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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Le bordel de mes goûts, de ma vie livresque, toujours en lien avec Accros & Mordus de Lecture.

dimanche 22 février 2015

Le rubis des Templiers de Jorge Molist

Amatrice de Templiers, Cathares et autres petites choses du Moyen Âge, j’ai sans hésité ajouté Le Rubis des Templiers à ma bibliothèque lorsqu’il a croisé ma route. Le résumé ne promettait pas monts et merveilles, juste une quête moderne en immersion dans l’Histoire, une base comme je les aime… Malheureusement, la magie n’a pas opéré. Pas du tout même.



Quatrième de Couverture
Pour ses 27 ans, Cristina, avocate new-yorkaise quelque peu prétentieuse et snob, reçoit deux anneaux : le premier de son fiancé et l'autre, datant du XIIIe siècle, d'un expéditeur anonyme. Elle les accepte sans savoir que le deuxième, doté d'étranges pouvoirs, va la plonger dans le monde occulte des Templiers, sur les traces d'un trésor. En proie à de terribles migraines qui paraissent directement liées à l'histoire des porteurs de l'anneau, Cristina, accompagnée par son cousin son premier amour, commence à Barcelone un parcours qui va la mener le long de la côte méditerranéenne, vers son passé. Et, au-delà du sien, vers celui, tragique, du dernier des Templiers.

Mon avis
On commence l’aventure à New York où notre héroïne, Cristina, Barcelonaise de naissance, vit depuis plusieurs années. Débarquée aux Etats-Unis adolescente en suivant ses parents, elle n’a jamais depuis remis les pieds dans sa terre natale. Evidemment, elle trouve bizarre que sa chère maman catalane ne veuille pas y retourner mais elle se dit « oh, on en parlera une prochaine fois ». Bref, une base bancale selon moi.
On nous bassine dès les premières pages avec les événements tragiques du 11 septembre 2001. Première réaction de ma part : « Aaah je sens que l’auteur nous met ça pour justifier le fait que son héroïne est bien aux USA et qu’il s’y connait sur le sujet. S’il y a un lien avec le reste de l’histoire, c’est que je suis mauvaise langue. » Et malheureusement, j’ai vu juste. On nous inonde du ressenti de l’héroïne sur le sujet pour… rien du tout. Absolument rien (en dehors de la justification d’une partie de jambe en l’air, parce qu’elle le fait le 11 septembre pour s’assurer d’être en vie et à un autre moment où elle croit qu’elle va mourir) (bonne grosse blague).

A partir de là, on comprend bien que Cristina m’a tapé sur le système. Brillante avocate et si… insupportablement bête en amour et dans la vie. Et j’insiste sur l’amour parce que, si au départ, on nous promet une quête passionnante sur le trésor des Templiers, on se retrouve surtout face à une histoire d’amour qui prend toute la place et qui n’a rien d’intéressante… Cristina est insupportable, les gens autours d’elle aussi, aucun personnage ne m’a séduite et, malheureusement, l’histoire n’a en rien rattrapé cela…
A la moitié de l’ouvrage on n’est toujours pas au cœur de l’intrigue, aux trois quarts de l’ouvrage on s’ennuie ferme et on espère que cette pseudo-quête mal construite va s’arrêter… Puis, dans les vingt dernières pages, retournement de situation, trésor, fin, conclusion… On se moque du lecteur en bâclant une histoire plate, sans rythme, sans intérêt. Pourtant, l’auteur avait de bonnes bases, des idées à développer, des faits historiques exploités de façon sympathique mais… Voilà, à vouloir une fausse piste pour finalement déboucher sur la bonne piste à la fin, l’auteur en a oublié que l’intérêt d’un livre n’était pas de surprendre en retournant la situation mais la façon dont la surprise était mise en scène.

Je me suis ennuyée tout au long du bouquin, principalement à cause de l’héroïne, de la répétition de ses sentiments vis-à-vis de la situation vécue, de son amour de jeunesse… Des passages m’ont tout simplement fait lever les yeux au ciel comme lorsqu’elle se dit « gnagnagna c’est quand deux prétendants se battent à mort que l’on sait lequel est le bon ». Parce que, genre, il y a eu deux prétendants sérieux (et on ne compte même pas son fiancé dans le lot). J’en dis trop mais, vraiment, ce livre a été dur à lire. J’ai passé deux très longues semaines sur un texte qui se lit pourtant facilement en théorie.

L’intrigue ne suffit pas à relever le niveau parce qu’elle est mal menée, plate, ennuyeuse… Heureusement, la plume n’a pas été désagréable.

Finalement, le problème de Cristina vient directement de l’auteur : Jorge Molist m’a rappelé que les auteurs masculins capables d’avoir une héroïne crédible étaient rares et… Ce n’est pas son cas. Je ne peux que lui conseiller de se contenter des hommes puisqu’il ne connait rien aux femmes. Un narrateur interne avec une femme stéréotypée vue par un homme… On court forcément à la catastrophe. Merci pour cette vision de la femme : cruche, complètement dépassée dès qu’il s’agit d’histoires de cœur, incapable de se concentrer à cause des beaux gosses autour d’elle et qui la font craquer… Pauvre monde.

Je ne conseillerai ce bouquin à personne. A part peut-être à ceux qui se contentent sans problème d’une histoire moyenne et d’une héroïne médiocre.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge A&M Vide ta PAL.

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