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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Le bordel de mes goûts, de ma vie livresque, toujours en lien avec Accros & Mordus de Lecture.

mardi 4 mars 2014

Le Ballet des Âmes de Céline Guillaume

Tomber sur un livre de sa wishlist à un euro en bouquinerie, c’est toujours une surprise agréable ! Le Ballet des Âmes me faisait envie depuis si longtemps que mon jour de chance était venu !

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Quatrième de Couverture
Voilà une fresque pleine de souffle et d’émotion, en cette aube du XIIIème siècle, celui d’un parcours extraordinaire, celui d’Enora, une simple paysanne orpheline, qui depuis son enfance, porte le poids d’une terrible prophétie.
Comme des enluminures: la pourpre et l’acier des chevaliers, l’envoûtante et mystérieuse Bretagne des Légendes, le ferraillement des tournois et des guerres féodales… suivez ces destins enchevêtrés dont Enora tient les fils.

Mon avis
Depuis que ce livre est sorti, j’entends parler d’une écriture envoûtante, d’une histoire entrainante et d’une lecture inoubliable. Et c’est sûrement à cause de ces éloges que j’ai placé la barre trop haut et que je ressors un peu déçue de cette lecture.

Le Ballet des Âmes nous plonge dans l’histoire d’Enora, jeune orpheline exploitée, qui est dotée d’un destin hors du commun. Une rencontre mystique lui permet de se laisser entrainer par sa destinée et guider par les épreuves qu’elle se doit d’affronter pour accomplir ce que l’on attend d’elle. Trop jeune pour laisser ses questions l’arrêter, elle embrasse ce que la vie met sur sa route et accepte, non sans peine, les souffrances qui vont avec ce qu’elle est. Ce résumé est un peu ce que l’on nous promet au fil des pages, et il n’en est rien. Je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire, à m’approcher des personnages. Je me suis contentée de lire, espérant trouver le détail qui ferait que j’allais enfin plonger dans cette épopée exceptionnelle décrite et pourtant… Il ne s’est rien passé. Une mystérieuse prophétie qui n’aboutit pas, des mystères qui sont découverts bien avant le moment fatidique de la révélation, un contexte sous-développé, des personnages importants qui n’offrent finalement rien… C’est une déception. J’aime les histoires qui prennent leurs racines durant le Moyen-Âge et là, je n’ai eu aucun développement. Je suis friande de littérature celtique et j’attends toujours que l’on me donne ce qui fait que ce livre est classé dans la collection vagues celtiques. Je suis toujours attirée par les ouvrages qui aiment à écraser les dogmes imposés par le Vatican et j’ai été appâtée pour finalement rester sur ma faim. J’en attendais beaucoup à cause des bonnes chroniques que j’avais lues mais pas seulement : les premiers chapitres annoncent de grandes choses eux aussi mais il ne se passe rien.

Le vrai problème que j’ai eu avec ce livre est cette impression de rapidité. Des tas d’éléments sont laissés de côté, minimisés, ou considérés comme acquis sans réel approfondissement. Le développement de l’intrigue est bien trop superficiel et ne m’a à aucun moment permis d’accrocher à cette histoire qui avait pourtant tout pour me séduire. Les personnages ne sont pas creusés. Ils ont un rôle et s’en tiennent à ce rôle sans réelles explications, sans ces clés qui m’auraient permis d’y croire. Enora elle-même ne m’a pas intéressée une seconde : on ne sait pas qui elle est et pourtant, le livre est écrit selon son point de vue. Il est impossible pour moi de connaître un personnage si je n’ai accès qu’à ses réflexions concernant uniquement une histoire de prophétie. J’aurais eu besoin de savoir ce qu’il se passait dans sa tête lors de situations communes, lors de moment de joie, d’ennui, de légèreté. Cette façon d’aborder une histoire n’est pas une méthode qui me convient et j’en suis désolée parce que c’est une histoire où j’aurais réellement aimé pouvoir me perdre.

Au-delà du fond, la forme est exquise, ce qui a fait évidemment croitre ma frustration. La plume de Céline Guillaume est magique : ses mots sonnent justes, ses phrases sont d’une beauté surprenante. J’ai pris du plaisir à lire ses mots, à m’imprégner de son style, à déguster les images qu’elle accepte de partager avec ses lecteurs. Malheureusement, cela n’a pas été suffisant pour me permettre d’apprécier le fond. C’est cependant ce style qui me poussera à ne pas m’arrêter là. Je choisirai sûrement précautionneusement le prochain livre que je lirai de l’auteur pour ne pas me retrouver une nouvelle fois dans cette situation parce que j’en suis certaine, Céline Guillaume a bien plus à offrir que ce qu’elle a fait avec Le Ballet des Âmes. Son intrigue prouve qu’elle a des idées à développer et armée de cette plume enchanteresse, elle ne peut que réussir à me surprendre plus tard.

Certains aimeront sûrement cette histoire floue, ce monde à peine effleuré comme d’autres l’ont déjà aimé mais j’ai besoin de plus. Et j’espère que je trouverai ce petit plus dans d’autres de ses publications.

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