Bienvenue

Bienvenue !


Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Le bordel de mes goûts, de ma vie livresque, toujours en lien avec Accros & Mordus de Lecture.

mercredi 18 septembre 2013

Le cycle des âmes déchues, T3 : Coeur de Ténèbres de Stéphane Soutoul

C'est la rentrée et je suis enfin de retour ! On commence par une chronique issue d'un partenariat avec A&M. Merci à lolly pour cette correction.



Quatrième de Couverture
Certains amours s’épanouissent dans la passion, d’autres dans la souffrance…

Béatrice de Lacarme est l’héritière d’une prestigieuse lignée d’experts en paranormal. Sa nature est unique. Moitié humaine, moitié vampire, elle se voit écartelée entre les préceptes de la raison et ses instincts prédateurs.

Chasseuse solitaire, âme torturée, la jeune femme est abstinente des plaisirs charnels. Mais la providence s’en mêle lorsqu’à l’occasion d’un voyage en Suisse, Béatrice apprend à mieux connaître Léandre Wasker. Malgré sa réticence, le châtelain au mystérieux passé ne manque pas de la déstabiliser et sème le trouble en elle. L’homme l’intrigue, l’agace… la séduit.

Hélas, le destin peut parfois se montrer cruel. Alors que Béatrice effleure un bonheur inespéré, une implacable machination se met en marche contre elle et ceux qu’elle aime. Animée par les pires convoitises, une adepte de cultes démoniaques et ses complices vont tout faire pour s’approprier son corps immortel. La plus néfaste des conspirations aura-t-elle raison des sentiments ? Ou bien l’appel du cœur se révèlera-t-il plus fort que la soif de sang ?

Ténèbres et lumière s’affrontent dans ce troisième et dernier volet du cycle des âmes déchues.

Mon avis
Dernier tome de la trilogie Le cycle des âmes déchues, Cœur de Ténèbres nous entraîne dans le sillage de Béatrice de Lacarme, hybride étonnante en raison de sa force mêlée à une grande fragilité. L’enquête de sa vie se joue entre les pages de ce troisième tome, une vie qu’elle n’a pas choisie mais qu’elle mène aussi bien que possible, entre obstacles et victoires en demi-teinte.

Une nouvelle fois, je me suis lancée dans une lecture d’un tome d’une saga sans en avoir lu les ouvrages précédents après qu’on m’ait assuré que je pourrais comprendre l’intrigue malgré quelques lacunes. Sur ce point-là, les Éditions du Petit Caveau ont encore vu juste : je me suis facilement plongée dans l’histoire sans être gênée un seul instant, sans avoir l’impression de manquer d’informations capitales. Ce troisième tome peut donc se lire indépendamment des autres, même si, forcément, la lecture des romans précédents doit constituer un bagage utile à la compréhension.

L’histoire est bien ficelée, démarrant par la première pierre qui constitue l’édifice de l’intrigue, puis déviant vers notre héroïne. On découvre peu à peu Béatrice, son entourage, son travail de chasseuse de vampires (et autres créatures en tout genre) malgré sa propre condition d’hybride. Petit à petit, l’auteur nous replonge dans l’intrigue principale du roman. S’ensuit alors une accélération du rythme qui nous prend sans qu’on ne s’en aperçoive. Si la lecture des premières pages s’est faite doucement, une fois la machine démarrée, je n’ai pu que dévorer le livre pour arriver enfin au bout de cette histoire. C’est donc un rouage bien huilé qui trouve preneur chez son lecteur.

Je vais d’abord parler du gros hic de ce roman, de ce qui a fait que cet ouvrage n’est pas un coup de cœur malgré sa qualité. À aucun moment je ne me suis attachée aux personnages principaux. Seuls Suzanne et Alexandre, protagonistes secondaires plus facilement positionnés en victimes que les autres, m’ont marquée. Et je regrette donc de ne pas avoir eu droit à plus de lignes les concernant. Béatrice est une femme complexe qui a son charme, mais voilà, l’alchimie n’a pas fonctionné avec moi, tout comme pour Léandre. Je suis toujours un peu frustrée lorsque cela m’arrive et, même si cela n’a en rien gâché ma lecture, je regrette mon manque d’implication dans leurs émotions. Je suppose que je commence à me lasser des personnages principaux torturés, qui se remettent sans cesse en question. Les dernières lignes concernant Béatrice ont aussi dû jouer un grand rôle dans ce sentiment de désintérêt pour elle et Léandre. La transition entre la femme décrite tout au long du roman et sa dernière évocation ne m’a pas semblé si évidente que cela. Sans trop en dire, j’ai trouvé qu’il manquait une petite étape à son évolution finale.
Un bon point cependant pour l’image du vampire offerte dans le livre : c’est tellement plaisant de ne pas avoir à supporter des vampires made in littérature jeunesse sans saveur. Ici, le vampire prend son sens de damné, de monstre devant tuer pour survivre et j’aime !

En ce qui concerne la forme du roman, l’écriture de Stéphane Soutoul est un délice. Le vocabulaire est riche, la description juste comme je l’aime et, si certaines phrases sont un peu lourdes, l’ensemble m’a ravie. Je regrette simplement les fautes de français que j’ai pu rencontrer à certains endroits : je n’y peux, rien, je tique dessus dès que j’en vois une. Il me semble d’ailleurs que c’est la première fois que j’en remarque à ce point dans un roman de cette maison d’édition. Encore une fois, cela n’a pas suffi à gâcher ma lecture. Ceci étant dit, la forme épistolaire des dernières pages m’a, par contre, ennuyée. Je n’ai pas réussi à me laisser transporter par ce changement de style, aussi bien dans le fond que sur la forme. Mais que sont quelques pages moins appréciées quand le reste du roman se lit avec plaisir ? Une broutille.

Enfin, je vais finir sur une petite remarque concernant l’époque : merci à l’auteur ! Les quelques détails parsemés dans l’ouvrage concernant les années 30, je les ai appréciés. J’aime me plonger dans ce genre de livre qui fait voyager le lecteur.

En somme, un bon roman mené avec brio par l’auteur. Si les personnages principaux ne m’ont pas touchée, la qualité de l’écriture a réussi à me conquérir. Merci aux Éditions du Petit Caveau et au forum A&M pour cette nouvelle découverte !

lundi 24 juin 2013

Les Damnés de Dana, T1 : La Dame Sombre d'Ambre Dubois

Je lis mes amis ! Je lis, je peux vous le jurer ! J'en ai même la preuve ! Voici une chronique publiée via A&M dans le cadre d'une lecture proposée par Ambre Dubois, l'auteur de la saga. Merci à Chouquette pour la correction de cette chronique !



Quatrième de Couverture
Au pied d'un cercle de menhirs, une jeune femme aux cheveux et aux yeux couleur corbeau se réveille. Qui est elle? Elle l'ignore. Ou se trouve-t-elle? Elle va bientôt le découvrir…
En plein territoire picte, résistant aux envahisseurs romains, une tribu celte recueille la mystérieuse femme. Rapidement, elle va se trouver mêlée au quotidien de ce peuple, à ses légendes, à ses mystères et à ses désespoirs.
Le cercle de pierres sera-t-il la clef qui lui rendra son identité? A moins que ce ne soit le vampire qui la surveille dans l'ombre...

Mon avis
Le premier tome de la saga Les Damnés de Dana, La Dame Sombre nous transporte au cœur du folklore celte, au IIème siècle, époque durant laquelle Hadrien dirige Rome. C’est d’ailleurs Hadrien qui met fin au désir d’expansion de l’Empire et qui, pour protéger ses terres des « barbares », décide d’ériger un mur en Bretagne, connu sous le nom de « mur d’Hadrien ». C’est dans ce contexte historique que nous suivons Mévéa, jeune femme qui se réveille au sein d’un sanctuaire celte, sans aucun souvenir. Elle ne sait rien d’elle-même mais est sûre d’une chose, elle est celte : malgré ses attributs qui la font passer pour une romaine, elle connait la culture celte. Ce premier tome est donc l’introduction du personnage au sein d’une tribu, de croyances, d’une guerre à venir aussi.

Je me suis laissée happer par l’histoire contée dans ce livre. Grande amatrice de l’histoire des celtes, je n’ai pas été déçue par son approche. Ambre Dubois a su exploiter comme il le fallait le folklore et en faire une histoire percutante. Là où certains se seraient contentés de ne s’intéresser qu’aux celtes, l’auteur a impliqué les romains, ce que j’ai beaucoup apprécié. La base historique est respectée ce qui permet de rendre l’intrigue fantastique du roman plus accrocheuse à mon sens. Un très bon point donc par cet aspect du roman.

La mythologie utilisée est très intéressante mais surtout osée : les druides, les vates, les dieux celtes ont leur place dans le folklore, mais la présence de vampires est une prise de risques. On retrouve le mythe du vampire dans la mythologie celtique mais pas sous la forme qu’on nous sert à outrance dans la littérature actuellement et c’est appréciable. Il est revisité, adapté à l’univers du roman et a réussi à me séduire. Les incubes et succubes sont associés aux vampires chez les celtes, ce qui est abordé dans le livre, et l’intégration de la créature m’a peu à peu paru très naturelle. La seule chose que j’ai regrettée est l’utilisation du terme « vampire » qui, si je ne me trompe pas, est un terme âgé de quelques siècles seulement.

L’intrigue du roman tient la route même si j’ai mis un nom un peu trop vite à mon goût sur le traître de l’histoire. Pour un premier tome, j’ai été agréablement surprise de voir que je ne me suis pas ennuyée : il m’arrive souvent de perdre rapidement mon intérêt pour une histoire lorsque les informations ne sont pas assez nombreuses ou lorsqu’on essaie de garder une part de mystères trop importante en pensant appâter le lecteur, et je n’ai pas eu ce problème avec ce livre. La couleur de la suite de l’histoire est annoncée, que ce soit au niveau de l’intrigue principale ou même des intrigues secondaires, et j’ai eu suffisamment de matière pour avoir envie de lire la suite.

La plume de l’auteur m’avait déjà séduite avec Marquise des Ténèbres et c’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé un style fluide, agréable à lire et toujours aussi efficace.

Le seul problème réel que j’ai eu avec le livre se situe au niveau des personnages. Je les ai appréciés, j'ai aimé les découvrir au fil des pages mais certaines de leurs réactions répétitives m’ont un peu gênée. La relation entre Mévéa et Galen ne m’a pas paru suffisamment naturelle. Certes, l’allusion au lien qui existe entre eux justifie leur proximité mais leurs réactions mutuelles déconnectées de la réalité ont effrité mes émotions à leur sujet. Galen qui est un grand guerrier apprécié des jeunes femmes, qui est sûr de lui, charismatique, drôle, attachant et qui… Est vierge, et bien ça n’a pas fonctionné pour moi. Surtout lorsque Mévéa se dit qu’il est un « excellent amant » après leurs premiers ébats : ce manque de réalisme m’a perdue sur le chemin de l’amour entre les deux personnages. Certaines réactions de l’héroïne m’ont aussi parue moins naturelle, comme lorsqu’elle se tient face au Père, ou encore lorsqu’elle n’accepte pas la méfiance de Rydec : elle-même doute de qui elle est réellement, le dit et pourtant, elle ne comprend pas que les autres ne lui fassent pas confiance en un battement de cils. Au-delà de cela, les personnages sont creusés et pas simplement survolés ce qui permet de mieux plonger dans le roman. J’ai beaucoup aimé Brannos et Lennia et espère en apprendre plus sur eux et notamment sur leur relation. La reine du clan de l’Ours est un personnage secondaire qui m’a beaucoup intriguée : mystérieuse, aliénée- et à raison – détenant sûrement des informations qui seront utiles dans les prochains romans.

Ce premier tome est donc un très bon livre, bien documenté, avec une histoire qui s’annonce solide et des personnages intéressants. Le petit bémol que représente la relation entre Galen et Mévéa n’a pas entaché mon intérêt et c’est avec plaisir que je lirai la suite. Comme lors de ma première aventure dans son univers, Ambre Dubois a su me captiver. Je la remercie donc pour cette lecture via le forum A&M.

Un petit air de Bretagne ♥

samedi 15 juin 2013

Swap découverte des A&M : le colis !



Le colis est arrivé ! Ma swappée, Elya, m'a tout simplement gâtée, elle a su taper dans le mile avec l'ensemble du contenu et je dois avouer que j'étais comme une petite fille le jour de Noël en ouvrant le joli paquet !



Et comme en plus elle a emballé chaque cadeau dans du papier, l'effet Noël était bien réel. Un témoin de la scène - dont l'identité restera secrète - a pu voir à quel point recevoir un colis change une personne en gosse.



Et voilà le contenu magique de ce colis ! En détail, ça donne :
L'homme à l'envers de Fred Vargas + 1 MP
Le Dernier Orc de Silvana de Mari + 1 MP
La Consolante d'Anna Gavalda + 1MP
Atlantis de David Gibbins + 1 MP (oui 4 MP en tout !)
• 1 jolie bougie et son photophore
• 1 sachet de Galets d'Ysigny goût caramel (la géologue en moi s'est mise à frétiller)
• 6 sachets de chocolat en poudre : vanille, caramel, cacao intense, cannelle, orange et noisette (autant vous dire que leur nombre a diminué)
• 1 très jolie carte d'amour !

Elya, je l'aime ! Entre ses clins d'oeil à mon côté croqueuse de cailloux, les livres choisis à la perfection et sa façon de me dire "le café et le thé ne sont pas tout", elle m'a fait sourire, m'a ravie et je n'ai même pas assez de mots pour décrire tout ce que j'ai ressenti. Je suis réellement contente qu'elle ait accepté de faire ce swap avec moi, j'ai pu découvrir une chouette fille avec qui j'ai finalement beaucoup de choses en commun !



Vivement le prochain swap !

Trois en un (non je ne suis pas une flemmarde)

J’ai lu ! Pour de vrai ! J’ai simplement eu du mal à trouver le temps de chroniquer les livres que j’ai avalés correctement. Aussi, je vais me contenter de détailler en quelques lignes, après une bonne digestion faite dans les règles de l’art, ce que j’en ai pensé.

Les Haut-Conteurs, T1 : La Voix des Rois d'Oliver Peru & Patrick Mc Spare



Quatrième de Couverture
Tewkesbury, royaume d’Angleterre. À treize ans, Roland ne rêve que de voyages, de chevalerie et d’aventures. Seulement ses parents ont besoin de lui pour tenir l’auberge familiale. Il ne connaît le monde que par les gens de passage et son meilleur ami, l’ennui, semble bien décidé à lui gâcher l’existence.

La venue d’un Haut-Conteur au village va tout changer. Le prestigieux chasseur d’histoires et d’énigmes enquête sur les mystères de la forêt de Dean et sur les goules qui s’y cachent. Il ne craint pas les croque-cadavres, créatures fantastiques, mi-yennes, mi-vampires qui se nourrissent de cadavres et s’enfonce seul dans les ténèbres, nuit après nuit… mais un matin, il ne revient pas. L’histoire a-t-elle mangé celui qui aurait dû la raconter ? C’est ce que va tâcher de découvrir Roland, … et peut-être deviendra-t-il lui même Haut-Conteur?

Mon avis
J'ai adoré. Bon, ça semble un peu facile dit comme ça alors je vais tout de même développer un peu plus. Tout dans ce roman est réunit pour me combler : l'époque, les descriptions, le style, une touche de fantastique, de la cohérence, un héros jeune qui Ô joie évolue à son rythme et ne devient pas le guerrier ultime en quelques pages... L'histoire est bien ficelée, on suit l'enquête menée par les personnages avec avidité, curieux et surtout pressés de savoir qui a tué le Haut-Conteur retrouvé par Roland, jeune fils de l'aubergiste, dont le destin est tout tracé (fourneaux, boulot, dodo à répétition). Roland, qui se retrouve malgré lui (ou presque) entrainé dans cette enquête dangereuse et fascinante à la fois, Roland qui découvre un monde dont il n'aurait jamais soupçonné l'existence, Roland qui un héros comme je les aime. J'ai particulièrement apprécié son évolution et surtout, sa révélation à la fin, lorsqu'il explique qu'il a un peu menti à tout le monde sur une certaine petite chose : ça change un peu des héros choisis par la divine providence dès le départ en mode "ton destin est grand mon petit, viens, tu verras". Ici, Roland est propulsée par son choix dans ce destin qui est le sien.

Je n'ose pas m'étaler plus de peur de trop en révéler sur l'histoire. Vous aurez compris que j'ai aimé et que, bien sûr, je me suis laissée avoir par cette saga et que le second tome est déjà dans ma PAL.

Le Livre de Saskia, T1 : Le Réveil de Marie Pavlenko



Quatrième de Couverture
Saskia fête ses 18 ans et s’apprête à entrer en terminale, comme toutes les filles de son âge. Toutes, vraiment ?

Si c’était le cas, pourquoi son quotidien vire-t-il au cauchemar, enchaînant phénomènes incongrus et rencontres étranges ? Quel secret recèle la pierre qu’elle porte au poignet depuis qu’elle a été trouvée aux portes d’un orphelinat, bébé ? Que lui veut Tod, mystérieux garçon qui la suit comme son ombre et ne se sépare jamais de son coutelas ? Et Mara, jeune fille froide et distante, qui parle une langue inconnue ?

Peu à peu, Saskia plonge au coeur d’un monde aussi fascinant que terrifiant, peuplé de créatures ailées, de magie, de combats mortels et de prophéties troublantes. La voici embarquée dans une guerre séculaire dont elle était loin de soupçonner l’existence…

Mon avis
Encore une petite pépite (j'ai fait un carton plein avec ces deux bouquins de Scrineo Jeunesse). Là aussi, j'ai donc aimé.
L'univers développé par l'auteur est riche, elle a su m'enfermer dans son histoire grâce à son style et son intrigue. Saskia est une héroïne qui n'est pas mièvre et agaçante. J'ai eu plusieurs fois envie de la secouer quand ses doutes concernant son attirance pour Tod tournaient en boucle mais c'est le seul point qui m'a fait rouler des yeux (j'ai toujours du mal avec ce genre d'états d'âme où la fille aime le garçon mais se dit que non, elle ne peut pas, même si son corps l'attire irrésistiblement, je manque de romantisme à ce niveau-là et ça se ressent toujours dans mes avis lectures). Les personnages sont bien développés, attachants et on veut en savoir plus au fil des pages. J'aime les histoires concernant les anges et là, les créatures de l'univers de Marie Pavlenko m'ont comblée : ce ne sont pas des anges à proprement parler mais elles s'en rapprochent et donnent un résultat qui à su me conquérir. La seule chose qui m'a un peu dérangée est le fait qu'on sent dès le départ que Saskia a quelque chose de spécial en elle. J'aurais aimé être un peu plus surprise au fil des révélations mais ça, c'est mon côté trop exigeant.

Un très bon bouquin où, la aussi, je ne vais pas m'étaler de peur de trop en dire.

Hell de Lolita Pille



Quatrième de Couverture
'Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo : sois belle et consomme.' Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel : elle vous méprise profondément... Jusqu'au soir où elle tombe amoureuse d'Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé. Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s'affranchissent du malaise qu'ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir.

Mon avis
Et c'est au tour de mon coup de coeur, cette petite douceur acide découverte à cause d'une vile tentatrice qui a posté une citation exquise sur les réseaux sociaux. Hell c'est l'histoire d'une gosse de riche, une garce accroc au luxe, au cul, à la drogue et à tous les excès dans lesquels baignent la jeunesse dorée parisienne. Qu'est-ce qui la différencie de ses congénères ? Sa conscience de ce qu'elle est et de ce qu'ils sont tous. Elle est réaliste sur sa vie, aime son argent mais sait qu'il ne fait pas tout. Aime son pouvoir mais sait qu'il ne la rendra pas plus heureuse. Mais pourquoi se défaire de tout ça ? Chacun vie une vie misérable alors autant garder ces atouts qui peuvent faire illusion.
La plume de Lolita Pille m'a envoûtée. L'acidité de ses mots, la noirceur de son personnage, les pensées âcres qui peuplent ces pages... C'est cette écriture dont je suis tombée amoureuse. Et son héroïne aussi. Hell est une garce mais une garce qu'on aime écouter. En tout cas, on aime se laisser emporter par ses pensées. Oui ce n'est pas une fille qu'on apprécierait dans la vie, oui elle est tout sauf agréable mais voilà, en tant que personnage du roman, elle m'a conquise. Et c'est surtout à cause de l'écriture. Lolita Pille est douée.

Je vais juste parler de mon chapitre préféré du livre parce qu'il le faut, parce que tout le roman est écrit du point de vue de Hell sauf un, celui qui m'a littéralement envoûtée : le chapitre où ce sont les pensées d'Andréa qui nous entrainent dans les nuits parisiennes. On comprend tout ce que Hell n'a pas su comprendre de celui qu'elle aime. On apprend tout ce qu'il manquait à Hell pour saisir la chance que la vie lui avait donné, pour attraper ce petit bout de bonheur. Andréa est un personnage plus fascinant encore que l'héroïne, un personnage qui, dans sa façon d'écraser les autres, ne cherchez pas juste à prendre son pied mais à les éduquer. Certes, il n'avait pas choisi la manière douce mais je pense qu'à sa place, on aurait aussi eu du mal à expliquer avec calme et compassion à toute cette vermine que non, elle n'était pas au-dessus du monde. C'est vraiment ce chapitre qui a fait que ce livre m'a percuté de plein fouet, m'a fait frissonner. Même si la vie décrite dans ce livre ne me tente absolument pas, j'ai aimé suivre les personnages, Hell et Andréa, dans cet enfer aux portes dorées qu'ils se construisent et n'essaient pas de quitter.

Ce sera tout pour ces trois lectures et finalement, je me dis que j'ai exprimé l'essentiel de ce que j'ai ressenti.

lundi 29 avril 2013

Swap Découverte des A&M



Je participe au nouveau swap sur Accros & Mordus de Lecture (en même temps, je l'ai lancé, ça aurait été bête de ne pas y participer). Le but est simple : se mettre en binôme avec un membre du forum qu'on ne connait pas ou peu afin d'apprendre à le connaître. Le tout se ponctue évidemment par un petit colis qui doit mêlée les goûts de mon binôme aux miens.

Elya a gentiment accepté de partager ce petit événement avec moi. J'aime la confection d'un colis : on se sent moins coupable quand on achète des petites choses et ça donne l'occasion de jouer au détective en cherchant à connaître les goûts de l'autre. Le colis sera envoyé fin mai et je posterai de petites photos à ce moment là !

A vos colis !

jeudi 25 avril 2013

Le Magasin des Suicides de Jean Teulé

Le Magasin des Suicides de Jean Teulé est un livre que j’ai lu rapidement. Editions Pocket, 157 pages.



Quatrième de Couverture
Vous avez raté votre vie ?
Avec nous, vous réussirez votre mort !


Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…

Mon avis
Le Magasin des Suicides, c’est l’histoire de la famille Tuvache composée des parents, ambitieux et pessimistes, de l’aîné persuadé que sa tête va un jour exploser, de la seconde qui vit son adolescence de la façon la plus dépressive qu’il soit et enfin, du petit dernier qui est touché d’un optimisme inédit au sein de toute cette folie. Ce dernier, Alan, est le mouton noir de la famille (ou plutôt mouton blanc parmi les noirs dans ce cas-là) : il est heureux de vivre, trouve toujours les mots les plus doux pour calmer les clients du magasin, il trafique la si précieuse marchandise de ses parents et finit par peu à peu contaminer tout ce petit monde.

Ce livre se lit sans prise de tête, très vite, et c’est le genre de pause qui fait du bien entre deux lectures plus intenses. Les personnages sont intéressants chacun à leur façon mais sans être attachants. On se laisse doucement porter par le texte mais à aucun moment je n’ai eu l’impression de réellement m’y plonger. L’humour noir est quelque chose que j’aime mais ici, il est trop exagéré et n’a pu me tirer que quelques sourires là où, en général, je suis plus qu’enthousiaste. J’ai par contre beaucoup aimé les passages où sont décrits les différents moyens de mettre fin à ses jours : une bonne dose d’imagination qui est agréable.

La mère Tuvache est un personnage exécrable et c’est au final celui qui m’a le plus fait réfléchir. Son manque de considération pour ses clients, sa manière de les expédier au plus vite de peur qu’ils ne retrouvent espoir avant de lui avoir acheté le lien vers la mort… Elle est la véritable incarnation des commerçants agaçants et sans scrupules que l’on rencontre de plus en plus souvent au quotidien. Je pense que c’est cette retranscription de notre réalité qui m’a le plus plu à côté du reste du livre qui ne m’a pas touchée.

Au final, je n’ai que très peu de choses à dire, comme à chaque fois que je lis un bon bouquin qui ne me plait pas vraiment. C’est le genre d’histoire qui aurait peut-être pu m’interpeler davantage à un autre moment et qui peut plaire à tous les amateurs d’humeur noir ou de lectures légères.

Humour noir au menu !

Le Dernier Jardin, Tome 1 : Ephémère de Lauren DeStefano

J’ai récemment lu le tome 1 de la saga Le Dernier Jardin, Ephémère. Ce livre m’avait été offert par Mutinelle lors d’un swap du forum Morsures & Sortilèges qui commence à dater.



Quatrième de Couverture
Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort ?
Les scientifiques ont créé des enfants génétiquement parfaits, immunisés contre toutes les maladies. L'humanité a cru voir son avenir assuré...jusqu'au jour où le verdict accablant est tombé. Ces jeunes gens ont une espérance de vie incroyablement courte : 25 ans pour les hommes, 20 ans pour les femmes, sans exception. Dans ce monde désolé, des jeunes filles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames pour la survie de l'espèce.
Rhine, âgée de seize ans, a été enlevée de force à son frère. Elle se réveille enfermée dans une prison dorée, un manoir où des serviteurs veillent à ses moindres désirs. Malgré l'amour sincère de son mari et la confiance qui s'instaure petit à petit avec ses sœurs épouses, Rhine n'a qu'une idée en tête : s'enfuir de cet endroit.

Mon avis
Ephémère, c’est l’introduction d’une société futuriste où, après des années de recherches, les êtres humains ont enfin trouvé le moyen de vaincre le cancer, les maladies qui étaient incurables et donc de vivre plus longtemps. Seulement, au terme de cette avancée, les jeunes générations, conçues via la science, vivent bien moins longtemps. Les jeunes hommes sont en bonne santé jusqu’à leurs vingt-cinq ans, les jeunes filles jusqu’à leurs vingt ans. Ces âges dépassés, ils s’éteignent dans une dégradation physique fulgurante. Le monde que nous connaissons n’est plus : les crises successives, la pollution, les guerres… Le clivage entre les personnes aisées et les autres est virulent, le côté humain est désormais bafoué.

J’ai lu ce livre assez vite mais sans réellement me passionner pour l’histoire. Je pense que si je n’avais pas eu plusieurs heures d’affilé à tuer, ma lecture aurait été plus laborieuse et ce principalement parce que je ne me suis pas attachée aux personnages.

Rhine vit du côté le moins aisé avec son frère jumeau. Ils ont seize ans et sont orphelins. Ils vivent l’un pour l’autre, se protègent coûte que coûte. On ne côtoie Rowan qu’à travers les souvenirs de Rhine, l’intrigue commençant lors de son enlèvement, mais on l’apprend tout de même au fil des pages. Rhine est forte, intelligente mais surtout vraie. Même si elle joue un rôle pour survivre, elle a ses limites et son côté humain est plus fort que le reste. Sa façon de s’attacher à ses « sœurs » (comprendre les autres épouses de son mari) montre qu’elle n’est pas capable de complètement annihiler ses sentiments et, même si je ne me suis pas attachée à elle, j’ai tout de même eu envie d’en savoir plus sur elle. Les autres personnages sont plus ou moins développés, on sent bien au fil des pages que leur profondeur dépend de leur utilité dans l’histoire et c’est un peu dommage. J’ai beaucoup aimé Jenna et je pense que c’est parce que son fatalisme la sublime. Elle accepte mais ne pardonne pas, elle subit parce qu’elle n’espère plus rien et ça fait d’elle un personnage intéressant. Cecily, elle, ne donne pas envie d’en apprendre plus et c’est un choix de l’auteur, ce que je trouve dommage dans le sens où il a fallu attendre les dernières pages de ce tome pour voir plus de profondeur chez elle. Gabriel, qui est censé être la figure masculine attractive du livre, ne m’a rien inspiré du tout. Fade, inintéressant… Même les autres personnages ayant le même genre d’histoire que lui semblent avoir plus à offrir que lui. D’ailleurs, je sais que beaucoup de personnes n’ont pas aimé Linden et pourtant, à mes yeux, il est le genre de personnage qui, embrigadé dans un monde de faux-semblant, peut être amené à évoluer. Au final, j’ai ressenti avec Linden ce que l’auteur essaie de faire ressentir avec Gabriel. Je ne creuse pas un peu plus mon avis sur les personnages pour ne pas trop en dire, c’est donc volontaire de ma part de vous perdre au milieu des noms.

Du côté de l’histoire, il y a du potentiel. J’ai beaucoup aimé cette vision dystopique de notre monde, le revers de la médaille est tout simplement bien choisi. Le seul problème a été mon côté scientifique qui m’a poussé à me demander « pourquoi les hommes vivent plus longtemps que les femmes ? ». Ce que je garde en mémoire de mes cours de biologie tendrait vers le contraire. Mais ce n’est pas important. Ce qui l’est, c’est l’histoire de fond, la voie choisie par l’auteur. Hunger Games avait commencé à m’ouvrir les portes de la dystopie et Le Dernier Jardin me donne envie de plonger un peu plus dans ce genre de livres, même si c’est loin d’être un coup de cœur.

Il m’arrive souvent d’avoir un avis très tranché sur une saga dès le premier tome mais ici, je ne sais pas trop comment me positionner. J’ai bien aimé le fond même si les personnages m’ont laissée de marbre et la fin du premier tome me laisse espérer une suite intéressante. Je sais que je vais continuer cette lecture, reste à savoir si mon avis penchera plus vers du bon ou du mauvais.

Merci muti pour cette découverte !

lundi 8 avril 2013

Le bal des louves, tome 2 : La vengeance d’Isabeau de Mireille Calmel

J'ai enfin terminé une lecture qui m'a donné une envie de chroniquer ! Et comme ça ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps, je peux vous dire que ça fait un bien fou d'avoir enfin lu un livre qui pousse au partage ! J'avais lu le tome 1 sans le chroniquer donc je me place dans la continuité en chroniquant le tome 2.
Editions pocket, juin 2004, 444 pages.



Quatrième de Couverture
1531. La vengeance des femmes-loups n'a pu être accomplie, mais leur vie a retrouvé normalité et gaieté. À Paris, Isabeau est devenue lingère du roi François Ier, qui apprécie sa compagnie. L'ancienne petite sauvageonne d'Auvergne gère de main de maître une boutique où les plus belles soieries de la Cour sont taillées et brodées. A ses côtés virevolte sa petite-fille, Marie, une adolescente rieuse et insolente, adorée à la Cour des Miracles où elle a longtemps vécu cachée. Avec son ami d'enfance, le jeune Constant, fils du nain Croquemitaine, elle ne cesse de provoquer la police du roi. Pourtant, un jour de printemps, cette nouvelle vie bien ordonnée bascule. Un chargé de justice vient d'être nommé à Paris, et celui-ci n'est autre que François de Chazeron. Il est venu les traquer...

Mon avis
Le bal des louves, cette histoire de femmes d’une même famille unies par une malédiction qui les touche, unies par leurs malheurs et ces erreurs qu’elles répètent inlassablement, touche à sa fin avec ce second tome. On avait laissé les louves après l’échec de leur plan de vengeance, on les retrouve quelques années après, alors qu’elles pensent avoir retrouvé une vie paisible.

J’avais été fascinée par le premier tome du bal des louves, par l’histoire de ces femmes, leur courage, leurs convictions, leur malédiction. Ce second tome reprend l’histoire où on l’avait laissée tout en rajoutant maintes informations qui, si elles ne nous auraient pas manqué, restent finalement très importantes et surtout intéressantes. Le premier tome mettait Albérie au premier plan, la sœur d’Isabeau, la main qui mettait tout en œuvre pour venger sa sœur meurtrie. Le second tome met Marie en avant, la petite-fille d’Isabeau, cette jeune fille dotée d’un caractère fort et de tous les aspects de cette famille de louves qui font d’elle une créature fascinante.

Je me suis une nouvelle fois laissé emporter par la plume de Mireille Calmel. Elle a un véritable don pour transmettre les émotions de ses personnages, pour décrire les ambiances des scènes qu’elle nous offre. Le vocabulaire d’époque s’écoule naturellement sous sa plume et nous plonge dans l’histoire sans problème. J’avais déjà apprécié cet aspect dans le premier tome, je m’en suis délectée dans le second. Les dialogues sont vivants et jamais je n’ai eu de mal à me faire aux expressions passées.

L’important travail de recherches fait en amont du livre se ressent à chaque page : l’histoire de France est intimement liée à celle de ces femmes, les références sont nombreuses et permettent de rendre le récit plus vrai. On pourrait presque croire que ce livre ne raconte pas une fiction mais retranscrit des faits réels. Les personnages tels que Nostradamus, le roi François premier, Catherine de Medicis, les nobles… Toutes ces figures historiques apportent une profondeur agréable au récit et nous permettent de rêver sans peine.

J’ai été touchée par les personnages, j’ai ressenti chacune de leurs peines, de leurs souffrances. Albérie m’a cependant énormément manqué. Elle m’avait profondément marquée dans le premier tome et je regrette de ne pas avoir pu me plonger une fois encore dans ses pensées, dans ses actes. Si Marie est un personnage que j’ai aimé voir évoluer, elle n’a pas su prendre la place d’Albérie dans mon cœur que j’ai trouvée bien trop effacée. La particularité des personnages de Mireille Calmel tient dans leur réalisme selon moi : aucun de ses personnages n’est tout blanc ou tout noir ou presque. Seul Chazeron a cet aspect de personnage irrécupérable mais dans sa perversion, on trouve toujours des nuances plus accentuées encore, chose rare dans les romans de nos jours, où il semble plus simple pour un auteur d’éviter de donner du relief à ses personnages néfastes.
Revoir Isabeau a été un véritable plaisir, une déchirure aussi. Si elle ne tient pas le rôle le plus important dans le livre, on revit tout de même ses vieilles souffrances, ses désillusions et surtout, son acceptation finale. L’ultime révélation la concernant est d’ailleurs une surprise mais elle prend tout son sens une fois mise à jour. Tous les indices semés au fil des deux tomes se révèlent alors et on comprend. Constant aussi m’a touchée par ses actes de désespoirs, ses actes de torture pour soulager ses propres blessures. On ne suit pas directement son évolution, on ne voit que les paliers ce qui rajoute de l’intérêt au personnage au final puisqu’on ne sait pas ce qu’il ressent et on cherche à en apprendre plus à son sujet.

Les personnages, baignés dans cette histoire prenante, donnent une saga de grande qualité. Les erreurs répétées des femmes louves, l’héritage de sang qu’elles se transmettent, ce cycle qui semble sans fin… On se prend de passion pour ces femmes dans le premier tome, une passion qui atteint sans difficulté son apogée durant le second tome. Je n’ai pu me détacher de l’histoire une fois avoir plongé dans l’action et ce ne fut qu’un pur moment d’émotion. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas été touchée ainsi et cela fait du bien. Je peux même dire que j’ai retrouvé ce pourquoi j’aime lire, pourquoi j’aime découvrir sans cesse de nouveaux personnages : pour toutes ces émotions que j’ai pu ressentir.

Une sage qui prend aux tripes !