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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Le bordel de mes goûts, de ma vie livresque, toujours en lien avec Accros & Mordus de Lecture.

samedi 21 juin 2014

La bête de Catherine Hermary-Vieille

J'ai encore du retard chronique mais je me rattrape ! Bientôt, je serai à jour et ce sera merveilleux !



Quatrième de Couverture
Dans notre mémoire collective, le Gévaudan demeure le terrain de chasse d'un monstre sanguinaire. Une créature diabolique, qui échappa aux dragons et aux louvetiers de Louis XV. Et nos questions demeurent aujourd'hui encore sans réponse : s'agissait-il d'un loup dote d'une intelligence supérieure ? Ou bien d'un homme retombe dans la sauvagerie ? Avec ce roman envoutant, Catherine Hermary-Vieille apporte une explication iconoclaste et en même temps très enthousiasmante. Dans une chronologie tout a fait véridique, elle introduit un personnage terrifiant : Antoine Chastel, un jeune forestier, qui fuit sa Lozère natale pour s'embarquer a Marseille, avant d'être réduit en esclavage par les pirates barbaresques. Captif a Alger, il parvient a s'évader et a regagner son pays, entre Aubrac et Margeride. Mais il ne revient pas seul... Une plongée vertigineuse jusqu'aux racines du mal et de la folie meurtrière.

Mon avis
La bête est un roman qui m’a tout de suite fait envie : j’aime beaucoup l’histoire si mystérieuse de la bête du Gévaudan et je ne pouvais que me ruer sur cette lecture. Le résultat n’est pas ce à quoi je m’attendais et ce pour deux raisons principales.

On suit l’évolution de l’homme qui, dans cette fiction, devient l’auteur des horribles meurtres commis à l’époque. Ce n’est pas lui qui déchire, dévore les victimes mais c’est lui qui commande la bête, sa précieuse bête, compagne et amie. On entre dans sa tête, on suit l’évolution de sa folie qui, présente dès son plus jeune âge, croit et se magnifie au fil de ses épreuves. Et cet aspect du livre m’a beaucoup plus : on plonge dans la tête de ce tueur, on comprend peu à peu son fonctionnement et on finit par presque s’attacher à lui, ce monstre ignoble. L’auteur a su décrire avec brio les pensées, les pulsions morbides de son personnage et c’est un excellent point. Je ne m’attendais pas à vivre l’histoire avec le point de vue du tueur et ça a été une très bonne surprise.

Seulement, l’histoire de fond n’est pas originale. J’ai eu l’impression de revivre Le pacte des loups avec l’usage de la bête exotiques, de l’homme qui, après un voyage à l’étranger, revient avec son animal. Je ne m’attendais pas à une copie du film et j’ai été déçue de cette impression de manque d’originalité. Je voulais vivre autre chose, plonger dans une fiction différente concerne l’histoire de la bête du Gévaudan et j’ai eu beaucoup de mal à accepter de lire une histoire semblable à celle que je connaissais déjà. C’est le second point qui fait que je me suis retrouvé plongée dans une lecture à laquelle je ne m’attendais pas.

Au-delà de ces deux points, l’histoire est bien menée, l’écriture agréable et le rythme assez intéressant. Le roman est court et pourtant intense mais aussi riche en événements. J’ai été surprise de constater que, finalement, l’action concernant les crimes de la bête du Gévaudan soit moins dense en nombre de pages que le reste mais cette surprise n’est pas mauvaise, au contraire. Quand on suit la logique de l’auteur, on comprend que le but est réellement d’entrer dans les rouages de la création d’un monstre, monstre qui n’est pas La bête à poils mais bien l’Homme, cet homme qui dresse son animal à tuer. Le héros est un amoureux de la nature, l’ami des bêtes. Seulement, malgré tous ses efforts, conscients ou non, pour vivre en harmonie avec les animaux qu’il aime par-dessus tout, il reste un homme contrairement aux apparences. Il vit au milieu des bêtes, les comprend, les aime mais sa cruauté est purement humaine. Il veut tuer. Il a besoin de tuer, de voir le sang, de sentir la chaleur quitter le corps de ses victimes et ça, c’est purement humain. Les animaux tuent pour se nourrir, par instinct. Lui, il tue parce qu’il est un homme, un homme fou, mais surtout un homme. Ce que je retiens de ce livre c’est vraiment cette mise en évidence de la différence entre les hommes et les animaux. Le héros de ce roman, vu comme un animal sauvage par ses comparses, est peut-être finalement le meilleur exemple de ce qui fait la différence entre l’homme et la bête.

Malgré le gros bémol concernant l’histoire trop similaire au film Le pacte des loups, cette lecture a été agréable. L’histoire ne m’a pas transcendée mais la forme a su me séduire. Ce n’est pas une lecture marquante, j’aurai sûrement oublié la moitié de ce que j’ai lu sous peu mais je ne peux que la conseiller : la lecture est rapide et intense, ce qui permet de prendre du plaisir sans problème.

1 commentaire:

  1. Je l'ai vu sur Amazon mais je ne l'ai pas pris mais après avoir lu ta chronique, j'ai vite fait de changer d'avis! :)

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