Stella est notre narratrice et on découvre avec elle son entourage. Corwin se révèle, il prend des initiatives et est un soutien nécessaire à notre héroïne. Le Prince, lui, reste énigmatique et ce jusqu'au bout. On apprend très peu de choses à son sujet et encore, on ne sait même pas si on peut se fier à toutes ces informations : c'est encore un coup de maître qui va me pousser à continuer la saga. Drake est le personnage qui m'a le plus fascinée : il se dévoile peu à peu mais sans rien offrir de dangereux pour lui, sans perdre la face. Il laisse Stella pénétrer dans un pan de son histoire pour gagner sa confiance. Il a des tas de choses à cacher, il anticipe chacun de ses coups et semble même anticiper ceux de ses adversaires. De plus, sa relation avec Stella est juste addictive : je retenais mon souffle en lisant les passages où il la frôle, où il joue avec elle, où il la pousse à bout... Elle est suffisamment forte pour résister et ça fait tout l'intérêt de leur lien (même si je dois avouer avoir eu envie dès leurs premières scènes voir Stella succomber puis regretter). Enfin, la Marquise est un personnage intriguant que j'ai envie de revoir, de connaître, de comprendre...

L'enquête en elle-même est haletante, elle surprend par moment et nous laisse sur un goût d'inachevé torturant : on sait que les conséquences vont arriver dans le prochain tome et attendre va être long. Le seul bémol de l'histoire reste pour moi la façon dont Stella parvient à se débarrasser du tueur... J'ai trouvé ça un peu facile et je me suis dit "Oh, déjà ?" mais en même temps, c'était soit ça, soit elle y passait et ça aurait été dommage que ses aventures ne s'arrêtent là.

Au final, un très bon ouvrage qui se laisse lire, s'apprécie et peut se passer des tomes précédents. Enfin, on peut s'en passer avant de terminer ce tome car une fois le livre refermé, j'ai décrété que j'allais lire cette saga ! Quelques petites fautes repérées dans le livre mais rien de bien perturbant pour ma lecture...

Merci au forum et aux éditions du petit caveau pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir un auteur et une saga dont je suis déjà folle... Je ne le conseille pas à un public trop jeune mais il plaira à tous les fans du genre et aux nostalgiques des vampires qui sont réellement maudits : là, au moins, être vampire ne signifie pas avoir la belle vie...

Puis pour le plaisir de faire de petites hypothèses : j'espère que Stella va succomber à Drake, ça la détendra et ça nous donnera un bon chapitre épique *.*

Merci à A&M, aux Editions du petit caveau ainsi qu'à Anne Dubois pour son talent !

dimanche 1 avril 2012

L'ère des phalanstères de Gil Braltard

Après avoir trainé dans mes lectures, dans la gestion de ce blog et de tout le reste en général, je me remets enfin en selle ! L'ère des phalanstères est un roman que j'ai pu lire grâce à un partenariat via Le sanctuaire de la lecture des A&M, forum cher à mon petit coeur. Merci aux Editions Céléphaïs pour cette opportunité. C'est un roman de 251 pages publié en 2011.



Quatrième de Couverture
Gaïa, malgré notre bassesse et notre malfaisance, a eu pitié de nous. Des terres que nous avions rendues stériles, Elle a fait surgir de resplendissantes fleurs. Elle nous a envoyé ses messagers, les prophètes Ubik et Florem et leur armée de serviteurs qui nous ont aidés à construire les phalanstères, ces arches de paix et de liberté où nous sommes choyés comme des princes. Oui, en vérité je vous le dis, par saint Joseph-Proudhon, saint Charles-Fourier, saint James-Lovelock et tous les autres saints de la Floraison, il n'est pire pécheur que celui qui tourne le dos à notre Bonne Mère.

Gaïa a instillé la Peur en nous pour qu'elle nous détourne de l'Extérieur. La Peur est un mal nécessaire. Elle nous rappelle à tout moment que la liberté physique est une illusion. Que représente en effet cette insignifiante liberté en comparaison de celle de projeter notre esprit où nous le désirons ?

En pensées seulement tu voyageras. Le rêve rend libre, mes chers frères et sœurs, n'oubliez jamais cette sainte maxime, le rêve rend libre.


Mon avis
La Terre, dans un siècle, ça donne quoi ? Il suffit de se plonger dans le roman de Gil Braltard pour avoir droit à son hypothèse sur la future vie des hommes. A travers l'épopée de deux personnages vivant deux vies complètement différentes, Mikhaïl (dont le prénom n'est certainement pas laissé au hasard) et Inako. Mikhaïl vit dans le confort, l'aisance et il a tout pour être heureux. Le jeune homme est bien entouré et la technologie développée de son époque le sert mais elle ne le comble pas. Un soir, alors qu'il survole une zone désertique, il remarque un comportement étrange chez un troupeau mammifères, un phénomène qui va le pousser à se poser de nombreuses questions... Et à interroger son grand-père qui lui, exilé sur mars comme tous les centenaires, n'est pas autant connecté à la technologie que son petit-fils. Quand il demande à Mikhaïl s'il a trouvé la clé du mystère, celui-ci ne sait pas de quoi il parle... Sa mémoire aurait-elle été effacée par cette technologie si efficace ? Inako, elle, vit dans un phalanstère, un lieu de vie fermé où Gaïa, déesse ultime, aurait parqué ses enfants pour les sauver de la planète en déclin. Ils ne peuvent sortir, les prêtres des lieux leur rappelant sans cesse que l'air au dehors est mortel... Mais Cassius, l'ami d'Inako, comprend vite que c'est un mensonge...

Ce roman d'anticipation m'a passionnée. Je n'aime pas le genre en général, j'ai toujours du mal avec la science-fiction, avec les robots, les scenarii catastrophes mais là, j'ai été conquise. Le style de l'auteur est franchement agréable, il réussit à faire passer avec facilité les termes bien SF ce qui m'a personnellement permis d'accrocher à l'historie dès les premières pages. L'alternance des chapitres entre les phalanstères et le monde "libre" est une méthode qui permet de faire facilement le parallèle et surtout qui laisse la possibilité de comprendre au fur et à mesure ce qu'il se passe, qui tire les ficelles de ce monde qui pourrait finalement un jour être le nôtre. C'est un roman qui pousse à se poser des questions sur notre monde capitaliste, sur les conséquences que son fonctionnement pourrait avoir à long terme et sur qui trouverait les solutions le moment venu. Le sommet international traitant de cette solution justement est juste immonde et tellement réaliste à la fois : Gil Braltard nous met face à son hypothèse sur l'avenir, une hypothèse qui tient largement la route quant à la façon dont les choses pourraient tourner... Se dire qu'une poignée de "grands" de ce monde choisirait la voie finale de milliards d'individus n'est pas insensé quand on voit comment tourne actuellement le monde...

Les personnages du roman sont tous intéressants, chacun à leur manière. Mikhaïl est un jeune homme qui a tout ce dont il peut rêver et c'est le vide qu'il ressent, ce sentiment du petit quelque chose qui cloche qui fait de lui un homme à part, un homme digne d'intérêt. Il n'abandonne pas, il cherche des réponses et il n'a pas la mentalité que son entourage et notamment son maître voudraient qu'il ait. C'est grâce à son Dom (robot) qu'il peut réussir à s'émanciper du contrôle de l'interconnexion mondiale : ce robot est juste mon personnage préféré. Il est drôle, malin et sans lui, ce roman ne serait pas le même. M'étaler sur son cas n'est pas possible malheureusement sachant qu'il a son petit rôle à jouer dans le dénouement. Inako, elle, est une jeune fille qui n'a connu que l'enfermement et l'endoctrinement. Ses rêves, ses questions et ses espoirs font d'elle une héroïne à art entière : comme Mikhaïl, elle se réveille tout au long du roman, elle comprend que quelque chose ne va pas et passe de la disciple sage à une rebelle prête à lutter pour la liberté. Elle est celle qui vit le plus grand drame au cours du roman, dommage que ce ne soit pas légèrement plus approfondi d'ailleurs. Son "père" spirituel est une ordure, une ordure de la pire espèce, comme le guide de Mikhaïl d'ailleurs... Cassius, lui, est un peu le guide d'Inako : comme le Dom aide Mikhaïl, Cassius aide Inako en lui confiant ses doutes et ses découvertes, notamment le fait que respirer l'air de l'extérieur n'a rien de dangereux, bien au contraire...

En somme, un roman qui se dévore, des personnages attachant sur lesquels on ne peut que porter un grand intérêt et un style qui empêche de reposer le roman une fois commencé. C'est envoûtant, c'est passionnant et ça pousse à réfléchir à notre situation actuelle et à celle à venir : est-ce que le but d'un livre n'est pas de nous apporter quelque chose ? Pour moi, si, et là, Gil Braltard m'apporte beaucoup avec sa vision des choses, une vision qui rappelle qu'il y a du bon et du mauvais partout... Un seul regret : j'en aurais voulu plus ! Plus de pages, plus d'histoire pour continuer cette aventure !

Merci au forum et à la maison d'édition pour cette découverte, merci à l'auteur pour son ouvrage et l'excellent moment passé et franchement, n'hésitez plus, lisez-le ! Ce roman file directement dans mes coups de ♥ !

Petit plus : Gil Braltard est en fait le pseudo de Hicham Charif (pour ceux qui chercheraient d'autres de ses oeuvres...)

Céléphaïs, une maison d'édition qui sait dénicher les perles rares !

mercredi 29 février 2012

TAG : J'ai été taguée !

Moi qui voulais passer à travers... Pityfleur a du le sentir et elle en a profité pour me traîner avec elle dans cette nouvelle aventure alors autant accepter la chose et faire prospérer ce petit tag !

Les règles sont simples


• Poster les règles dans l’article
• Révéler 11 choses sur moi
• Répondre aux 11 questions posées et en créer 11 nouvelles pour les personnes taguées
• Taguer 11 personnes et faire un lien vers leurs blogs
• Prévenir les personnes taguées

Les 11 choses sur moi


• Je suis une sudiste fière de ses racines !
• J'aime un peu trop les fruits.
• Je suis musicienne à mes heures perdues.
• Je suis trop fan du vert pour aimer vivre dans une grande ville, mais je n'ai malheureusement pas le choix pour mes études.
• Le sport, c'est ma santé mais manger y contribue aussi !
• J'ai toujours un livre dans mon sac, ou, à défaut, un journal.
• Je déteste qu'on lise par-dessus mon épaule.
• J'aime les cailloux (géologie addict !)
• J'aime mes petits Accros & Mordus *.*
• Je me rends chaque jour un peu plus compte de mon addiction au café...
• J'ai un caractère de merde mais je le vis bien !



Les 11 questions de Pityfleur


As-tu déjà lu des livres coquins ? Non mais c'est prévu !
Ce qui te plait le plus chez un auteur c’est … La capacité à surprendre le lecteur et surtout, le fait de ne pas avoir peur de le froisser comme Jean-Claude Mourlevat qui a le culot de tuer mes personnages préférés ! Je l'adore !
La maison d’édition t’influence-t-elle dans le choix d’une lecture ? Pas vraiment parce qu'on comprend vite que certaines publient tout et n'importe quoi.
Qui rêves-tu de rencontrer ? Mes ancêtres les gaulois !
Ta citation préférée Carpe Diem.
Le livre auquel tu tiens le plus ? Les deux tomes de Jane Eyre qui ont presque 1 siècle que j'ai trouvés récemment dans les vieux cartons qui appartenaient à ma grand-mère.
Le livre que tu ne partagerais pas ? Alors la question a du mal à se faire comprendre de ma tête... Je ne prêterais pas à n'importe qui mes exemplaires dédicacés et je ne conseillerais pas de lire Nuits d'Enfer au Paradis...
En dehors de la lecture et d’internet, tu fais …. Des études de géologie/biologie/environnement, du volley, de la musique, je sors, je vis, je glande... Que de belles choses !
Combien as-tu de paires de chaussettes ? Alors je dirais une vingtaine voire une trentaine si on compte celles que je ne mets plus.
Quelle saison est pour toi la plus romantique ? Je ne trouve pas de saison romantique (en même temps, le romantisme et moi ça fait trente-six) mais je trouve que l'été est une saison propice à la passion.
Le livre qui t’as donné envie de lire ? Harry Potter !

Mes 11 questions à mes tagués


Un titre de livre qui t'as marqué ?
Un titre de chapitre qui t'as marqué ?
La couverture de quel livre changerais-tu ?
Quelle est l'histoire de ton marque-page actuel ?
Le prénom d'un personnage qui t'as particulièrement plu ?
Regarde la page de ta lecture en cours et donne-moi son numéro.
La dernière chanson que tu as écouté ?
Ta dernière folie dépensière ?
Ton rituel lecture ?
Quel est le mot qui te fait le plus rire ?
La faute qui t'horripile le plus, c'est quoi ?

Les tagués


Bon, je triche, c'est pas très très bien, mais taguer 11 personnes alors que la plupart des blogueurs que je suis ont déjà eu à se frotter à ce petit tag, ça ne me semble pas très utile, alors je n'en tague pas 11... Mais 5.

Bykiss
Pierre de Jade
Kathy
Malaya
Mirage664

La Délicatesse de David Foenkinos

La Délicatesse est un roman publié en 2009 qui a été récemment porté à l'écran par l'auteur lui-même et son frère. 224 pages pour mon édition publiée chez Folio.



Quatrième de Couverture
« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m'en vais. C'est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n'est guère mieux. On sent qu'on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu'un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c'est sympathique. C'est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l'orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d'abricot, c'est parfait. Si elle choisit ça, je l'épouse... - Je vais prendre un jus... Un jus d'abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».
La délicatesse a obtenu neuf prix littéraires et été traduit dans plus de quinze langues.


Mon avis
Nathalie rencontre le grand amour. Tout se passe bien, ils s'aiment, se complètent, se marient et vive dans le bonheur. Seulement François meurt sans prévenir, lors de son footing dominical et laisse Nathalie toute seule, veuve, jeune et sans d'autres projets que ceux faits à deux. Au début, elle va se contenter de subir sa vie, de survivre, de travailler sans relâche car son boulot reste la seule chose qu'elle peut accomplir. Et puis un jour, dans un élan de séduction soudain, un peu comme une envie de chocolat, elle a envie d'embrasser Markus, un collègue auquel elle n'a jamais prêté attention et qui est là pile quand cette envie se manifeste. Ce baiser sans conséquences va finalement entrainer toute une suite de petites choses qui muent en une belle histoire...

David Foenkinos que je découvre avec cet ouvrage nous livre ici une histoire simple, un moment de la vie des plus "banals" mais surtout qui peut tomber sur n'importe lequel d'entre nous. Rien ne tire sur l'exagération, la dramatisation ou l’apitoiement excessif et ça fait du bien : on est touché par l'histoire, par les émotions de Nathalie sans avoir envie de se jeter du haut d'une falaise à force de crouler sous les larmes. Ici, c'est du triste frais, de la mélancolie qui fait du bien.

Nathalie est touchante, elle est intéressante, elle attire l'oeil mais j'aurais voulu plus. J'aurais voulu plus d'elle et moins du côté veuve : en voulant insister un peu sur ce nouveau titre qu'elle doit porter, j'ai eu l'impression que l'auteur spolier le reste. Je reste sur ma faim en ce qui concerne notre héroïne. Markus, lui, m'a touchée. Son côté nature, ses pensées de jeune fille un peu fleur bleue et l'aspect du grand benêt du Nord amoureux de la jolie petite brune auraient pu tirer un peu trop sur le clicher mais l'auteur a su doser le tout pile comme il le fallait. J'ai eu d'abord du mal à l'imaginer de haut en bas et c'est en regardant la bande-annonce du film que j'ai pu mieux saisir l'image que lui a donné l'auteur (j'ai un peu triché mais juste pour la bonne cause). Les autres personnages ne sont qu'effleurés mais on n'a pas besoin de plus. Le patron de Nathalie est lui aussi intéressante à travers sa redécouverte de son couple forcé. Mon personnage coup de coeur reste la grand-mère de Nathalie, cette petite mémé qui vit dans sa maison et qui nous rappelle nos propres grand-mères et vielles tantes...

La particularité de l'agencement de se roman tient dans l'alternance de chapitres de l'histoire et de très cours chapitre de citations en tous genres... Certains de ces chapitres sont délectables mais d'autres, sont de trop. A la fin du livre, j'avais l'impression de ne même plus les lire, juste les survoler et c'est dommage selon moi.

Malheureusement, même si j'ai aimé les aspects du livre, une fois que je l'ai eu refermé, je me suis rendue compte que je n'avais pas spécialement accrochée. J'ai aimé les personnages, l'écriture, les scènes... Mais le tout ne m'a pas touchée comme je m'y attendais, c'est sûrement ce qui fait que je ressors un peu déçue de cette lecture. Je n'arrive pas à me l'expliquer puisqu'il n'y a rien que j'ai détesté et c'est là que je me rends compte à quel point un coup de coeur ne se provoque pas et là, il ne s'est pas invité à la fête. C'est peut-être ce manque d'attachement à Nathalie qui a fait que ce livre restera une simple lecture de plus, qui sait ? Quoi qu'il en soit, je le conseille à ceux qui aiment les histoires qui traitent de la vie à l'état brut, qui dépeignent la réalité sans artifices superflus et qui veulent découvrir des personnages qui détonnent complètement avec l'apparence qu'ils renvoient.

Vive Markus et mémé !